Interview modèles

Bonjour à tous !

Leïla à Bruxelles
Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j’en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )

Depuis quelques temps, je me suis intéressé à différents photographes autour de moi, en essayant de comprendre comment ils abordaient la photographie, vous pourrez facilement retrouver ces interviews sur mon blogs.

Je suis aussi passé plusieurs fois de l’autre côté de l’appareil en posant pour Didier Toussaint, Jean-Michel de JMR Photos, Santina de Freebird Studio ou Mélanie Jouret mais je voulais vraiment comprendre le resssenti, le vécu et les attentes des modèles. J’ai donc décidé de lancer une série d’interview, vers quelques modèles avec qui j’ai quelques contacts, en leur posant systématiquement les mêmes questions.

Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j'en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )
Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j’en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )

Nous commençons dès aujourd’hui avec Juliane Grandjean et je continuerai à vous les partager au rythme d’une par semaine, jusqu’à épuisement :-)))

Bonne lecture !

Interview de Carole Coulon

Bonjour à tous ! 

De retour tout début 2017 avec un article que j’ai en stock depuis quelques semaines déjà (honte sur moi Carole, lis ceci comme mes plus plates excuses :-))) ) . 

Le travail de Carole m’a interpelé, je la suis depuis quelques temps sur les réseaux sociaux et j’adore ce qu’elle fait : à l’opposé de mon travail, avec les mêmes outils (Fuji). 

Je trouve ses images pleines de douceur et de sensibilité ! Je vous laisse découvrir la personne et ces images au travers de ces quelques mots : 

 

  • Qui est Carole ? Peux tu te présenter en quelques mots/lignes ? 

J’ai 39 ans et suis introvertie et romantique, à la fois rêveuse et pragmatique. J’adore les chats, la lecture, le bon vin, la cuisine italienne, les parfums, traîner en pyjama toute la journée, faire des achats en ligne et surtout…. rire. J’aime d’ailleurs beaucoup plaisanter durant une séance photo 

Je travaille full time comme responsable d’équipe dans un secrétariat social où j’accompagne chaque collaborateur dans la découverte de leurs talents tout en les amenant à grandir au sein de l’entreprise. Je crois fortement aux potentiels et à l’intérêt d’une vie épanouie, même dans son milieu professionnel. Le respect, la confiance et l’écoute sont mes moteurs.

La photographie remplit le reste de mon temps. J’ai peu de temps « pour moi » et je suis en mode « travail » 24/7  ; ce qui nécessite une bonne organisation.

  • Quel est ton chemin en photographie ? Comment as tu commencé ? Ou en es tu ? 

Un voyage (l’Ecosse) m’a poussée à « apprendre » le fonctionnement d’un appareil photo. La lumière et ses variations – que j’ai découvertes lors de ce voyage – m’ont permis d’appréhender différemment ce qui m’entoure. J’ai découvert le plaisir du « clic » et la satisfaction de figer un  « moment » pour toujours. Je suis autodidacte et j’aime découvrir par moi-même (je suis du style à appuyer sur tous les boutons pour voir « ce que cela fait » au lieu de lire un mode d’emploi; ce qui a le don d’exaspérer mon compagnon). J’ai suivi quelques ateliers pour découvrir de nouveaux univers, rencontrer des personnes talentueuses et/ou passionnées. Petit à petit, le portrait s’est imposé comme une évidence et reste au centre de mon intérêt. J’ai décidé de passer le cap et de prendre le statut d’indépendant complémentaire depuis 4 ans.

Aujourd’hui je continue à affiner mon style, ma « signature » et affirmer qui je suis, comme photographe .  J’ai toujours l’envie de découvrir ou tester des domaines pour « sortir de ma zone de confort ». Mes clientes me font découvrir « leur monde intérieur » lors de la préparation de la séance et je me donne donc le challenge de les suivre tout en restant moi-même dans le rendu des images. Cependant, je n’hésite pas à recommander d’autres photographes si je trouve que la demande ne concorde pas avec mon approche/mes affinités et que je ne pourrai pas offrir un service à la hauteur des attentes des clientes.

  • Vousetesunique.be : tu nous expliques le concept qui se cache derrière ce site web ?

« Vous êtes unique » a été lancé en 2016. Je souhaite aider la femme à renouer avec son image et ses rêves. Pour « Vous êtes unique », je souhaitais un logo représentatif de la femme libre et prête à une métamorphose… quoi de plus éloquent qu’un papillon qui s’envole?  Le papillon est le symbole du changement et de la renaissance. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien.

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Vous êtes unique est en adéquation avec ma « mission » qui est d’inspirer et guider chaque femme afin qu’elle se connaisse, s’aime et se recentre sur ses valeurs et forces pour trouver équilibre, authenticité et harmonie dans chaque domaine de vie.

Déterminer ma mission a vraiment été primordial car cela m’a permis de faire des choix en adéquation/en parfait alignement avec qui je suis, comme femme et photographe.

Le projet « vous êtes unique » s’étend  donc bien au-delà de la photographie et je travaille encore aujourd’hui à offrir d’autres formes d’aide à la femme (je suis actuellement une formation d’accompagnement). J’annoncerai les changements au fur-et-à-mesure sur ma page Facebook.

  • Quelles sont les 3 photos dont tu es la plus fière, tu nous expliques pourquoi ? 

Voià une question assez déchirante : celle du choix.

Je suis avant tout attachée au noir et blanc. Je te présenterais donc les 3 images qui sont en couverture sur ma page FB… mais il y en a d’autres.

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Modèles : Lila  et Eloise CH

J’aime photographier la sensibilité et l’émotion de l’humain; j’espère capturer fragilité, beauté et authenticité. Même si la séance est « posée », il se passe toujours un moment où un regard, un geste, une position du corps vous touche l’âme.

Avec mes clientes, le travail de mise en confiance et d’abandon est important… c’est seulement quand ce cadre est posé que j’arrive à capter des regards vrais et sincères.

  • Si tu dois te présenter en 3 photos, quelles sont elles ? Tu peux nous donner un petit mot explicatifs sur chacune ? 

La toute dernière photo que j’ai prise de moi dans un miroir, une photo très naturelle et sans artifice, prise dans un délire personnel mais qui reflète qui je suis… pleine d’autodérision.

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La deuxième image est un selfie pris avec mon chat, Enjoy… j’ai grandi avec des compagnons félins et j’ai toujours eu besoin de leur présence rassurante et réconfortante.  J’aime le caractère indépendant et câlin du chat. De plus chacun de mes chats avait un caractère bien affirmé et « à mon image » 

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La dernière image qui me représente est la couverture du roman/conte philosophique « l’Alchimiste » de Paulo Coelho qui a été décisif dans mon chemin de vie. Je le recommande vivement. J’en parle dans ma présentation sur le site internet vousetesunique.be

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  • Quels sont les photographes dont le travail t’inspire ? 

Avant tout, les deux photographes qui m’ont inspirée sont Sue Bryce et Emily Soto. Je pense que ceux qui connaissent ces deux femmes reconnaitront en effet leur influence sur mon travail.  Sinon, je suis fan des noir et blanc de Peter Coulson, Benoit Courti et Ana Rosenberg. Je n’analyse pas à la loupe le travail d’autres photographes. J’admire certains de leurs travaux mais je suis attentive à ne pas copier car je ne suis pas « eux ». J’ai ma propre sensibilité, mon vécu et ma relation avec le modèle ou la cliente… autant de facteurs qui influencent le déroulement et le rendu d’une séance.

  • Tu es en Fuji je pense, quelles sont les qualités et les défauts de ce matériel pour ton travail ? 

Alors j’ai débuté en Canon (5DMIII), je suis passée au Fuji (X-T1), ai testé Nikon (D750) avant de revenir à Fuji avec le X-Pro2.

J’ai aimé chacun de ces boîtiers mais si je fais le bilan, c’est avec FUJI que j’ai le plus avancé et affiné mon style. C’est une sorte d’histoire d’amour, d’alchimie. Le poids raisonnable du matériel me donne une liberté dans le mouvement et moins de maux de dos ou de tension dans le poignet.

Je travaille essentiellement au 56MM même si je possède le 35 f2 et le 16MM. Le 90MM sera sans doute mon prochain achat mais le recul nécessaire me freine un peu pour le studio.

En terme de défaut, je dirais que la qualité des différents boitiers et objectifs FUJI pousse à l’achat et il est difficile de lutter contre le GAS 

Je suis aujourd’hui en FUJI mais je ne suis pas mariée à une marque… je ne peux pas jurer que j’y serai encore dans un an.

  • Ton conseil pour les passionnés qui nous lisent, et qui souhaiteraient encore s’améliorer en photographie ? 

Je dirais avant tout de suivre votre propre route, de rencontrer les photographes que vous admirez (cela permet aussi de démystifier le métier car ce sont des personnes « normales » qui ont aussi galéré à certains moments, ont eu des doutes et ont pensé faire de la me***… et ça rassure  ).  Il y a de la place pour tout un chacun dans le monde de la photo donc soyez authentique et laissez parler votre cœur. Il faut évidemment pratiquer beaucoup, tester et même oser se tromper – l’erreur est ce qui peut vous faire avancer le plus vite si vous savez en tirer les leçons qui s’imposent.

  • Quelque chose que tu as envie de partager et qui n’a pas fait l’objet d’une de mes questions ? 

Je voulais te remercier pour ton initiative et de m’avoir contactée pour cette interview. Une belle récompense, c’est aussi d’être reconnue par ses pairs comme une « photographe ». il m’a fallu du temps pour oser dire à haute voix « je suis photographe », ayant eu longtemps le symptôme de l’imposteur … mais ça se soigne 

Je termine cette article en te remerciant pour ton précieux temps et la franchise des tes réponses ! Enfin, si tu me considères comme un de tes pairs, c’est moi qui suis honoré 😉 Belle route Carole ! 

Interview de Ladra

Il y a quelques années, j’ai croisé Maylis dans le cadre de nos études. Elle a un parcours atypique par rapport à la plupart d’entre-nous, elle a osé se remettre en question après avoir travaillé quelques temps dans une société à Bruxelles, pour se concentrer sur le sens qu’elle voulait donner à sa vie, moment où la photo a pris une place plus importante pour elle. Son travail est super vrai, authentique et plein de sens à mes yeux.
Elle a également posé plusieurs fois pour moi, je me souviens d’une séance au Mont Panisel, pleine d’émotion saisies sur les images ou d’une séance plus intimiste dans le grenier des Creative Monkeys !
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Maylis chez Creative Monkeys

Maintenant, Maylis fait partie du groupe des sorties photos Mons et partage avec nous sa passion. Elle a d’ailleurs créé une page et un site au nom de Ladra.
 Je suis toujours surpris de l’angle qu’elle peut prendre lors d’une séance photo et de la manière dont elle arrive à voir certaines modèles, en leur offrant une seconde image. C’est pour ces raisons que j’ai eu envie de m’intéresser un peu plus encore à son travail.
Hello !
Maylis, Ladra, comment dois-je t’appeler ?
Maylis, c’est mon prénom
D’ou vient ce nom, Ladra, d’ailleurs ?
C’est une « longue » histoire. A la base, c’est un pseudo que je pensais inventer pour un jeu vidéo. Par après, un ami italien m’a dit que ça voulait dire voleuse. Mais bon, je l’ai gardé quand même. J’ai toujours signé mes dessins de ce pseudo et c’est venu naturellement pour les photos également. C’est devenu mon nom d’artiste finalement. 
Comment t’es venue l’envie de faire des photos ? De passer de l’autre côté de l’appareil ?
C’est vraiment venu quand j’ai remis ma vie en question. J’ai quitté mon premier job et la question de quoi faire après cette première expérience se posait. Pour y répondre (en partie), je suis partie en voyage et la photo a pris une plus grande place à ce moment-là car je voulais immortaliser ce que je voyais dans les autres pays. Mais je ne dirais pas que je suis passée de l’autre côté de l’appareil car je ne considère pas que j’étais déjà d’un côté ou d’un autre avant ça. J’ai servi de modèle une fois avant de commencer à faire des photos. C’était plus « je vous sers de modèle parce que vous en avez besoin et que c’est une nouvelle expérience pour moi » que vraiment pour vouloir devenir modèle. Etre photographe est vraiment ce qui m’intéresse le plus. La partie modèle me permet de savoir ce que ça fait pour ceux et celles que je photographie. Ca m’en apprends aussi sur le coté photographe finalement. 
Montre nous la photo dont tu es la plus fière ? Quelle est son histoire ?
Ophe- (6)
C’est difficile d’en choisir une mais j’adore celle-ci. J’adore tout ce shooting en fait. Je trouve qu’il véhicule vraiment quelque chose. Et il représente ce que j’adore : casser les images préconçues. Il est paradoxal de par le mélange de la douceur et la noblesse de la danse classique d’un côté et la dureté et le commun du lieux de l’autre. C’est aussi celui pour lequel j’ai eu le plus de retours non seulement positifs mais aussi « impressionnés ». Mon frère m’a dit : « Ces photos là sont dignes d’une professionnelle ». C’est son avis et je ne sais pas si tout le monde le partage mais ça fait chaud au coeur de l’entendre, ça rassure. On se sent valorisé, on sent son travail valorisé quand on entends ça et on en est fière. Surtout quand on ne fait des photos que depuis quelques mois. Ça encourage à continuer dans cette voie.  
Que t’apporte la photographie dans ta vie de tous les jours ?
Des rencontres, le développement de ma partie créative, de la reconnaissance. Ca a aussi un peu remplacé le dessin (que je pratique beaucoup moins) pour le côté échappatoire. Toutes les étapes apportent quelque chose d’énorme pour moi. Le shooting en lui-même permet de faire de magnifiques rencontres. Même si ça ne dure parfois que le temps de quelques heures, j’aime beaucoup ça.
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Mike by Ladra
Ca encourage ma créativité que j’ai tendance à minimiser. La photo me permet de me la remettre en pleine face et me rappeler qu’elle existe quelque part en moi. La reconnaissance pour les retours que j’ai et qui font du bien, qui mettent en confiance. Et l’échappatoire car on en a tous besoin d’un je pense. Le post-traitement me le permet car je suis dans mon monde et je fais ressortir ce que je ressens à ce moment-là particulièrement. 
Tu fais beaucoup de portraits, un autre domaine de la photographie qui te botte ?
Les villes étrangères et leur vie, l’urbex… Je fais moins d’urbex parce que je n’aime pas en faire seule et que la vie fait que j’en fais moins à présent. Mais ça reste quelque chose que j’adore. J’ai beaucoup de photos de portraits car le groupe « I shoot for free » les facilite. Mais j’ai encore toutes les photos de mon voyage à travers l’Europe à trier ! Et bientôt, le Canada, ça fera un peu varier les plaisir 🙂
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Belgrade -(12)
Comment nourris-tu ton inspiration ? Ton apprentissage ?
C’est en photographiant qu’on devient photographe ? 😀 J’apprends en faisant. Et beaucoup grâce aux autres photographes également (mon père, le groupe photo sur mons..). Mon inspiration, ça vient, ça part, ça dépend de mon humeur, de ma vie personnelle. Quand c’est là, ça vient de l’observation, de la curiosité. Je suis intéressée par beaucoup de choses et je suis vite impressionnée par ce que les gens peuvent faire alors si je ne peux pas toujours faire ces choses aussi, je peux au moins les photographier ! L’inspiration peut aussi venir des modèles en eux-mêmes. Quand je vois certaines personnes, parfois, je les relie directement à un projet ou à une idée. Comme ce fut le cas avec Lissa et le projet « studioddities ».
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Comment trouves-tu tes modèles ? Que doit avoir une personne pour devenir un de tes sujets photographique ?
Les modèles, je les trouve principalement via Facebook . J’ai des personnes qui commencent à me contacter via ma page. C’est une toute autre approche.
Une personne ne doit pas avoir des critères particuliers. Ce n’est pas une science exacte où il y a des cases à cocher pour entrer dans la sélection. C’est très subjectif et ça n’a rien à voir avec la beauté physique. Il faut « juste » que la personne m’inspire, justement puisqu’on parlait d’inspiration… Je n’aime pas faire des portraits pour dire de faire des portraits. J’aime avoir un contexte ou un thème derrière. Si la personne ne véhicule pas quelque chose, ne me fais pas « ressentir » quelque chose, j’aurai beaucoup de mal à faire de bonnes photos d’elle. Mais encore une fois, c’est subjectif. Il ou elle pourra ne pas m’inspirer mais trouver un autre photographe qui l’adorera comme l’inverse. 
Comment te vois tu évoluer ? Quels sont tes prochains projets ?
Des projets il y en a tellement ! Réalisables ou pas c’est une autre question ! Mais j’aimerais beaucoup photographier une session de tatouage, un barman ou une barmaid en plein travail, des coiffeu(se)s, des personnes dans leur passion dans leur art, dans leur métier, des sportifs, tester un mariage quand même, j’aimerais refaire de l’urbex. Puis il y a le Canada comme je disais avec un tour des US très probable. Ce qui fera aussi un projet au niveau photographique en plus d’être un projet personnel et professionnel. 
Indian Culture
Indian Culture by Ladra
Au niveau de l’évolution, je ne sais pas trop. J’aime garder la photo comme une passion plutôt que comme une source de revenus. Ce côté me fait un peu peur car on ne fait plus uniquement ce qu’on aime. Les collaborations deviennent des ventes et les modèles deviennent des clients. Et ça m’intéresse moins. Si la photo doit un jour me rapporter quelque chose, je préférerais que ce soit par des expositions. Mais bon, on verra les opportunités qui se montrent 🙂 J’aimerais aussi me former dans le graphisme histoire de pouvoir encore plus m’amuser sur le post-traitement.
As tu quelque chose à ajouter à ton propos ?
Ah, si tu me donnes libre cours au discours, je pourrais te taper un bouquin ! Donc je te remercierai simplement de m’avoir donner l’occasion de me présenter un peu plus, de m’avoir introduit à ce monde merveilleux via ce premier shooting de groupe et merci pour l’appareil photo que je t’ai racheté, c’est un compagnon parfait pour commencer, un petit objet qui regroupe déjà énormément de souvenirs inoubliables. Et je dirais que si des personnes veulent me contacter, que ce soit pour faire des photos, proposer un projet, ou simplement parler de l’intérêt commun pour la photo, qu’elles n’hésitent pas. Je répondrai toujours avec plaisir !
Un tout grand merci à toi de t’être tant ouverte au travers de cette interview, j’en ai moi-même appris davantage sur ta photographie. A quand tu veux  et bon voyage ! 😉
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Pauline by Ladra

Interview de Santina Vaccalluzzo

Il y a quelques semaines, j’ai été invité à l’inauguration d’un nouveau studio photo dans la région montoise. C’est l’occasion pour moi de vous parler d’une des deux photographes de ce studio, que j’ai pu rencontrer dans le cadre des workshops personnalisés que je donne à propos de la photo de mariage.

J’ai donc interviewé Santina afin que vous puissiez découvrir son travail. Je pars du principe que les photographes gagnent beaucoup plus à s’entraider qu’à se concurrencer et suis donc content de mettre en lumière le lancement d’un nouveau concept dans la région.

Portrait volé de Santina durant le concert de Beverly Jo Scott
Portrait volé de Santina durant le concert de Beverly Jo Scott (c) Sébastien Santarelli

 

Hello Santina, qui es-tu ?

Je suis passionnée de photographie depuis que l’on m’a offert mon premier appareil photo… Cela doit faire 35 ans … D’abord autodidacte, 30 ans plus tard diplômée en photographie.


Danse 1 copie

De qui t’inspires-tu ?

De l’âme humaine, de la lumière, du quotidien, de l’actualité. Quelques photographes que j’aime beaucoup Bettina Rheims, Marc Lagrnage, Jim Marshall ….

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ndlr : Santina proposera ce type d’image en lumière continue dans son studio à Framerie.
Peux tu nous parler de ton projet, Freebird Studio ?

J’ai toujours eu l’envie de voler de mes propres ailes. Marc Ghisoland m’avait déjà proposé de reprendre le Studio il y a 3 ans mais je ne voulais pas être seule dans une boutique et un studio 5 jours sur 7,..  J’ai besoin de bouger …  Je n’étais peut-être pas prête à franchir le pas…
Je travaillais déjà comme photographe en activité complémentaire mais je n’aimais pas du tout mon job principal (gestion technique et administrative dans la construction). Je pensais donc de plus en plus à franchir le pas.
Et puis en 2014 maman a été gravement malade et cela m’a donné à réfléchir. On a qu’une vie … J’ai donc appelé Caroline car je savais qu’elle voulait aussi changer de Job … et puis voilà c’est là que tout à commencé …
Le nom Freebird est né en écoutant une chanson …. Freebird de Kriss Dane et puis aussi Freebirds des Lynyrd Skynyrd 🙂

SWAMP CABARET cover def ![4]

Comment nourris-tu ton inspiration photographique ?

J’ai besoin d’émotions heureuses ou malheureuses. En écoutant de la musique, en errant dans des endroits que j’aime, j’observe, j’écoute … en rencontrant des gens et en discutant .. L’humain est primordial. 

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On s’est rencontrés lors d’un mariage sur lequel tu m’as accompagné, j’ai le souvenir d’une personne sensible, partageant l’émotion de ses sujets en permanence, avec une impressionnante envie de progresser ! Quel souvenirs gardes-tu de cette journée ?

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Excellent souvenir. La partage de notre passion commune. La rencontre avec des gens aimants et heureux … le partage de moments de bonheur … C’était très intense…
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui débute la photographie ?

Se faire confiance, rester soi-même, laisser parler son instinct tout en gardant un minimum de technique, ne pas essayer de « faire comme » mais juste de s’en inspirer… et puis y croire s’accrocher … Rester positif, …. Y aller petit à petit….C’est difficile mais avec une bonne dose de pugnacité, beaucoup de positivité on peut y arriver … même si pour moi tout reste encore à faire 🙂

 

Merci Santina pour ces quelques mots, je te souhaite la réussite dans cette nouvelle entreprise !

Vous pouvez retrouver :