Interview de Carole Coulon

Bonjour à tous ! 

De retour tout début 2017 avec un article que j’ai en stock depuis quelques semaines déjà (honte sur moi Carole, lis ceci comme mes plus plates excuses :-))) ) . 

Le travail de Carole m’a interpelé, je la suis depuis quelques temps sur les réseaux sociaux et j’adore ce qu’elle fait : à l’opposé de mon travail, avec les mêmes outils (Fuji). 

Je trouve ses images pleines de douceur et de sensibilité ! Je vous laisse découvrir la personne et ces images au travers de ces quelques mots : 

 

  • Qui est Carole ? Peux tu te présenter en quelques mots/lignes ? 

J’ai 39 ans et suis introvertie et romantique, à la fois rêveuse et pragmatique. J’adore les chats, la lecture, le bon vin, la cuisine italienne, les parfums, traîner en pyjama toute la journée, faire des achats en ligne et surtout…. rire. J’aime d’ailleurs beaucoup plaisanter durant une séance photo 

Je travaille full time comme responsable d’équipe dans un secrétariat social où j’accompagne chaque collaborateur dans la découverte de leurs talents tout en les amenant à grandir au sein de l’entreprise. Je crois fortement aux potentiels et à l’intérêt d’une vie épanouie, même dans son milieu professionnel. Le respect, la confiance et l’écoute sont mes moteurs.

La photographie remplit le reste de mon temps. J’ai peu de temps « pour moi » et je suis en mode « travail » 24/7  ; ce qui nécessite une bonne organisation.

  • Quel est ton chemin en photographie ? Comment as tu commencé ? Ou en es tu ? 

Un voyage (l’Ecosse) m’a poussée à « apprendre » le fonctionnement d’un appareil photo. La lumière et ses variations – que j’ai découvertes lors de ce voyage – m’ont permis d’appréhender différemment ce qui m’entoure. J’ai découvert le plaisir du « clic » et la satisfaction de figer un  « moment » pour toujours. Je suis autodidacte et j’aime découvrir par moi-même (je suis du style à appuyer sur tous les boutons pour voir « ce que cela fait » au lieu de lire un mode d’emploi; ce qui a le don d’exaspérer mon compagnon). J’ai suivi quelques ateliers pour découvrir de nouveaux univers, rencontrer des personnes talentueuses et/ou passionnées. Petit à petit, le portrait s’est imposé comme une évidence et reste au centre de mon intérêt. J’ai décidé de passer le cap et de prendre le statut d’indépendant complémentaire depuis 4 ans.

Aujourd’hui je continue à affiner mon style, ma « signature » et affirmer qui je suis, comme photographe .  J’ai toujours l’envie de découvrir ou tester des domaines pour « sortir de ma zone de confort ». Mes clientes me font découvrir « leur monde intérieur » lors de la préparation de la séance et je me donne donc le challenge de les suivre tout en restant moi-même dans le rendu des images. Cependant, je n’hésite pas à recommander d’autres photographes si je trouve que la demande ne concorde pas avec mon approche/mes affinités et que je ne pourrai pas offrir un service à la hauteur des attentes des clientes.

  • Vousetesunique.be : tu nous expliques le concept qui se cache derrière ce site web ?

« Vous êtes unique » a été lancé en 2016. Je souhaite aider la femme à renouer avec son image et ses rêves. Pour « Vous êtes unique », je souhaitais un logo représentatif de la femme libre et prête à une métamorphose… quoi de plus éloquent qu’un papillon qui s’envole?  Le papillon est le symbole du changement et de la renaissance. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien.

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Vous êtes unique est en adéquation avec ma « mission » qui est d’inspirer et guider chaque femme afin qu’elle se connaisse, s’aime et se recentre sur ses valeurs et forces pour trouver équilibre, authenticité et harmonie dans chaque domaine de vie.

Déterminer ma mission a vraiment été primordial car cela m’a permis de faire des choix en adéquation/en parfait alignement avec qui je suis, comme femme et photographe.

Le projet « vous êtes unique » s’étend  donc bien au-delà de la photographie et je travaille encore aujourd’hui à offrir d’autres formes d’aide à la femme (je suis actuellement une formation d’accompagnement). J’annoncerai les changements au fur-et-à-mesure sur ma page Facebook.

  • Quelles sont les 3 photos dont tu es la plus fière, tu nous expliques pourquoi ? 

Voià une question assez déchirante : celle du choix.

Je suis avant tout attachée au noir et blanc. Je te présenterais donc les 3 images qui sont en couverture sur ma page FB… mais il y en a d’autres.

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Modèles : Lila  et Eloise CH

J’aime photographier la sensibilité et l’émotion de l’humain; j’espère capturer fragilité, beauté et authenticité. Même si la séance est « posée », il se passe toujours un moment où un regard, un geste, une position du corps vous touche l’âme.

Avec mes clientes, le travail de mise en confiance et d’abandon est important… c’est seulement quand ce cadre est posé que j’arrive à capter des regards vrais et sincères.

  • Si tu dois te présenter en 3 photos, quelles sont elles ? Tu peux nous donner un petit mot explicatifs sur chacune ? 

La toute dernière photo que j’ai prise de moi dans un miroir, une photo très naturelle et sans artifice, prise dans un délire personnel mais qui reflète qui je suis… pleine d’autodérision.

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La deuxième image est un selfie pris avec mon chat, Enjoy… j’ai grandi avec des compagnons félins et j’ai toujours eu besoin de leur présence rassurante et réconfortante.  J’aime le caractère indépendant et câlin du chat. De plus chacun de mes chats avait un caractère bien affirmé et « à mon image » 

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La dernière image qui me représente est la couverture du roman/conte philosophique « l’Alchimiste » de Paulo Coelho qui a été décisif dans mon chemin de vie. Je le recommande vivement. J’en parle dans ma présentation sur le site internet vousetesunique.be

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  • Quels sont les photographes dont le travail t’inspire ? 

Avant tout, les deux photographes qui m’ont inspirée sont Sue Bryce et Emily Soto. Je pense que ceux qui connaissent ces deux femmes reconnaitront en effet leur influence sur mon travail.  Sinon, je suis fan des noir et blanc de Peter Coulson, Benoit Courti et Ana Rosenberg. Je n’analyse pas à la loupe le travail d’autres photographes. J’admire certains de leurs travaux mais je suis attentive à ne pas copier car je ne suis pas « eux ». J’ai ma propre sensibilité, mon vécu et ma relation avec le modèle ou la cliente… autant de facteurs qui influencent le déroulement et le rendu d’une séance.

  • Tu es en Fuji je pense, quelles sont les qualités et les défauts de ce matériel pour ton travail ? 

Alors j’ai débuté en Canon (5DMIII), je suis passée au Fuji (X-T1), ai testé Nikon (D750) avant de revenir à Fuji avec le X-Pro2.

J’ai aimé chacun de ces boîtiers mais si je fais le bilan, c’est avec FUJI que j’ai le plus avancé et affiné mon style. C’est une sorte d’histoire d’amour, d’alchimie. Le poids raisonnable du matériel me donne une liberté dans le mouvement et moins de maux de dos ou de tension dans le poignet.

Je travaille essentiellement au 56MM même si je possède le 35 f2 et le 16MM. Le 90MM sera sans doute mon prochain achat mais le recul nécessaire me freine un peu pour le studio.

En terme de défaut, je dirais que la qualité des différents boitiers et objectifs FUJI pousse à l’achat et il est difficile de lutter contre le GAS 

Je suis aujourd’hui en FUJI mais je ne suis pas mariée à une marque… je ne peux pas jurer que j’y serai encore dans un an.

  • Ton conseil pour les passionnés qui nous lisent, et qui souhaiteraient encore s’améliorer en photographie ? 

Je dirais avant tout de suivre votre propre route, de rencontrer les photographes que vous admirez (cela permet aussi de démystifier le métier car ce sont des personnes « normales » qui ont aussi galéré à certains moments, ont eu des doutes et ont pensé faire de la me***… et ça rassure  ).  Il y a de la place pour tout un chacun dans le monde de la photo donc soyez authentique et laissez parler votre cœur. Il faut évidemment pratiquer beaucoup, tester et même oser se tromper – l’erreur est ce qui peut vous faire avancer le plus vite si vous savez en tirer les leçons qui s’imposent.

  • Quelque chose que tu as envie de partager et qui n’a pas fait l’objet d’une de mes questions ? 

Je voulais te remercier pour ton initiative et de m’avoir contactée pour cette interview. Une belle récompense, c’est aussi d’être reconnue par ses pairs comme une « photographe ». il m’a fallu du temps pour oser dire à haute voix « je suis photographe », ayant eu longtemps le symptôme de l’imposteur … mais ça se soigne 

Je termine cette article en te remerciant pour ton précieux temps et la franchise des tes réponses ! Enfin, si tu me considères comme un de tes pairs, c’est moi qui suis honoré 😉 Belle route Carole ! 

Interview de Ladra

Il y a quelques années, j’ai croisé Maylis dans le cadre de nos études. Elle a un parcours atypique par rapport à la plupart d’entre-nous, elle a osé se remettre en question après avoir travaillé quelques temps dans une société à Bruxelles, pour se concentrer sur le sens qu’elle voulait donner à sa vie, moment où la photo a pris une place plus importante pour elle. Son travail est super vrai, authentique et plein de sens à mes yeux.
Elle a également posé plusieurs fois pour moi, je me souviens d’une séance au Mont Panisel, pleine d’émotion saisies sur les images ou d’une séance plus intimiste dans le grenier des Creative Monkeys !
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Maylis chez Creative Monkeys

Maintenant, Maylis fait partie du groupe des sorties photos Mons et partage avec nous sa passion. Elle a d’ailleurs créé une page et un site au nom de Ladra.
 Je suis toujours surpris de l’angle qu’elle peut prendre lors d’une séance photo et de la manière dont elle arrive à voir certaines modèles, en leur offrant une seconde image. C’est pour ces raisons que j’ai eu envie de m’intéresser un peu plus encore à son travail.
Hello !
Maylis, Ladra, comment dois-je t’appeler ?
Maylis, c’est mon prénom
D’ou vient ce nom, Ladra, d’ailleurs ?
C’est une « longue » histoire. A la base, c’est un pseudo que je pensais inventer pour un jeu vidéo. Par après, un ami italien m’a dit que ça voulait dire voleuse. Mais bon, je l’ai gardé quand même. J’ai toujours signé mes dessins de ce pseudo et c’est venu naturellement pour les photos également. C’est devenu mon nom d’artiste finalement. 
Comment t’es venue l’envie de faire des photos ? De passer de l’autre côté de l’appareil ?
C’est vraiment venu quand j’ai remis ma vie en question. J’ai quitté mon premier job et la question de quoi faire après cette première expérience se posait. Pour y répondre (en partie), je suis partie en voyage et la photo a pris une plus grande place à ce moment-là car je voulais immortaliser ce que je voyais dans les autres pays. Mais je ne dirais pas que je suis passée de l’autre côté de l’appareil car je ne considère pas que j’étais déjà d’un côté ou d’un autre avant ça. J’ai servi de modèle une fois avant de commencer à faire des photos. C’était plus « je vous sers de modèle parce que vous en avez besoin et que c’est une nouvelle expérience pour moi » que vraiment pour vouloir devenir modèle. Etre photographe est vraiment ce qui m’intéresse le plus. La partie modèle me permet de savoir ce que ça fait pour ceux et celles que je photographie. Ca m’en apprends aussi sur le coté photographe finalement. 
Montre nous la photo dont tu es la plus fière ? Quelle est son histoire ?
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C’est difficile d’en choisir une mais j’adore celle-ci. J’adore tout ce shooting en fait. Je trouve qu’il véhicule vraiment quelque chose. Et il représente ce que j’adore : casser les images préconçues. Il est paradoxal de par le mélange de la douceur et la noblesse de la danse classique d’un côté et la dureté et le commun du lieux de l’autre. C’est aussi celui pour lequel j’ai eu le plus de retours non seulement positifs mais aussi « impressionnés ». Mon frère m’a dit : « Ces photos là sont dignes d’une professionnelle ». C’est son avis et je ne sais pas si tout le monde le partage mais ça fait chaud au coeur de l’entendre, ça rassure. On se sent valorisé, on sent son travail valorisé quand on entends ça et on en est fière. Surtout quand on ne fait des photos que depuis quelques mois. Ça encourage à continuer dans cette voie.  
Que t’apporte la photographie dans ta vie de tous les jours ?
Des rencontres, le développement de ma partie créative, de la reconnaissance. Ca a aussi un peu remplacé le dessin (que je pratique beaucoup moins) pour le côté échappatoire. Toutes les étapes apportent quelque chose d’énorme pour moi. Le shooting en lui-même permet de faire de magnifiques rencontres. Même si ça ne dure parfois que le temps de quelques heures, j’aime beaucoup ça.
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Mike by Ladra
Ca encourage ma créativité que j’ai tendance à minimiser. La photo me permet de me la remettre en pleine face et me rappeler qu’elle existe quelque part en moi. La reconnaissance pour les retours que j’ai et qui font du bien, qui mettent en confiance. Et l’échappatoire car on en a tous besoin d’un je pense. Le post-traitement me le permet car je suis dans mon monde et je fais ressortir ce que je ressens à ce moment-là particulièrement. 
Tu fais beaucoup de portraits, un autre domaine de la photographie qui te botte ?
Les villes étrangères et leur vie, l’urbex… Je fais moins d’urbex parce que je n’aime pas en faire seule et que la vie fait que j’en fais moins à présent. Mais ça reste quelque chose que j’adore. J’ai beaucoup de photos de portraits car le groupe « I shoot for free » les facilite. Mais j’ai encore toutes les photos de mon voyage à travers l’Europe à trier ! Et bientôt, le Canada, ça fera un peu varier les plaisir 🙂
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Comment nourris-tu ton inspiration ? Ton apprentissage ?
C’est en photographiant qu’on devient photographe ? 😀 J’apprends en faisant. Et beaucoup grâce aux autres photographes également (mon père, le groupe photo sur mons..). Mon inspiration, ça vient, ça part, ça dépend de mon humeur, de ma vie personnelle. Quand c’est là, ça vient de l’observation, de la curiosité. Je suis intéressée par beaucoup de choses et je suis vite impressionnée par ce que les gens peuvent faire alors si je ne peux pas toujours faire ces choses aussi, je peux au moins les photographier ! L’inspiration peut aussi venir des modèles en eux-mêmes. Quand je vois certaines personnes, parfois, je les relie directement à un projet ou à une idée. Comme ce fut le cas avec Lissa et le projet « studioddities ».
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Comment trouves-tu tes modèles ? Que doit avoir une personne pour devenir un de tes sujets photographique ?
Les modèles, je les trouve principalement via Facebook . J’ai des personnes qui commencent à me contacter via ma page. C’est une toute autre approche.
Une personne ne doit pas avoir des critères particuliers. Ce n’est pas une science exacte où il y a des cases à cocher pour entrer dans la sélection. C’est très subjectif et ça n’a rien à voir avec la beauté physique. Il faut « juste » que la personne m’inspire, justement puisqu’on parlait d’inspiration… Je n’aime pas faire des portraits pour dire de faire des portraits. J’aime avoir un contexte ou un thème derrière. Si la personne ne véhicule pas quelque chose, ne me fais pas « ressentir » quelque chose, j’aurai beaucoup de mal à faire de bonnes photos d’elle. Mais encore une fois, c’est subjectif. Il ou elle pourra ne pas m’inspirer mais trouver un autre photographe qui l’adorera comme l’inverse. 
Comment te vois tu évoluer ? Quels sont tes prochains projets ?
Des projets il y en a tellement ! Réalisables ou pas c’est une autre question ! Mais j’aimerais beaucoup photographier une session de tatouage, un barman ou une barmaid en plein travail, des coiffeu(se)s, des personnes dans leur passion dans leur art, dans leur métier, des sportifs, tester un mariage quand même, j’aimerais refaire de l’urbex. Puis il y a le Canada comme je disais avec un tour des US très probable. Ce qui fera aussi un projet au niveau photographique en plus d’être un projet personnel et professionnel. 
Indian Culture
Indian Culture by Ladra
Au niveau de l’évolution, je ne sais pas trop. J’aime garder la photo comme une passion plutôt que comme une source de revenus. Ce côté me fait un peu peur car on ne fait plus uniquement ce qu’on aime. Les collaborations deviennent des ventes et les modèles deviennent des clients. Et ça m’intéresse moins. Si la photo doit un jour me rapporter quelque chose, je préférerais que ce soit par des expositions. Mais bon, on verra les opportunités qui se montrent 🙂 J’aimerais aussi me former dans le graphisme histoire de pouvoir encore plus m’amuser sur le post-traitement.
As tu quelque chose à ajouter à ton propos ?
Ah, si tu me donnes libre cours au discours, je pourrais te taper un bouquin ! Donc je te remercierai simplement de m’avoir donner l’occasion de me présenter un peu plus, de m’avoir introduit à ce monde merveilleux via ce premier shooting de groupe et merci pour l’appareil photo que je t’ai racheté, c’est un compagnon parfait pour commencer, un petit objet qui regroupe déjà énormément de souvenirs inoubliables. Et je dirais que si des personnes veulent me contacter, que ce soit pour faire des photos, proposer un projet, ou simplement parler de l’intérêt commun pour la photo, qu’elles n’hésitent pas. Je répondrai toujours avec plaisir !
Un tout grand merci à toi de t’être tant ouverte au travers de cette interview, j’en ai moi-même appris davantage sur ta photographie. A quand tu veux  et bon voyage ! 😉
Pauline-
Pauline by Ladra

Le mariage de mes amis

 

 

Le mariage de mes amis est toujours un moment délicat pour moi. Accepter de réaliser leurs photos est une responsabilité énorme (que j’accepte d’assumer) mais certains d’entre-eux ne veulent pas me voir travailler toute la journée de leur mariage, mais bien la partager avec eux, comme un simple invité.

En tant qu’invité, le mariage d’un proche reste un moment particulier, que je souhaite immortaliser à ma manière également, et je vais vous expliquer comment. J’ai utilisé deux mariages différents pour illustrer cet article.

Dans le sac

  • un boitier ( Le Fujifilm X-T10 est parfait pour ce genre d’utilisation, compact et qualité d’image irréprochable).
  • 35 mm 1.4 (Optique polyvalente, à grande ouverture).
  • Eventuellement une seconde optique, si j’ai en tête de faire qqch de particulier comme image (grand angle ou 56mm 1.2)

Mes rapports avec le photographe officiel

De part l’approche différente que j’ai des mariages de mes amis, je n’ai pas besoin d’être au coeur de l’action lors des moments phares. Je laisse cette place à l’officiel. Mon souhait est justement de varier les angles, de prendre plus de risque pour avoir une image différente des images classiques. Ca se passe donc souvent très bien le jour du mariage à leur côté. D’ailleurs je réalise mes images sans éclairage d’appoint, histoire de ne pas influencer leurs choix de lumière.
Ceux qui me connaissent savent que la concurrence me stimule, me donne envie de me dépasser et de faire des images au moins aussi belles que celles de l’officiel. Cette pression positive va m’aider à pousser ma créativité pour avoir une belle série d’images à offrir à mes amis.

Le jour J 

Je vais me mêler à l’assistance la plupart du temps , pour avoir mon regard d’invité sur le mariage, et pas forcément celui de photographe. Tout mon matériel rentre dans ma besace en cuir noir, qui me permet de rester un invité plus ou moins normal 🙂
N’ayant pas la pression du résultat, aucune obligation de remettre un reportage complet, je vais uniquement chasser les moments que je souhaite capter, comme par exemple ce regard :

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C’est aussi l’occasion de prendre des angles que je prends difficilement quand j’ai la responsabilité du reportage. Sur cette image par exemple, j’ai choisi de me placer derrière Aurélie, en laissant le coté ouvert devant elle, pour illustrer son déplacement vers son futur mari. Lors d’un reportage dont j’ai la responsabilité, c’est difficile de prendre cette image, puisque j’ai la préférence pour le moment qui suivra (échange entre le papa et sa fille, puis avec son futur beau-fils), avec une courte focale.

Santarelli (27 sur 106)

Moment que j’ai pu saisir du centre de l’allée centrale de l’église.
Santarelli (29 sur 106)

L’allée centrale est un bon point de vue, depuis lequel on gène rarement le photographe officiel, puisqu’il est très rarement juste en face de moi. C’est aussi un angle de vue qui permet de contextualiser avec le choeur à l’arrière-plan et les invités de chaque côté.

Santarelli (39 sur 106)

A la sortie, je les les places de choix aux photographes et caméraman, et me concentre sur le moment à saisir.

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Un petit cliché classique de temps en temps, pour ne pas perdre la main ;-))

Santarelli (0060 sur 0093)

Pendant les discours, j’ai un avantage de taille sur les officiels : je connais les deux protagonistes et sens donc beaucoup plus facilement qu’à l’habitude quand l’émotion va arriver.

Santarelli (0065 sur 0093)

Pendant la soirée, je travaille sans flash, cela permet souvent d’avoir des images différentes des autres, qui rendent bien la douceur du moment. En effet il y a le risque que l’image soit floue si la lumière est trop faible, mais c’est un risque à prendre.

Santarelli (80 sur 106)
Pour moi, le mariage de mes amis, c’est aussi essayer de nouvelles choses, comme ici le fait de réaliser une dizaine de photos du mariage en Instax, en marge du Photo Booth que j’ai réalisé pour eux,  afin qu’ils puissent en profiter dès le lendemain matin.

Santarelli (0073 sur 0093)

Le mariage de mes amis, c’est un bon moment à partager avec eux, en oubliant de faire des photos de certains moments, qui ne seront que des souvenirs dans nos esprits parfois embrumés en fin de soirée (ça aussi c’est une différence avec les reportages officiels 😉 ).
C’est être sur les photos de groupe, et ne pas devoir attendre que l’on aille chercher Tata Lizette qui est partie aux toilettes quand on devait faire la séance des photos de famille.
Enfin, le mariage de mes amis, c’est leur offrir quelques images de leur mariage, comme je les ai vues et vécues ce jour là, pour qu’il puissent compléter leurs souvenirs.

Portraits de nuit avec la blogueuse Yumi à Mons !

Ce jeudi-là, journée fatigante au boulot, envie de me changer les idées. Je rentre à la maison, prêt à m’affaler dans le fauteuil et j’ai soudain une envie plus photographique que glandouillarde, sortons faire quelques portraits de nuit !
Cet article sera à moitié 3615 mavie et comportera également quelques explications sur le déroulement de ma séance, qui plaisent à mes amis photographes. Axé sur le partage, cet article comportera les lieux en commentaire des photos.

Je passe une annonce sur le groupe Facebook IShootforfree.be et Yumi me contacte directement ! Yumi est blogueuse et publie régulièrement sur : http://www.theyumiblog.com , elle a également récemment répondu à une interview pour le Flair ! Bref, on s’accorde en quelques minutes et il me reste à préparer du matériel.

S’agissant d’une séance improvisée, dans Mons, juste après la pluie, je n’ai pas envie de m’encombrer de kilos de matériel mais bien de partir léger !

  • Fujifilm X-T10
  • 35mm 1.4
  • Lampe Led
  • Flash Yungnuo et déclencheur

Le matériel du jour

Le tout rentre dans ma besace en cuir, c’est donc parfait !

Je pars une quinzaine de minutes à l’avance pour repérer quelques spots (la pluie menace, s’il pleut il faudra être efficace, pas le temps de traîner à trouver des endroits sympas).

De nuit, je shoote systématiquement en Noir et Blanc sur le boitier, quitte à revenir à la couleur ensuite lors du post-traitement mais il est beaucoup plus facile d’exploiter des lumières de températures différentes en restant sur un aperçu en Noir et Blanc. Le viseur électronique du Fuji facilite également la prise de vue dans ces conditions.

On s’est donné rdv devant Ste Waudru, en plein centre ville, j’ai repéré ces lampes qui dessinent une ligne de fuite, je décide de commencer par là. Pour la lumière, contrairement à mon habitude, j’utilise d’entrée un flash , ciblé sur le visage afin de déboucher les ombres créées par les lampes qui viennent du sol (la lumière qui vient du bas est rarement flatteuse). Le flash est tenu par mon bras gauche, tendu, afin d’être aussi perpendiculaire que possible par rapport au visage de la modèle.

Je sais que sur cette première image, les cheveux se mêlent au fond et que les bonnes pratiques enseignent de mettre une lampe à l’arrière pour détourer le contour de la tête mais j’aimais bien le fait que le visage se retrouve isolé sur l’image.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Ste Waudru de Mons

Yumi est très expressive, joue facilement avec les expressions de son visage, ce qui permet de ne pas devoir guider la modèle mais juste de faire en sorte qu’elle se sente à l’aise et éventuellement de lui indiquer vers quelles émotions aller.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Ste Waudru

Ensuite, on remonte vers le centre ville, en s’arrêtant à la Cour du Bailly où j’ai repéré une lampe à la température chaude, que je souhaite confronter à ma lampe Led (température froide) pour aller chercher une image très chaude lors du post-traitement. J’insiste pour que Yumi se décolle du mur, afin de pouvoir, à pleine ouverture, décoller sur visage de ce vieux mur, qui apparaîtra flou sur l’image.
Lors de la prise de vue, j’obtiens cette image, qui me plait déjà beaucoup.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Cour du Bailly

Le post-traitement visé me permet d’obtenir l’image qui suit (parce que oui le post-traitement fait partie du travail photographique et non il ne sert pas uniquement à compenser les erreurs faites à la prise de vue, comme certains le pensent sans doute encore 😉 )

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Cour du Bailly

Ensuite, je lui demande de s’assoir et je profite du fait que l’endroit donne le sentiment d’être dans un endroit clos pour lui demander de mettre en valeur ses tatouages.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Cour du Bailly

Ensuite, direction la rue du 11 novembre pour quelques images devant un mur clair sur lequel la lumière vient se réfléchir.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Rue du 11 novembre

On termine à la rue à degrés (que j’apprécie de jour comme de nuit) pour quelques dernières images laissant apparaître ses tatouages.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Rue à degrés
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Rue à degré

Et une dernière image, à contre-jour, type de lumière que j’affectionne particulièrement !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Rue de la Poterie

Après ces images, les soucis de la journée au bureau étaient bien loin de moi, et j’étais empli de satisfaction. On a prévu de refaire une séance avec Yumi, dans de meilleures conditions (en attendant, profitez-en pour aller flâner sur son blog !).
Au travers de cette séance, j’ai pu m’aérer l’esprit mais également illustrer le fait que l’on peut réaliser de chouettes images, dans des conditions météo moyennes, et avec un minimum de matériel avec soi !

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Tu n’es pas d’accord avec ce que je raconte ? Dis-le moi ! 
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Remise des diplômes de l’UCL Mons

Ce vendredi 13/11/15 avait lieu la remise des diplômes de l’UCL Mons. Comme l’an dernier, ça a été un plaisir pour moi de pouvoir la photographier :

  • Issu de cette université, c’est toujours un moment particulier pour moi.
  • Cette année, l’événement avait lieu au Théâtre Royal de Mons, un super cadre (même si la lumière n’y est pas facile).
  •  Le discours du président de l’Alifucam, Jacques Delmoitiez, était très inspirant
  • Une nouvelle option entrepreunariat a vu le jour à l’UCL-Mons et par la même occasion, le statut d’étudiant-entrepreneur.
  • J’y revois chaque année mes anciens professeurs, avec qui je garde de bons contacts.

L’ensemble des images est disponible sur la page Facebook de l’UCL Mons.

Je vais vous présenter ici une sélection d’image, qui explique comment j’ai cherché à rendre l’événement au travers de mon reportage, quelles sont les images que je suis allé rechercher.

J’ai commencé par la récupération des toges par les futurs diplômes, une agitation, un stress ambiant, la solitude parfois à devoir illustrer

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Une expo avec quelques photos avait lieu dans cette salle, j’ai joué avec ces tableaux et mon avant-plan sur certaines images :
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L’attente est parfois longue dans ces moments, j’en ai profité pour jouer avec les lustres, qui représentaient des nuages et voler ce portrait à Sabrina, qui a partagé mon école secondaire. Santarelli 0012sur 0650

Les étudiants ont ensuite reçu un rappel des consignes pour la cérémonie, je me suis fait tout petit sous l’écran de projection pour aller chercher cette vue en contre-plongée, qui fait d’eux de grands hommes :-))Santarelli 0020sur 0650

Faire ce genre de reportage, c’est également répondre aux solicitations des étudiants pour réaliser rapidement un portrait (ici Alice, qui  a suivi les ateliers photos que j’ai animé à l’UCL Mons il y a quelques années). Santarelli 0022sur 0650

J’ai également pu réaliser un portrait de mon ami Nicolas, un ancien voisin que je croise souvent sur des événements à Mons et qui ce soir là , a été mis en lumière par l’obtention du prix du meilleur mémoire, remis par l’Alifucam. C’est toujours plus difficile de saisir un portrait naturel d’une personne que l’on connait, le contact du regard est difficile à éviter. Santarelli 0040sur 0650

L’admiration des proches est une émotion que je retrouve chaque année lors de ce reportage.
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Les portraits des intervenants sont un immanquables de ce genre de cérémonie. Santarelli 0087sur 0650

Mais les discours sont également l’occasion de se retourner, d’ouvrer son diaphragme à fond et de saisir quelques portraits en basse lumière .Santarelli 0100sur 0650

Un plan large pour inscrire l’histoire dans son lieu. Santarelli 0101sur 0650

Mr Elio Di Rupo était présent, prendre un portrait de lui est important pour montrer que l’événement a connu la présence de représentants politiques. Santarelli 0116sur 0650

Mr Christophe Gaeta était le parrain de la promotion 2015, il nous a fait part de son expérience professionnelle.
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Les représentants des cercles étudiants sont une image intéressante puisqu’elle montre un second visage de la vie étudiante. Santarelli 0136sur 0650

Le défi de la soirée était de réussir un maximum de portraits d’étudiants lorsqu’ils recevaient leur diplômes. L’anticipation et la rafale m’a permis de réaliser des portraits de chaque étudiant, à quelques rares exceptions près (passage devant moi, étudiant qui ferme les yeux deux images de suite), mais ils auront presque tous un souvenir de ce moment unique. Santarelli 0213sur 0650 Santarelli 0274sur 0650

J’adore faire des portraits des hommes qui ont l’habitude de parler en public, qui ont eu une carrière professionnelle bien remplie. Ils ont souvent un charisme qu’il faut saisir sur l’image mais qui, au travers d’une photo, donnent envie de les écouter. Santarelli 0440sur 0650

Le corps académique : Santarelli 0463sur 0650

Et la désormais traditionnelle photo (à réussir en très basse lumière, en une seule prise :-))) )
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Un studio photo était disponible dans la salle dans laquelle se tenait le cocktail afin de permettre à chaque étudiant qui le souhaitait d’avoir un portait de lui et ses proches. Santarelli 0640sur 0650

A l’année prochaine pour la remise du diplôme de mon petit frère :-)))

Interview de Santina Vaccalluzzo

Il y a quelques semaines, j’ai été invité à l’inauguration d’un nouveau studio photo dans la région montoise. C’est l’occasion pour moi de vous parler d’une des deux photographes de ce studio, que j’ai pu rencontrer dans le cadre des workshops personnalisés que je donne à propos de la photo de mariage.

J’ai donc interviewé Santina afin que vous puissiez découvrir son travail. Je pars du principe que les photographes gagnent beaucoup plus à s’entraider qu’à se concurrencer et suis donc content de mettre en lumière le lancement d’un nouveau concept dans la région.

Portrait volé de Santina durant le concert de Beverly Jo Scott
Portrait volé de Santina durant le concert de Beverly Jo Scott (c) Sébastien Santarelli

 

Hello Santina, qui es-tu ?

Je suis passionnée de photographie depuis que l’on m’a offert mon premier appareil photo… Cela doit faire 35 ans … D’abord autodidacte, 30 ans plus tard diplômée en photographie.


Danse 1 copie

De qui t’inspires-tu ?

De l’âme humaine, de la lumière, du quotidien, de l’actualité. Quelques photographes que j’aime beaucoup Bettina Rheims, Marc Lagrnage, Jim Marshall ….

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ndlr : Santina proposera ce type d’image en lumière continue dans son studio à Framerie.
Peux tu nous parler de ton projet, Freebird Studio ?

J’ai toujours eu l’envie de voler de mes propres ailes. Marc Ghisoland m’avait déjà proposé de reprendre le Studio il y a 3 ans mais je ne voulais pas être seule dans une boutique et un studio 5 jours sur 7,..  J’ai besoin de bouger …  Je n’étais peut-être pas prête à franchir le pas…
Je travaillais déjà comme photographe en activité complémentaire mais je n’aimais pas du tout mon job principal (gestion technique et administrative dans la construction). Je pensais donc de plus en plus à franchir le pas.
Et puis en 2014 maman a été gravement malade et cela m’a donné à réfléchir. On a qu’une vie … J’ai donc appelé Caroline car je savais qu’elle voulait aussi changer de Job … et puis voilà c’est là que tout à commencé …
Le nom Freebird est né en écoutant une chanson …. Freebird de Kriss Dane et puis aussi Freebirds des Lynyrd Skynyrd 🙂

SWAMP CABARET cover def ![4]

Comment nourris-tu ton inspiration photographique ?

J’ai besoin d’émotions heureuses ou malheureuses. En écoutant de la musique, en errant dans des endroits que j’aime, j’observe, j’écoute … en rencontrant des gens et en discutant .. L’humain est primordial. 

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On s’est rencontrés lors d’un mariage sur lequel tu m’as accompagné, j’ai le souvenir d’une personne sensible, partageant l’émotion de ses sujets en permanence, avec une impressionnante envie de progresser ! Quel souvenirs gardes-tu de cette journée ?

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Excellent souvenir. La partage de notre passion commune. La rencontre avec des gens aimants et heureux … le partage de moments de bonheur … C’était très intense…
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui débute la photographie ?

Se faire confiance, rester soi-même, laisser parler son instinct tout en gardant un minimum de technique, ne pas essayer de « faire comme » mais juste de s’en inspirer… et puis y croire s’accrocher … Rester positif, …. Y aller petit à petit….C’est difficile mais avec une bonne dose de pugnacité, beaucoup de positivité on peut y arriver … même si pour moi tout reste encore à faire 🙂

 

Merci Santina pour ces quelques mots, je te souhaite la réussite dans cette nouvelle entreprise !

Vous pouvez retrouver : 

Maude au Fuji X30

 

Mon amie photographique Chloé voulait se tester aux appareils Fuji ! Je lui ai proposé de :

– Disposer de mon X-T1 pour un shooting
– Trouver un(e) modèle en tant que sujet

Je commence donc par ce post sur ma page Facebook et Instagram :

instagram

Nous avons reçu pas mal d’intérêt suite à ce post et Chloé a directement été touchée par la spontanéité des images de Maude ! C’est donc parti pour un shooting en duo de photographes !

De mon côté, je choisi de compléter mon parc photographique par un appareil compact et polyvalent. Le Fuji X30 se présente donc naturellement à moi. Je me pose la contrainte de réaliser quelques images de Maude, uniquement avec le X30, tout en laissant principalement Chloé gérer sa séance.

Je connais les limites de mon appareil du jour, si je veux avoir du flou au fond de mes images, je vais devoir me rapprocher de mon sujet ou allonger la focale.

Nous nous retrouvons sur la Grand-Place de Mons, Chloé prend mon appareil en main et je file avec Maude faire un premier portrait, pendant que Chloé se familiarise avec les réglages du X-T1.

Santarelli (1 sur 17)

Je suis assez surpris par le piqué de l’appareil, tout à faire correct pour un zoom compact et simultanément par la sérénité du visage de Maude dès cette première image.

Chloé nous rejoint ensuite.

Je profite ensuite d’une photo prise de face pour voler un portrait de profil sur un fond neutre, qui fait oublier le manque de distance entre mon sujet et le fond. Le vent arrive de face, ce qui libère son visage, j’aime ce genre d’instant.

Santarelli (7 sur 17)

 

La compacité de l’appareil permet de se rapprocher du sujet sans la mettre mal à l’aise.

Santarelli (13 sur 17)  J’aime toujours autant la lumière de fin de journée. Santarelli (10 sur 17)  Enfin, direction les marches de la Collégiale Sainte-Waudru pour un portrait tout en douceur, guidé. Santarelli (15 sur 17)

Après cette image, je suis satisfait de cet appareil ! J’y reviendrai plus longuement dans un article consacré au test de l’appareil mais une chose est sûre il pourra me servir à faire l’un ou l’autre portrait lors de mes voyages.

Ophélie @ 5 AM

Je connais Ophélie depuis des années, je l’ai rencontrée quand nous pratiquions le même sport.

Il y a quelques semaines, mon ami Didier Toussaint propose un shooting photo à 5h du matin. Cela tombe justement lors d’un jour de congé pour moi et après les examens d’Ophélie.

4h du matin, je la rejoins chez elle, nous partons vers Mons. Je reçois plusieurs messages d’annulation de modèles et photographes qui devaient être là aussi.

Vu le temps (très pluvieux), je lui dis que j’ai envie de faire quelques photos avec les phares de la voiture, avant que l’on arrive au point de rendez-vous à Mons (ou nous attendaient 3 autres photographes), histoire d’être sûr d’avoir des images (j’avais peur de l’annulation du shooting).

Santarelli (46 sur 67)

Ensuite, direction la grand-place de Mons. Mon ami Jean-Michel Renoirt n’a pas pris son appareil et se dévoue pour nous faire l’appoint de lumière.

Santarelli (48 sur 67)

J’adore la rue des compagnons depuis que je suis enfant. La pluie sur les pavés ajoute quelque chose à mes yeux.

Santarelli (56 sur 67)

Le Jardin du Mayeur m’inspire peu, j’en profite pour faire un portrait serré.

Santarelli (58 sur 67)

On termine le shooting dans le parking au centre ville, un lieu bizarre si tôt dans la journée mais avec de grandes étendues et une lumière uniforme.

Santarelli (65 sur 67)

Merci à Ophélie pour son courage sous la pluie.
Merci à Didier pour l’organisation
Merci à David pour ses photos backstage
Merci à Jean-Michel pour l’appoint de photons !

Découvrez pourquoi je shoote gratuitement !

« I shoot for free » est un groupe Facebook, disponible ici : I shoot for free . Je l’ai créé il y a environ deux semaines.

i shoot for free

Le principe est simple :

Qui ? 

– des photographes de tous niveaux
– des modèles de tous niveaux

Comment ? 

– Les photographes proposent des projets, des shoots en last minute
– Les modèles proposent des projets et répondent présent(e)s

Chacun est libre de proposer ce qu’il veut, de laisser d’autres photographe partager son idée, de participer ou non à un projet. La philosophie de base est l’échange et le partage entre les membres.

Pourquoi ? 

Les photographes ont besoin de s’exercer et ont parfois du mal à trouver des gens prêts à poser pour eux, et spécialement quand ils débutent.

Pourquoi j’en fais partie ? 

Déjà, parce que je suis à l’initiative de ce groupe. Ensuite, parce que c’est important pour moi de continuer à tester de nouvelles choses, de confronter ma créativité avec celle d’autres photographes, de découvrir de nouveaux visages à photographier. Aussi, j’ai toujours appris en partageant un shooting avec un photographe, quel que soit son niveau !

Des exemples de projets ? 

– Shoot at 5 AM :

David taquin - backstage
Backstage par David Taquin

 

Didier Toussaint a lancé l’idée de faire des portraits un jeudi matin à 5h. Le résultat est génial, nous avons fait cela sous la pluie mais j’ai adoré !
– Fencing in town : Julie est escrimeuse de haut-niveau et rêve d’avoir des photos d’elle illustrant son sport. Cela se fera ce samedi !
– Shoot après la pluie :

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Maude – Fuji XT1 – JPEG brut

J’ai lancé l’idée de shooter sous la pluie… qui s’est arrêtée et : magnifique lumière pour des portraits de Maude.
– Session Yoga en couple : Maylis a lancé l’idée de photographier un couple en séance de Yoga, cela aura lieu en juillet

Des photos ? Des avis ? 

J’ai demandé au sein de groupe à chacun de me donner un petit avis sur son expérience au sein du groupe ! J’illustre avec une des photos de l’auteur, qu’il soit modèle ou photographe.

didier toussaint
Didier Toussaint : Ce groupe est une initiative innovante, née d’un esprit de génie. La deuxième meilleure chose qui nous soit arrivée depuis l’Internet !

 

David Taquin - Chouette initiative qui permet de faire des rencontres d'apprendre de se perfectionner et d'évoluer. Le tout dans une ambiance conviviale
David Taquin – Chouette initiative qui permet de faire des rencontres d’apprendre de se perfectionner et d’évoluer. Le tout dans une ambiance conviviale Modèle, Ophélie Blockmans Ce groupe est vraiment une bonne initiative qui nous permet de rencontrer des gens, de découvrir des choses et se perfectionner. C’est donnant donnant, le photographe et le modèle y gagnent tout autant en expérience. En plus, c’est vraiment chouette !

 

Maude : Des shootings improvisés, qui permettent de laisser allez l'inspiration du moment. De belles rencontres que reflètent de belles images. Bref tout le monde y trouve son compte!
Maude : Des shootings improvisés, qui permettent de laisser allez l’inspiration du moment. De belles rencontres que reflètent de belles images. Bref tout le monde y trouve son compte!
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Céline Pourbaix – Ce groupe permet de rencontrer des passionnés de l’image, de l’imagination, de la technique et de l’esthétique… Au détour d’une rencontre, on découvre une personnalité qui nous touche, une personne qui nous inspire et/ou des lieux inédits. On se redécouvre aussi parfois à travers le regard d’un artiste. De belles rencontres humaines et des créations artistiques en tout genre ! Parce que …“Une image vaut mille mots » !!

 

Florent Letertre –  J’approuve cette initiative qui nous met toutes et tous en contact, facilement et rapidement… j’ai l’impression que ça ne fait que commencer.
Bien vu et merci pour cette idée.

Quelques photos que j’ai pu réaliser 

Santarelli (15 sur 17)
Maude au Fuji X30
Santarelli (58 sur 67)
Ophélie @ 5AM
Santarelli (56 sur 67)
Ophélie @ 5AM
Santarelli (3 sur 8)
Alexandra @ Bruxelles

 

Intéressé ? 

Pour poser ou pour shooter, vous pouvez nous rejoindre, le plus sympa étant de nous contacter par message Facebook avant de rejoindre le groupe !

Merci

Il me reste juste à remercier les gens qui partagent ce groupe avec moi depuis son lancement, j’y ai déjà découvert de nouvelles choses, et je pense que ça  ne va pas s’arrêter là.

Seb, pourquoi tu fais toujours les photos de la Ducasse de Mons ? C’est toujours la même chose !

Seb, pourquoi tu fais toujours les photos de la Ducasse de Mons ? C’est toujours la même chose !

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Je trouve cette question horrible et en même temps on me la pose plusieurs fois chaque année et il arrive aussi qu’on me la pose par rapport aux mariages. En cette veille de Petit Lumeçon, je prends le temps d’y répondre !

Pour moi, photographier la Ducasse de Mons c’est :

  • Montrer ma différence
    Des dizaines de photographes dans la ville, il faut réussir à se démarquer, trouver l’angle, le lieu, la manière de prendre en photo un événement pour que votre photo sorte du lot des milliers de photos qui seront disponibles les semaines suivantes sur les réseaux sociaux. Cette année, j’ai refusé de travailler sous contrat pour la Ville de Mons (comme je l’avais fait l’an passé pour le musée du Doudou), afin de pouvoir rester libre dans le style, dans ce que je photographie mais aussi afin de pouvoir partager mes images avec les Montois.

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    Descente de Chasse 2015
  • Un immanquable
    Pour un photographe montois, je considère cet événement comme immanquable. Je sais que les gens m’y attendent, que les gens connaissent les photographes de Mons au travers de leur photographies de Ducasse.
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  • Rencontrer des gens
    Chaque année, de plus en plus de gens me saluent. Que ce soit en me disant bonjour ou en me faisant un sourire. Je revois aussi en ville des couples dont j’ai pu réaliser les photos de mariage, c’est toujours une émotion agréable à partager ! C’est aussi pour ce contact humain que je fais le métier de photographe.

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    Mon ami Laurent, que je revois chaque année sur le kiosque !
  • Trouver les émotions
    Un folklore, c’est plein de liens, d’émotions. C’est quelque chose que j’adore chasser lorsque je fais mes reportages. Un premier combat pour l’un ? Un dernier pour l’autre ? Un ancien acteur qui salue ses amis acteurs ?  C’est ce que je vais essayer de retrouver.

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    Un dernier combat
  • Faire plaisir
    J’adore prendre des photos des gens que je connais lors de la Ducasse, pour leur offrir un souvenir de ce moment.
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  • Soutenir une association
    Chaque année, je vends mes photos au profit d’une association au travers de la page de « Toutes les photos de la Ducasse de Mons ». Pour moi, c’est important que le travail photographique garde une valeur (-> c’est pourquoi je ne donne pas les images gratuitement) mais ces images étant issues du folklore, de la vie de ma Ville, tant que je le peux, je préfère que les bénéfices que j’en retire aillent soutenir une action à ancrage local. Cette année les bénéfices iront soutenir l’action de l’UCL Mons en faveur de Make a Wish.

Pour toutes ces raisons, chaque année est différente et  je vous dis… à demain pour les photos du Lumeçon par et pour les enfants !