Des portraits, personnels et vrais :)

En octobre, je vous annonçais  : 2019, une année différente !

Il m’a fallu un peu de temps pour me remettre en selle, j’ai pris le temps de ne pas prendre de photos, de prendre des photos de nature mortes, de paysages, de villes, pour enfin me remettre au portrait début mars !

J’avais envie de faire simple :

  • Appareil + 1 objectif 35mm (parfois la facilité du 56mm 1.2 mais vraiment pas la priorité)
  • Pas de flash = profiter de la lumière des lieux
  • Pas de réflecteur = lire la lumière et faire avec ce qui est disponible.

« Je vais juste me consacrer à photographier d’autres moments , plus personnels , des proches , des instants quotidiens , des amis , des lumières. »

Mon souhait était de découvrir des gens, de sentir ce que je vois de leur personne et de saisir cela en image ! Parfois des têtes connues, parfois des inconnus. L’exercice est évidemment différent selon le degré de connaissance mais je voulais ce type d’images.

Tout a repris avec Lucile, quelque images en centre ville, en ce concentrant sur la personne, ses yeux, sa douceur.

Ensuite, c’est avec Aude que j’ai décidé de réaliser quelques images. Je sens un reflexe de « sourire de communiant ». Ce sourire que l’on a sur toutes les photos depuis l’enfance, et qui ne m’intéresse que très peu. Je réussi à l’emmener sur deux autres terrains :

Le sourire les yeux fermés (by the way j’adooore ce genre de photo):

Petit tip pour mes amis photographes : ces images se cachent entre les prises. Choisissez un modèle au visage expressif, chez qui les expressions varient assez franchement et rapidement. Préparez-vous à balancer une rafale, attendez la fin d’un pose, dites une connerie et appuyez sans arrêt : un brin de chance et l’image y sera ! 

Un coté pétillant et un sourire direct

Ensuite, c’est avec Gloria que j’ai pu reprendre quelques images plutôt dans un style « intérieur/lingerie ». J’ai retrouvé le plaisir de jouer avec les reflets et toute la difficulté de ce genre d’images. (que vous découvrirez sur https://www.instagram.com/ladouceurdunmatin/  Go Follow :)) )

Puis vient le temps de la pause, de quelques jours à Londres qui méritent un article à eux-seuls et le portrait à l’arrachée de mon amie Maylis :

https://www.instagram.com/p/BwUz-pEngX9/?utm_source=ig_web_button_share_sheet

Eve était en secondaire dans la même école que la mienne, et on a fait des images ensemble il y a quelques temps. J’avais déjà été surpris par sa capacité à se déconnecter de l’objectif, à vivre sa vie malgré la présence de l’appareil dans la pièce et par sa générosité dans l’échange. Elle donne vraiment beaucoup d’elle-même dans le shoot, le choix des lieux, des prises de vue. J’ai donc senti une suite logique avec ce que j’étais en train de reconstruire quand on a reparlé de faire des images.

Retrouvailles avec la lumière du soir près de la colonne du Congrès (amis photographes, ici aussi je vole ce sourire vrai en disant une connerie).

Le Mont des Arts fait partie de la visite. Cela me paraissait tellement normal d’aller faire des photos là bas, j’adore la vue, le lieu et cela collait bien au sujet, qui vit actuellement sa vie à Bruxelles.

Ces images ont aussi été l’occasion de faire du portrait en intérieur, tout en simplicité et toujours avec aussi peu de matériel.

De ces quelques portraits, je retire l’envie de continuer à créer de nouvelles images authentiques, connectées avec mes sujets. Là où l’an dernier m’a pris beaucoup d’énergie, je sors plein d’énergie de ces échanges, de ces moments à rechercher la manière dont je perçois l’autre, qui me confie son image pour quelques moments, hors du temps.

Pour la suite, j’ai la chance de refaire des images cet été avec Sarah, qui avait posé dans les rues de Mons avant de partir pour le Canada et je suis toujours ouvert à de nouveaux projets, qui me feront avancer dans cette ré-appropriation de mes images 🙂

https://www.instagram.com/p/Bwyn6pDl5td/?utm_source=ig_web_button_share_sheet

 

EDIT 

Si vous désirez poser pour d’autres photographes (talentueux à mort, on parle de David Taquin & Thomas Bouquet) et moi-même, filez poser votre candidature .

Le Fujifilm XF-10

Une fois n’est pas coutume (ou deviendra coutume), mon feedback cette fois-ce se passe sur ma chaîne YouTube !

Vous y trouverez mon avis sur le Fujifilm XF-10, après une semaine de tests. Pas un test technique ou approfondi, mais un ressenti personnel sur la bête en une bonne dizaine de minutes.

Le lien pour le trouver sur Amazon : ICI

Le lien pour le trouver chez Photo Galerie : https://www.photogalerie.com/appareils-photo/compact-numerique/compact-fuji/serie-x/fujifilm-finepix-xf10-black 

Quelques exemples de photos prises avec le Fujifilm XF-10 :

[Mariage] – Le beau mariage d’Elise & Jérémy et de l’importance d’avoir un second shooter !

Je connais Jérémy depuis 2013 pour avoir travaillé avec lui au sein de la même équipe dans la société EASI, basée à Nivelles. Lorsqu’il m’a annoncé son mariage, j’ai été impatient de pouvoir réaliser les photos de celui-ci. Travaillant dans le graphisme et photographe à ses heures perdues, j’étais persuadé que j’allais pouvoir m’exprimer entièrement lors de ce mariage.

Je prendrais sans doute le temps un jour de vous parler en détails du matériel qui m’accompagne lors d’un mariage mais à ce stade :

Je vous présente ici une courte sélection des images remises à mes amis, je me tiens à votre disposition pour vous partager davantage d’images, à la demande.

Tout à commencé de bonne heure dans le Brabant Wallon avec une robe suspendue devant une fenêtre

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Mes fabuleux clients nous avaient préparé un lunch à emporter dans la voiture ! Charmante attention !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Ensuite, séance maquillage avec une maquilleuse pro, qui avait amené son miroir avec lampe, sujet éclairé au top !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

J’adore observer les mains lors des journées de mariage, elles sont assez révélatrices du ressenti des deux amoureux, et ce à tout moment. Utile pour une image ou l’autre, mais aussi simplement pour capter encore d’avantage l’état d’esprit dans lequel sont mes sujets.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Ensuite, on a filé chez Jérémy, pour quelques photos de ses préparatifs (je vous passe la photo de son boxer à macarons colorés, cela reste dans sa sphère intime), et vous partage une petite photo de famille toute classique, dans cette pièce pleine de lumière.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Ensuite, direction le Chateau de la Hulpe pour quelques photos du couple et des familles. Elise attend son prince dans l’allée.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Comme vous le voyez sur la prochaine photo, le temps n’était pas au beau fixe (pluie fine) mais nous avons pu réaliser ces images sereinement, entre-autre grâce aux parapluies prévus en masse !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Je vous ai déjà parlé de ce que j’aimais saisir comme moment et l’importance que j’accorde à des images authentiques et vécues, jusque pendant la séance de couple et c’est encore ce que j’ai recherché cette fois, en saisissant par exemple ce sourire :

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Ou ce moment câlin quand je leur demande de regarder vers l’étang pour jouer avec les couleurs déjà automnales en ce début octobre.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Parfois, quelques images plus classiques pour la postérité.

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Ensuite, direction l’église, qui ressemblait à tout sauf à une église classique telle que l’on pourrait la connaître dans ces petits villages. Les mariés ont une position centrale, face au célébrant et l’assistance prend place tout autour d’eux, dans une ambiance très lumineuse !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Dès l’arrivée dans l’église, je sens que l’émotion va être présente. et je ne me trompe pas, dès l’entrée d’Elise, je suis servi et cela continuera à dose constante jusqu’à la fin de la célébration.

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« Vous pouvez embrasser la mariée… »

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Comme d’habitude, je reste attentifs aux regards, juste après les baisers, qui sont parfois tendres, parfois protecteurs, mais très souvent plein de sentiments !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

A la fin de la célébration, beaucoup de photographes que j’ai pu observer au travail quittent l’église en premier afin d’avoir une bonne place pour la sortie des mariés. Je dis STOP ! Vous aurez de toute facon une bonne place, si vous sortez juste avant le couple et que vous reculez dans les gens, qui s’écarteront avec bienveillance. Si vous y allez trop tôt, vous risquez :

  • de rater ces moments assez intenses au coeur de l’église
  • que quelqu’un vous passe devant à la sortie des mariés puisqu’il aura déjà oublié votre présence.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

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Comme annoncé, je sors juste avant les mariés, en reculant et hop hop hop c’est dans la boîte.

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Ensuite, nous nous rendons à la salle pour les photos de groupes. Classiques.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Et moins classiques.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

La déco de la salle est soignée, avec entre-autre des impressions type Polaroïd qui attirent mon oeil de passionné.

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Les discours toujours suivis de belles embrassades.

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Le gâteau pendant lequel j’utilise systématiquement la lumière des feux de Bengale pour éclairer mes sujets.

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Pour suivre, quelques diaporama sur la jeunesse de nos amoureux.

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Le moment également de replonger sur les mains pour un détail, avec alliance.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

L’ouveture du Bal, c’est à ce moment que j’aime varier les lumières en utilisant :

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

En mariage qui se respecte, je suis parti peu après « Les sardines » de Patrick Sébastien !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

En complément de la journée, Jean-Michel Renoirt m’a accompagné afin que je puisse lui partager encore davantage ma manière de travailler et de lui permettre de s’exercer à ce qui constituera une petite surprise pour Elise et Jérémy, à retrouver en fin d’article !

Disposer d’un second shooter m’a permis de voir apparaître quelques images bien complémentaires des miennes, que ce soit par le cadrage différent lors de moments clés ;

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Le focus et angle différent

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Des images très « moment volé’

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un focus sur les mains avec une chair de poule d’émotion, qui complète encore davantage à merveille la série. 
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Un autre angle sur un moment sympa :

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Et enfin, une série d’image argentiques en noir et blanc que Jean-Michel a développée lui même dans son labo personnel, et dont il a fait cadeau aux mariés !

photoiphone

Merci à mes mariés pour leur confiance et à Jean-Michel pour la compagnie et toute l’attention prêtée à mes conseils !

J’ai été très heureux de pouvoir réaliser ce reportage et de pouvoir partager ma photographie avec un second shooter, et avec vous aujourd’hui au travers de cet article !

Le mariage de mes amis

 

 

Le mariage de mes amis est toujours un moment délicat pour moi. Accepter de réaliser leurs photos est une responsabilité énorme (que j’accepte d’assumer) mais certains d’entre-eux ne veulent pas me voir travailler toute la journée de leur mariage, mais bien la partager avec eux, comme un simple invité.

En tant qu’invité, le mariage d’un proche reste un moment particulier, que je souhaite immortaliser à ma manière également, et je vais vous expliquer comment. J’ai utilisé deux mariages différents pour illustrer cet article.

Dans le sac

  • un boitier ( Le Fujifilm X-T10 est parfait pour ce genre d’utilisation, compact et qualité d’image irréprochable).
  • 35 mm 1.4 (Optique polyvalente, à grande ouverture).
  • Eventuellement une seconde optique, si j’ai en tête de faire qqch de particulier comme image (grand angle ou 56mm 1.2)

Mes rapports avec le photographe officiel

De part l’approche différente que j’ai des mariages de mes amis, je n’ai pas besoin d’être au coeur de l’action lors des moments phares. Je laisse cette place à l’officiel. Mon souhait est justement de varier les angles, de prendre plus de risque pour avoir une image différente des images classiques. Ca se passe donc souvent très bien le jour du mariage à leur côté. D’ailleurs je réalise mes images sans éclairage d’appoint, histoire de ne pas influencer leurs choix de lumière.
Ceux qui me connaissent savent que la concurrence me stimule, me donne envie de me dépasser et de faire des images au moins aussi belles que celles de l’officiel. Cette pression positive va m’aider à pousser ma créativité pour avoir une belle série d’images à offrir à mes amis.

Le jour J 

Je vais me mêler à l’assistance la plupart du temps , pour avoir mon regard d’invité sur le mariage, et pas forcément celui de photographe. Tout mon matériel rentre dans ma besace en cuir noir, qui me permet de rester un invité plus ou moins normal 🙂
N’ayant pas la pression du résultat, aucune obligation de remettre un reportage complet, je vais uniquement chasser les moments que je souhaite capter, comme par exemple ce regard :

Santarelli (9 sur 106)

C’est aussi l’occasion de prendre des angles que je prends difficilement quand j’ai la responsabilité du reportage. Sur cette image par exemple, j’ai choisi de me placer derrière Aurélie, en laissant le coté ouvert devant elle, pour illustrer son déplacement vers son futur mari. Lors d’un reportage dont j’ai la responsabilité, c’est difficile de prendre cette image, puisque j’ai la préférence pour le moment qui suivra (échange entre le papa et sa fille, puis avec son futur beau-fils), avec une courte focale.

Santarelli (27 sur 106)

Moment que j’ai pu saisir du centre de l’allée centrale de l’église.
Santarelli (29 sur 106)

L’allée centrale est un bon point de vue, depuis lequel on gène rarement le photographe officiel, puisqu’il est très rarement juste en face de moi. C’est aussi un angle de vue qui permet de contextualiser avec le choeur à l’arrière-plan et les invités de chaque côté.

Santarelli (39 sur 106)

A la sortie, je les les places de choix aux photographes et caméraman, et me concentre sur le moment à saisir.

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Un petit cliché classique de temps en temps, pour ne pas perdre la main ;-))

Santarelli (0060 sur 0093)

Pendant les discours, j’ai un avantage de taille sur les officiels : je connais les deux protagonistes et sens donc beaucoup plus facilement qu’à l’habitude quand l’émotion va arriver.

Santarelli (0065 sur 0093)

Pendant la soirée, je travaille sans flash, cela permet souvent d’avoir des images différentes des autres, qui rendent bien la douceur du moment. En effet il y a le risque que l’image soit floue si la lumière est trop faible, mais c’est un risque à prendre.

Santarelli (80 sur 106)
Pour moi, le mariage de mes amis, c’est aussi essayer de nouvelles choses, comme ici le fait de réaliser une dizaine de photos du mariage en Instax, en marge du Photo Booth que j’ai réalisé pour eux,  afin qu’ils puissent en profiter dès le lendemain matin.

Santarelli (0073 sur 0093)

Le mariage de mes amis, c’est un bon moment à partager avec eux, en oubliant de faire des photos de certains moments, qui ne seront que des souvenirs dans nos esprits parfois embrumés en fin de soirée (ça aussi c’est une différence avec les reportages officiels 😉 ).
C’est être sur les photos de groupe, et ne pas devoir attendre que l’on aille chercher Tata Lizette qui est partie aux toilettes quand on devait faire la séance des photos de famille.
Enfin, le mariage de mes amis, c’est leur offrir quelques images de leur mariage, comme je les ai vues et vécues ce jour là, pour qu’il puissent compléter leurs souvenirs.

Portraits de nuit avec la blogueuse Yumi à Mons !

Ce jeudi-là, journée fatigante au boulot, envie de me changer les idées. Je rentre à la maison, prêt à m’affaler dans le fauteuil et j’ai soudain une envie plus photographique que glandouillarde, sortons faire quelques portraits de nuit !
Cet article sera à moitié 3615 mavie et comportera également quelques explications sur le déroulement de ma séance, qui plaisent à mes amis photographes. Axé sur le partage, cet article comportera les lieux en commentaire des photos.

Je passe une annonce sur le groupe Facebook IShootforfree.be et Yumi me contacte directement ! Yumi est blogueuse et publie régulièrement sur : http://www.theyumiblog.com , elle a également récemment répondu à une interview pour le Flair ! Bref, on s’accorde en quelques minutes et il me reste à préparer du matériel.

S’agissant d’une séance improvisée, dans Mons, juste après la pluie, je n’ai pas envie de m’encombrer de kilos de matériel mais bien de partir léger !

  • Fujifilm X-T10
  • 35mm 1.4
  • Lampe Led
  • Flash Yungnuo et déclencheur

Le matériel du jour

Le tout rentre dans ma besace en cuir, c’est donc parfait !

Je pars une quinzaine de minutes à l’avance pour repérer quelques spots (la pluie menace, s’il pleut il faudra être efficace, pas le temps de traîner à trouver des endroits sympas).

De nuit, je shoote systématiquement en Noir et Blanc sur le boitier, quitte à revenir à la couleur ensuite lors du post-traitement mais il est beaucoup plus facile d’exploiter des lumières de températures différentes en restant sur un aperçu en Noir et Blanc. Le viseur électronique du Fuji facilite également la prise de vue dans ces conditions.

On s’est donné rdv devant Ste Waudru, en plein centre ville, j’ai repéré ces lampes qui dessinent une ligne de fuite, je décide de commencer par là. Pour la lumière, contrairement à mon habitude, j’utilise d’entrée un flash , ciblé sur le visage afin de déboucher les ombres créées par les lampes qui viennent du sol (la lumière qui vient du bas est rarement flatteuse). Le flash est tenu par mon bras gauche, tendu, afin d’être aussi perpendiculaire que possible par rapport au visage de la modèle.

Je sais que sur cette première image, les cheveux se mêlent au fond et que les bonnes pratiques enseignent de mettre une lampe à l’arrière pour détourer le contour de la tête mais j’aimais bien le fait que le visage se retrouve isolé sur l’image.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Ste Waudru de Mons

Yumi est très expressive, joue facilement avec les expressions de son visage, ce qui permet de ne pas devoir guider la modèle mais juste de faire en sorte qu’elle se sente à l’aise et éventuellement de lui indiquer vers quelles émotions aller.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Ste Waudru

Ensuite, on remonte vers le centre ville, en s’arrêtant à la Cour du Bailly où j’ai repéré une lampe à la température chaude, que je souhaite confronter à ma lampe Led (température froide) pour aller chercher une image très chaude lors du post-traitement. J’insiste pour que Yumi se décolle du mur, afin de pouvoir, à pleine ouverture, décoller sur visage de ce vieux mur, qui apparaîtra flou sur l’image.
Lors de la prise de vue, j’obtiens cette image, qui me plait déjà beaucoup.

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Cour du Bailly

Le post-traitement visé me permet d’obtenir l’image qui suit (parce que oui le post-traitement fait partie du travail photographique et non il ne sert pas uniquement à compenser les erreurs faites à la prise de vue, comme certains le pensent sans doute encore 😉 )

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Cour du Bailly

Ensuite, je lui demande de s’assoir et je profite du fait que l’endroit donne le sentiment d’être dans un endroit clos pour lui demander de mettre en valeur ses tatouages.

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Cour du Bailly

Ensuite, direction la rue du 11 novembre pour quelques images devant un mur clair sur lequel la lumière vient se réfléchir.

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Rue du 11 novembre

On termine à la rue à degrés (que j’apprécie de jour comme de nuit) pour quelques dernières images laissant apparaître ses tatouages.

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Rue à degrés
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Rue à degré

Et une dernière image, à contre-jour, type de lumière que j’affectionne particulièrement !

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Rue de la Poterie

Après ces images, les soucis de la journée au bureau étaient bien loin de moi, et j’étais empli de satisfaction. On a prévu de refaire une séance avec Yumi, dans de meilleures conditions (en attendant, profitez-en pour aller flâner sur son blog !).
Au travers de cette séance, j’ai pu m’aérer l’esprit mais également illustrer le fait que l’on peut réaliser de chouettes images, dans des conditions météo moyennes, et avec un minimum de matériel avec soi !

Tu as apprécié cet article ? Dis-le moi en commentaire ou le partageant !
Tu as un blog et souhaite collaborer ? Envoie moi un petit msg sur fb, ou un e-mail ! 
Tu n’es pas d’accord avec ce que je raconte ? Dis-le moi ! 
Tu es photographe et souhaite rejoindre www.ishootforfree.be ? Contacte moi ! 

After-Wedding Session Alison & Kevin

 

 

 

 

Dimanche 04 octobre, Alison et Kevin m’ont donné rendez-vous dans un petit bois, en plein milieu des Ardennes belges.
Vous retrouverez sans doute quelques similitudes avec des photos de leur session d’engagement ou de leur mariage, c’était évidemment recherché 🙂

Niveau matériel, tout à été fait à 35 ou 56 mm, avec le duo  Fujifilm X-T10 et X-T1.

Place aux images :

 

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

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Voilà qui cloture ma collaboration avec Alison et Kevin pour les photos autour de leur mariage. Ca a été un plaisir de travailler avec eux, depuis les premières photos au centre de Bruxelles, à cette dernière image en Ardennes. Merci à eux pour leur confiance.

Saisir l’instant

Bonjour à tous !

La période en cours est fort chargée en mariages et reportages en tous genre mais je prends le temps de partager quelques mots avec vous, parce que j’ai eu cette discussion la semaine passée à un mariage auquel j’étais invité.

Un ami m’a demandé, « Seb, quand tu photographies un mariage, qu’est-ce que tu recherches comme image ? Qu’est ce qui va te différencier ?  »

Je lui ai répondu sur le moment mais je me suis dit que c’était une bonne occasion pour écrire un blogpost avec quelques images qui reflètent bien ce que j’ai recherché sur un reportage.

En fait, je cherche les émotions, les regards, les instants éphémères. L’idée est de prendre une photo qui sera différentes de la situation juste avant et juste après, et parfois, différentes de ce que les autres vont viser comme résultat.

Place aux images

  • L’instant d’après

Je trouve les photos de bisous intéressantes, classiques, illustratives d’un mariage mais je trouve les photos de l’instant d’après encore plus magiques ! Un geste de tendresse, un sourire, c’est à saisir !

Santarelli (0068 sur 0642)

  • La pose lente

C’est risqué et jamais garanti, mais dans ce moment ou tout allait très vite, mettre une vitesse à 1/15 et appuyer, c’est peut-être s’offrir une image qui rendra la précipitation du moment.

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  • Le détail

Ceux qui connaissent mon travail savent que je remarque plein de petits détails tout au long de la journée, j’aime m’en servir et mettre le sujet principal en flou à l’arrière plan.

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  • Le reflet

A la limite de l’obsession, je cherche toujours à jouer avec les miroirs, les reflets dans les flaques d’eau, dans les vitres, etc. Ici, ça m’a permis de les laisser dans leur bulle, sans qu’ils ne ressentent de trop ma présence, et de les laisser vivre leur moment.

Santarelli (0159 sur 0642)

  • Portrait

Dans mes débuts en photographie de mariage, la séance de portrait n’était pas un très bon moment. C’est un exercice différent de tout le reste de la journée. De saisir les souvenirs de manière discrète, je passe au rôle de metteur en scène d’une situation complètement artificielle. Ca ne me plaisait pas. Avec le temps, j’ai appris à « voir » les décors, à choisir les endroits avec plus d’esthétisme et à laisser mes amoureux à deux, je les laisse se parler, se sourire, communiquer.  C’est important pour moi de ne pas les laisser se figer trop longtemps. Maintenant, la séance de portrait est à chaque fois un nouveau défi. Dans le cas ci-dessous, je suis allé sur place un mois avant le mariage d’Alison et Kevin et quand j’ai vu cet arbre, l’arrière-plan qui se détachait à l’arrière, j’ai tout de suite su que c’est là que j’allais prendre mon premier portrait de la séance.

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  • Me laisser guider par le couple

Alison a préparé son mariage avec énormément d’investissement et d’attention. Elle souhaitait absolument avoir une image dans cette pose (captée sur Pinterest, super source d’inspiration by the way). J’ai choisi de faire cette image au niveau de la grille, afin de lui offrir un cadre et de garder le manoir à l’arrière-plan.

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  • Les chaussures

Très souvent, la mariée choisit ses chaussures en accord avec le thème de la journée ou bien en s’imaginant que personne ne les verra avant la soirée. J’aime attendre que l’occasion se présente et les inclure dans un portrait, ici pendant la cérémonie.

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  • Portrait pendant la cérémonie

Avoir deux poupées en cire sans émotion face à un curé sans émotion ne m’intéresse pas. N’importe qui dans l’assemblée pourra s’offrir une image de ce couple attentif mais intériorisant ce qu’il se passe. Ce que je vais chercher c’est un sourire, un regard, un échange de regard et déclencher à ces instants là. Cela m’apporte un brin de vie supplémentaire dans les images.

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  • Représenter

Quand je réalise un reportage, je cherche un permanence des images un peu décalée, plus symboliques que réalistes. Les mains symbolisent pour moi l’union entre ces deux personnes alors peu importe ensuite que les visages ne soient pas tournés ou que le reste de la photo ne suive pas, mon regard est figé sur le lien.

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  • Echange des consentements

Pendant l’échange des consentements, on a tendance à photographier celui qui s’exprime. Avec le temps, j’ai pu voir que ce qui amenait des images avec le plus de ressenti, c’est de photographier la personne qui le reçoit. Elle est en train de recevoir de très beaux mots de l’être aimé et de plus, comme elle ne parle pas, pas de micro et pas de mouvements de la bouche qui seraient disgracieux pour l’image !

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  • Un rien de chance

Je l’ai assez répété dans d’autres articles, les appareils Fuji que j’utilise ont plein de qualités mais sont en dessous de la concurrence en terme d’autofocus. Un appareil Canon/Nikon aurait accroché sans souci sur le couple et nous aurait offert une image aux détails précis.

En triant mes images, j’ai tout de suite gardé celle-ci, pour me rendre compte ensuite qu’en fait, techniquement, la mise au point n’était pas au « bon endroit ». Le sujet n’est pas totalement net mais… à cet instant précis , n’est-ce pas une bonne chose de leur laisser le moment pour eux ? De se dire que mon regard les a laissé à deux, avec un rien de distance, qui a amené le flou sur l’image ? Pensez-en ce que vous souhaitez mais cette image m’a plu, et je l’ai gardée 🙂

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  • La rafale

Je travaille de plus en plus en mode « sniper » comme le conseille Zack Arias. Attendre et saisir LA photo que l’on veut capter. C’est vrai que ça pousse à travailler son image. Pour certains moments d’action, je continue à utiliser la rafale afin de pouvoir saisir l’instant ou le regard exprimera beaucoup de chose, en même temps que l’action se passe.

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  • Ne pas hésiter

J’étais en train de réaliser ce portait d’Alison à pleine ouverture (= zone nette très faible et flou dans le fond, pour les moins photographes d’entre-nous). Je vois ses paupières initier un mouvement vers le bas et clic ! Je n’hésite pas une seconde, qui aurait été de trop.

J’ai la même image avec les yeux ouvert, 2 secondes plus tard mais celle-ci est plus forte pour moi, véhicule beaucoup plus de choses.

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  • Le lieu

Je sais que le choix du lieu est important pour le couple, je vais chercher à le mettre en valeur dans mes images, afin d’avoir des images pour cadrer la journée, quand on réalisera un album.

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  • Mes informateurs

Les enfants sont vrais, hésitent beaucoup moins que les adultes. Quand j’ai vu ce petit garçon regarder au travers de la vitre, j’ai apprécié la scène mais me suis dit qu’il regardait sans doute quelque chose d’intéressant.

 

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  • L’instant volé

Ce petit garçon m’a offert ce point de vue, un instant volé au couple, plein de vérité, un des rares moments pendant lequel ils ont pu se retrouver à deux au sein de cette journée.

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  • Les projections

Pendant les projections de diaporama sur la jeunesse des deux amoureux, je vais évidemment viser le couple mais également trouver les parents, frères et soeurs pour saisir leurs émotions quand les souvenirs sont évoqués.

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Voilà, je pense avoir pu résumer au travers de ces images, ce que je cherche comme images quand je photographie un mariage. N’hésitez pas à échanger avec moi suite à cet article, si vous cherchez d’autres images ou si vous souhaitez que l’on parle du reportage photo de votre futur mariage !

Les portraits d’Alison et Kevin

C’est à l’Orangerie de Beauval que j’ai eu la l’honneur de pouvoir réaliser les portraits de mariage d’Alison et Kevin.

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Orangerie de Beauval

Je ne blogue plus beaucoup en ce moment, par manque de temps mais ce soir, je prends le clavier pour partager ces images avec vous, parce que j’ai adoré ce mariage et la confiance dont ce jeune couple a fait preuve envers moi. C’est simple : j’ai eu carte blanche du début à la fin.

Vous les aviez déjà découvert à Bruxelles, il y a quelques semaines, pour leur séance d’engagement, c’est la suite de leur aventure 🙂

Ils avaient une voiture américaine comme véhicule pour cette magnifique journée, nous en avons d’abord profité :

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Ensuite, nous nous sommes un peu éloignés, quelques semaine plus tôt, j’avais repéré un endroit avec un fort dénivelé pour l’arrière-plan et un arbre pour encadrer mes images, j’ai directement emmené les deux amoureux vers cet endroit, leur ai d’abord demandé de poser…

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Et les ai ensuite laissé profiter de leur moment, première fois de la journée qu’ils se retrouvent à deux, c’est toujours un moment un peu magique, ou je me fais oublier facilement. Santarelli (0164 sur 0642)

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J’enchaîne avec quelques portraits serrés, pour capter la tendresse du moment. Santarelli (0167 sur 0642) Santarelli (0168 sur 0642) Santarelli (0171 sur 0642) Santarelli (0175 sur 0642) Santarelli (0177 sur 0642) Santarelli (0178 sur 0642)En résumé, une très chouette séance que je voulais partager avec vous !