Interview de Ladra

Il y a quelques années, j’ai croisé Maylis dans le cadre de nos études. Elle a un parcours atypique par rapport à la plupart d’entre-nous, elle a osé se remettre en question après avoir travaillé quelques temps dans une société à Bruxelles, pour se concentrer sur le sens qu’elle voulait donner à sa vie, moment où la photo a pris une place plus importante pour elle. Son travail est super vrai, authentique et plein de sens à mes yeux.
Elle a également posé plusieurs fois pour moi, je me souviens d’une séance au Mont Panisel, pleine d’émotion saisies sur les images ou d’une séance plus intimiste dans le grenier des Creative Monkeys !
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Maylis chez Creative Monkeys

Maintenant, Maylis fait partie du groupe des sorties photos Mons et partage avec nous sa passion. Elle a d’ailleurs créé une page et un site au nom de Ladra.
 Je suis toujours surpris de l’angle qu’elle peut prendre lors d’une séance photo et de la manière dont elle arrive à voir certaines modèles, en leur offrant une seconde image. C’est pour ces raisons que j’ai eu envie de m’intéresser un peu plus encore à son travail.
Hello !
Maylis, Ladra, comment dois-je t’appeler ?
Maylis, c’est mon prénom
D’ou vient ce nom, Ladra, d’ailleurs ?
C’est une « longue » histoire. A la base, c’est un pseudo que je pensais inventer pour un jeu vidéo. Par après, un ami italien m’a dit que ça voulait dire voleuse. Mais bon, je l’ai gardé quand même. J’ai toujours signé mes dessins de ce pseudo et c’est venu naturellement pour les photos également. C’est devenu mon nom d’artiste finalement. 
Comment t’es venue l’envie de faire des photos ? De passer de l’autre côté de l’appareil ?
C’est vraiment venu quand j’ai remis ma vie en question. J’ai quitté mon premier job et la question de quoi faire après cette première expérience se posait. Pour y répondre (en partie), je suis partie en voyage et la photo a pris une plus grande place à ce moment-là car je voulais immortaliser ce que je voyais dans les autres pays. Mais je ne dirais pas que je suis passée de l’autre côté de l’appareil car je ne considère pas que j’étais déjà d’un côté ou d’un autre avant ça. J’ai servi de modèle une fois avant de commencer à faire des photos. C’était plus « je vous sers de modèle parce que vous en avez besoin et que c’est une nouvelle expérience pour moi » que vraiment pour vouloir devenir modèle. Etre photographe est vraiment ce qui m’intéresse le plus. La partie modèle me permet de savoir ce que ça fait pour ceux et celles que je photographie. Ca m’en apprends aussi sur le coté photographe finalement. 
Montre nous la photo dont tu es la plus fière ? Quelle est son histoire ?
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C’est difficile d’en choisir une mais j’adore celle-ci. J’adore tout ce shooting en fait. Je trouve qu’il véhicule vraiment quelque chose. Et il représente ce que j’adore : casser les images préconçues. Il est paradoxal de par le mélange de la douceur et la noblesse de la danse classique d’un côté et la dureté et le commun du lieux de l’autre. C’est aussi celui pour lequel j’ai eu le plus de retours non seulement positifs mais aussi « impressionnés ». Mon frère m’a dit : « Ces photos là sont dignes d’une professionnelle ». C’est son avis et je ne sais pas si tout le monde le partage mais ça fait chaud au coeur de l’entendre, ça rassure. On se sent valorisé, on sent son travail valorisé quand on entends ça et on en est fière. Surtout quand on ne fait des photos que depuis quelques mois. Ça encourage à continuer dans cette voie.  
Que t’apporte la photographie dans ta vie de tous les jours ?
Des rencontres, le développement de ma partie créative, de la reconnaissance. Ca a aussi un peu remplacé le dessin (que je pratique beaucoup moins) pour le côté échappatoire. Toutes les étapes apportent quelque chose d’énorme pour moi. Le shooting en lui-même permet de faire de magnifiques rencontres. Même si ça ne dure parfois que le temps de quelques heures, j’aime beaucoup ça.
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Mike by Ladra
Ca encourage ma créativité que j’ai tendance à minimiser. La photo me permet de me la remettre en pleine face et me rappeler qu’elle existe quelque part en moi. La reconnaissance pour les retours que j’ai et qui font du bien, qui mettent en confiance. Et l’échappatoire car on en a tous besoin d’un je pense. Le post-traitement me le permet car je suis dans mon monde et je fais ressortir ce que je ressens à ce moment-là particulièrement. 
Tu fais beaucoup de portraits, un autre domaine de la photographie qui te botte ?
Les villes étrangères et leur vie, l’urbex… Je fais moins d’urbex parce que je n’aime pas en faire seule et que la vie fait que j’en fais moins à présent. Mais ça reste quelque chose que j’adore. J’ai beaucoup de photos de portraits car le groupe « I shoot for free » les facilite. Mais j’ai encore toutes les photos de mon voyage à travers l’Europe à trier ! Et bientôt, le Canada, ça fera un peu varier les plaisir 🙂
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Comment nourris-tu ton inspiration ? Ton apprentissage ?
C’est en photographiant qu’on devient photographe ? 😀 J’apprends en faisant. Et beaucoup grâce aux autres photographes également (mon père, le groupe photo sur mons..). Mon inspiration, ça vient, ça part, ça dépend de mon humeur, de ma vie personnelle. Quand c’est là, ça vient de l’observation, de la curiosité. Je suis intéressée par beaucoup de choses et je suis vite impressionnée par ce que les gens peuvent faire alors si je ne peux pas toujours faire ces choses aussi, je peux au moins les photographier ! L’inspiration peut aussi venir des modèles en eux-mêmes. Quand je vois certaines personnes, parfois, je les relie directement à un projet ou à une idée. Comme ce fut le cas avec Lissa et le projet « studioddities ».
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Comment trouves-tu tes modèles ? Que doit avoir une personne pour devenir un de tes sujets photographique ?
Les modèles, je les trouve principalement via Facebook . J’ai des personnes qui commencent à me contacter via ma page. C’est une toute autre approche.
Une personne ne doit pas avoir des critères particuliers. Ce n’est pas une science exacte où il y a des cases à cocher pour entrer dans la sélection. C’est très subjectif et ça n’a rien à voir avec la beauté physique. Il faut « juste » que la personne m’inspire, justement puisqu’on parlait d’inspiration… Je n’aime pas faire des portraits pour dire de faire des portraits. J’aime avoir un contexte ou un thème derrière. Si la personne ne véhicule pas quelque chose, ne me fais pas « ressentir » quelque chose, j’aurai beaucoup de mal à faire de bonnes photos d’elle. Mais encore une fois, c’est subjectif. Il ou elle pourra ne pas m’inspirer mais trouver un autre photographe qui l’adorera comme l’inverse. 
Comment te vois tu évoluer ? Quels sont tes prochains projets ?
Des projets il y en a tellement ! Réalisables ou pas c’est une autre question ! Mais j’aimerais beaucoup photographier une session de tatouage, un barman ou une barmaid en plein travail, des coiffeu(se)s, des personnes dans leur passion dans leur art, dans leur métier, des sportifs, tester un mariage quand même, j’aimerais refaire de l’urbex. Puis il y a le Canada comme je disais avec un tour des US très probable. Ce qui fera aussi un projet au niveau photographique en plus d’être un projet personnel et professionnel. 
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Indian Culture by Ladra
Au niveau de l’évolution, je ne sais pas trop. J’aime garder la photo comme une passion plutôt que comme une source de revenus. Ce côté me fait un peu peur car on ne fait plus uniquement ce qu’on aime. Les collaborations deviennent des ventes et les modèles deviennent des clients. Et ça m’intéresse moins. Si la photo doit un jour me rapporter quelque chose, je préférerais que ce soit par des expositions. Mais bon, on verra les opportunités qui se montrent 🙂 J’aimerais aussi me former dans le graphisme histoire de pouvoir encore plus m’amuser sur le post-traitement.
As tu quelque chose à ajouter à ton propos ?
Ah, si tu me donnes libre cours au discours, je pourrais te taper un bouquin ! Donc je te remercierai simplement de m’avoir donner l’occasion de me présenter un peu plus, de m’avoir introduit à ce monde merveilleux via ce premier shooting de groupe et merci pour l’appareil photo que je t’ai racheté, c’est un compagnon parfait pour commencer, un petit objet qui regroupe déjà énormément de souvenirs inoubliables. Et je dirais que si des personnes veulent me contacter, que ce soit pour faire des photos, proposer un projet, ou simplement parler de l’intérêt commun pour la photo, qu’elles n’hésitent pas. Je répondrai toujours avec plaisir !
Un tout grand merci à toi de t’être tant ouverte au travers de cette interview, j’en ai moi-même appris davantage sur ta photographie. A quand tu veux  et bon voyage ! 😉
Pauline-
Pauline by Ladra

Saisir l’instant

Bonjour à tous !

La période en cours est fort chargée en mariages et reportages en tous genre mais je prends le temps de partager quelques mots avec vous, parce que j’ai eu cette discussion la semaine passée à un mariage auquel j’étais invité.

Un ami m’a demandé, « Seb, quand tu photographies un mariage, qu’est-ce que tu recherches comme image ? Qu’est ce qui va te différencier ?  »

Je lui ai répondu sur le moment mais je me suis dit que c’était une bonne occasion pour écrire un blogpost avec quelques images qui reflètent bien ce que j’ai recherché sur un reportage.

En fait, je cherche les émotions, les regards, les instants éphémères. L’idée est de prendre une photo qui sera différentes de la situation juste avant et juste après, et parfois, différentes de ce que les autres vont viser comme résultat.

Place aux images

  • L’instant d’après

Je trouve les photos de bisous intéressantes, classiques, illustratives d’un mariage mais je trouve les photos de l’instant d’après encore plus magiques ! Un geste de tendresse, un sourire, c’est à saisir !

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  • La pose lente

C’est risqué et jamais garanti, mais dans ce moment ou tout allait très vite, mettre une vitesse à 1/15 et appuyer, c’est peut-être s’offrir une image qui rendra la précipitation du moment.

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  • Le détail

Ceux qui connaissent mon travail savent que je remarque plein de petits détails tout au long de la journée, j’aime m’en servir et mettre le sujet principal en flou à l’arrière plan.

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  • Le reflet

A la limite de l’obsession, je cherche toujours à jouer avec les miroirs, les reflets dans les flaques d’eau, dans les vitres, etc. Ici, ça m’a permis de les laisser dans leur bulle, sans qu’ils ne ressentent de trop ma présence, et de les laisser vivre leur moment.

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  • Portrait

Dans mes débuts en photographie de mariage, la séance de portrait n’était pas un très bon moment. C’est un exercice différent de tout le reste de la journée. De saisir les souvenirs de manière discrète, je passe au rôle de metteur en scène d’une situation complètement artificielle. Ca ne me plaisait pas. Avec le temps, j’ai appris à « voir » les décors, à choisir les endroits avec plus d’esthétisme et à laisser mes amoureux à deux, je les laisse se parler, se sourire, communiquer.  C’est important pour moi de ne pas les laisser se figer trop longtemps. Maintenant, la séance de portrait est à chaque fois un nouveau défi. Dans le cas ci-dessous, je suis allé sur place un mois avant le mariage d’Alison et Kevin et quand j’ai vu cet arbre, l’arrière-plan qui se détachait à l’arrière, j’ai tout de suite su que c’est là que j’allais prendre mon premier portrait de la séance.

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  • Me laisser guider par le couple

Alison a préparé son mariage avec énormément d’investissement et d’attention. Elle souhaitait absolument avoir une image dans cette pose (captée sur Pinterest, super source d’inspiration by the way). J’ai choisi de faire cette image au niveau de la grille, afin de lui offrir un cadre et de garder le manoir à l’arrière-plan.

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  • Les chaussures

Très souvent, la mariée choisit ses chaussures en accord avec le thème de la journée ou bien en s’imaginant que personne ne les verra avant la soirée. J’aime attendre que l’occasion se présente et les inclure dans un portrait, ici pendant la cérémonie.

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  • Portrait pendant la cérémonie

Avoir deux poupées en cire sans émotion face à un curé sans émotion ne m’intéresse pas. N’importe qui dans l’assemblée pourra s’offrir une image de ce couple attentif mais intériorisant ce qu’il se passe. Ce que je vais chercher c’est un sourire, un regard, un échange de regard et déclencher à ces instants là. Cela m’apporte un brin de vie supplémentaire dans les images.

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  • Représenter

Quand je réalise un reportage, je cherche un permanence des images un peu décalée, plus symboliques que réalistes. Les mains symbolisent pour moi l’union entre ces deux personnes alors peu importe ensuite que les visages ne soient pas tournés ou que le reste de la photo ne suive pas, mon regard est figé sur le lien.

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  • Echange des consentements

Pendant l’échange des consentements, on a tendance à photographier celui qui s’exprime. Avec le temps, j’ai pu voir que ce qui amenait des images avec le plus de ressenti, c’est de photographier la personne qui le reçoit. Elle est en train de recevoir de très beaux mots de l’être aimé et de plus, comme elle ne parle pas, pas de micro et pas de mouvements de la bouche qui seraient disgracieux pour l’image !

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  • Un rien de chance

Je l’ai assez répété dans d’autres articles, les appareils Fuji que j’utilise ont plein de qualités mais sont en dessous de la concurrence en terme d’autofocus. Un appareil Canon/Nikon aurait accroché sans souci sur le couple et nous aurait offert une image aux détails précis.

En triant mes images, j’ai tout de suite gardé celle-ci, pour me rendre compte ensuite qu’en fait, techniquement, la mise au point n’était pas au « bon endroit ». Le sujet n’est pas totalement net mais… à cet instant précis , n’est-ce pas une bonne chose de leur laisser le moment pour eux ? De se dire que mon regard les a laissé à deux, avec un rien de distance, qui a amené le flou sur l’image ? Pensez-en ce que vous souhaitez mais cette image m’a plu, et je l’ai gardée 🙂

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  • La rafale

Je travaille de plus en plus en mode « sniper » comme le conseille Zack Arias. Attendre et saisir LA photo que l’on veut capter. C’est vrai que ça pousse à travailler son image. Pour certains moments d’action, je continue à utiliser la rafale afin de pouvoir saisir l’instant ou le regard exprimera beaucoup de chose, en même temps que l’action se passe.

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  • Ne pas hésiter

J’étais en train de réaliser ce portait d’Alison à pleine ouverture (= zone nette très faible et flou dans le fond, pour les moins photographes d’entre-nous). Je vois ses paupières initier un mouvement vers le bas et clic ! Je n’hésite pas une seconde, qui aurait été de trop.

J’ai la même image avec les yeux ouvert, 2 secondes plus tard mais celle-ci est plus forte pour moi, véhicule beaucoup plus de choses.

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  • Le lieu

Je sais que le choix du lieu est important pour le couple, je vais chercher à le mettre en valeur dans mes images, afin d’avoir des images pour cadrer la journée, quand on réalisera un album.

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  • Mes informateurs

Les enfants sont vrais, hésitent beaucoup moins que les adultes. Quand j’ai vu ce petit garçon regarder au travers de la vitre, j’ai apprécié la scène mais me suis dit qu’il regardait sans doute quelque chose d’intéressant.

 

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  • L’instant volé

Ce petit garçon m’a offert ce point de vue, un instant volé au couple, plein de vérité, un des rares moments pendant lequel ils ont pu se retrouver à deux au sein de cette journée.

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  • Les projections

Pendant les projections de diaporama sur la jeunesse des deux amoureux, je vais évidemment viser le couple mais également trouver les parents, frères et soeurs pour saisir leurs émotions quand les souvenirs sont évoqués.

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Voilà, je pense avoir pu résumer au travers de ces images, ce que je cherche comme images quand je photographie un mariage. N’hésitez pas à échanger avec moi suite à cet article, si vous cherchez d’autres images ou si vous souhaitez que l’on parle du reportage photo de votre futur mariage !

Interview de Santina Vaccalluzzo

Il y a quelques semaines, j’ai été invité à l’inauguration d’un nouveau studio photo dans la région montoise. C’est l’occasion pour moi de vous parler d’une des deux photographes de ce studio, que j’ai pu rencontrer dans le cadre des workshops personnalisés que je donne à propos de la photo de mariage.

J’ai donc interviewé Santina afin que vous puissiez découvrir son travail. Je pars du principe que les photographes gagnent beaucoup plus à s’entraider qu’à se concurrencer et suis donc content de mettre en lumière le lancement d’un nouveau concept dans la région.

Portrait volé de Santina durant le concert de Beverly Jo Scott
Portrait volé de Santina durant le concert de Beverly Jo Scott (c) Sébastien Santarelli

 

Hello Santina, qui es-tu ?

Je suis passionnée de photographie depuis que l’on m’a offert mon premier appareil photo… Cela doit faire 35 ans … D’abord autodidacte, 30 ans plus tard diplômée en photographie.


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De qui t’inspires-tu ?

De l’âme humaine, de la lumière, du quotidien, de l’actualité. Quelques photographes que j’aime beaucoup Bettina Rheims, Marc Lagrnage, Jim Marshall ….

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ndlr : Santina proposera ce type d’image en lumière continue dans son studio à Framerie.
Peux tu nous parler de ton projet, Freebird Studio ?

J’ai toujours eu l’envie de voler de mes propres ailes. Marc Ghisoland m’avait déjà proposé de reprendre le Studio il y a 3 ans mais je ne voulais pas être seule dans une boutique et un studio 5 jours sur 7,..  J’ai besoin de bouger …  Je n’étais peut-être pas prête à franchir le pas…
Je travaillais déjà comme photographe en activité complémentaire mais je n’aimais pas du tout mon job principal (gestion technique et administrative dans la construction). Je pensais donc de plus en plus à franchir le pas.
Et puis en 2014 maman a été gravement malade et cela m’a donné à réfléchir. On a qu’une vie … J’ai donc appelé Caroline car je savais qu’elle voulait aussi changer de Job … et puis voilà c’est là que tout à commencé …
Le nom Freebird est né en écoutant une chanson …. Freebird de Kriss Dane et puis aussi Freebirds des Lynyrd Skynyrd 🙂

SWAMP CABARET cover def ![4]

Comment nourris-tu ton inspiration photographique ?

J’ai besoin d’émotions heureuses ou malheureuses. En écoutant de la musique, en errant dans des endroits que j’aime, j’observe, j’écoute … en rencontrant des gens et en discutant .. L’humain est primordial. 

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On s’est rencontrés lors d’un mariage sur lequel tu m’as accompagné, j’ai le souvenir d’une personne sensible, partageant l’émotion de ses sujets en permanence, avec une impressionnante envie de progresser ! Quel souvenirs gardes-tu de cette journée ?

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Excellent souvenir. La partage de notre passion commune. La rencontre avec des gens aimants et heureux … le partage de moments de bonheur … C’était très intense…
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui débute la photographie ?

Se faire confiance, rester soi-même, laisser parler son instinct tout en gardant un minimum de technique, ne pas essayer de « faire comme » mais juste de s’en inspirer… et puis y croire s’accrocher … Rester positif, …. Y aller petit à petit….C’est difficile mais avec une bonne dose de pugnacité, beaucoup de positivité on peut y arriver … même si pour moi tout reste encore à faire 🙂

 

Merci Santina pour ces quelques mots, je te souhaite la réussite dans cette nouvelle entreprise !

Vous pouvez retrouver : 

Ophélie @ 5 AM

Je connais Ophélie depuis des années, je l’ai rencontrée quand nous pratiquions le même sport.

Il y a quelques semaines, mon ami Didier Toussaint propose un shooting photo à 5h du matin. Cela tombe justement lors d’un jour de congé pour moi et après les examens d’Ophélie.

4h du matin, je la rejoins chez elle, nous partons vers Mons. Je reçois plusieurs messages d’annulation de modèles et photographes qui devaient être là aussi.

Vu le temps (très pluvieux), je lui dis que j’ai envie de faire quelques photos avec les phares de la voiture, avant que l’on arrive au point de rendez-vous à Mons (ou nous attendaient 3 autres photographes), histoire d’être sûr d’avoir des images (j’avais peur de l’annulation du shooting).

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Ensuite, direction la grand-place de Mons. Mon ami Jean-Michel Renoirt n’a pas pris son appareil et se dévoue pour nous faire l’appoint de lumière.

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J’adore la rue des compagnons depuis que je suis enfant. La pluie sur les pavés ajoute quelque chose à mes yeux.

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Le Jardin du Mayeur m’inspire peu, j’en profite pour faire un portrait serré.

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On termine le shooting dans le parking au centre ville, un lieu bizarre si tôt dans la journée mais avec de grandes étendues et une lumière uniforme.

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Merci à Ophélie pour son courage sous la pluie.
Merci à Didier pour l’organisation
Merci à David pour ses photos backstage
Merci à Jean-Michel pour l’appoint de photons !

Découvrez pourquoi je shoote gratuitement !

« I shoot for free » est un groupe Facebook, disponible ici : I shoot for free . Je l’ai créé il y a environ deux semaines.

i shoot for free

Le principe est simple :

Qui ? 

– des photographes de tous niveaux
– des modèles de tous niveaux

Comment ? 

– Les photographes proposent des projets, des shoots en last minute
– Les modèles proposent des projets et répondent présent(e)s

Chacun est libre de proposer ce qu’il veut, de laisser d’autres photographe partager son idée, de participer ou non à un projet. La philosophie de base est l’échange et le partage entre les membres.

Pourquoi ? 

Les photographes ont besoin de s’exercer et ont parfois du mal à trouver des gens prêts à poser pour eux, et spécialement quand ils débutent.

Pourquoi j’en fais partie ? 

Déjà, parce que je suis à l’initiative de ce groupe. Ensuite, parce que c’est important pour moi de continuer à tester de nouvelles choses, de confronter ma créativité avec celle d’autres photographes, de découvrir de nouveaux visages à photographier. Aussi, j’ai toujours appris en partageant un shooting avec un photographe, quel que soit son niveau !

Des exemples de projets ? 

– Shoot at 5 AM :

David taquin - backstage
Backstage par David Taquin

 

Didier Toussaint a lancé l’idée de faire des portraits un jeudi matin à 5h. Le résultat est génial, nous avons fait cela sous la pluie mais j’ai adoré !
– Fencing in town : Julie est escrimeuse de haut-niveau et rêve d’avoir des photos d’elle illustrant son sport. Cela se fera ce samedi !
– Shoot après la pluie :

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Maude – Fuji XT1 – JPEG brut

J’ai lancé l’idée de shooter sous la pluie… qui s’est arrêtée et : magnifique lumière pour des portraits de Maude.
– Session Yoga en couple : Maylis a lancé l’idée de photographier un couple en séance de Yoga, cela aura lieu en juillet

Des photos ? Des avis ? 

J’ai demandé au sein de groupe à chacun de me donner un petit avis sur son expérience au sein du groupe ! J’illustre avec une des photos de l’auteur, qu’il soit modèle ou photographe.

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Didier Toussaint : Ce groupe est une initiative innovante, née d’un esprit de génie. La deuxième meilleure chose qui nous soit arrivée depuis l’Internet !

 

David Taquin - Chouette initiative qui permet de faire des rencontres d'apprendre de se perfectionner et d'évoluer. Le tout dans une ambiance conviviale
David Taquin – Chouette initiative qui permet de faire des rencontres d’apprendre de se perfectionner et d’évoluer. Le tout dans une ambiance conviviale Modèle, Ophélie Blockmans Ce groupe est vraiment une bonne initiative qui nous permet de rencontrer des gens, de découvrir des choses et se perfectionner. C’est donnant donnant, le photographe et le modèle y gagnent tout autant en expérience. En plus, c’est vraiment chouette !

 

Maude : Des shootings improvisés, qui permettent de laisser allez l'inspiration du moment. De belles rencontres que reflètent de belles images. Bref tout le monde y trouve son compte!
Maude : Des shootings improvisés, qui permettent de laisser allez l’inspiration du moment. De belles rencontres que reflètent de belles images. Bref tout le monde y trouve son compte!
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Céline Pourbaix – Ce groupe permet de rencontrer des passionnés de l’image, de l’imagination, de la technique et de l’esthétique… Au détour d’une rencontre, on découvre une personnalité qui nous touche, une personne qui nous inspire et/ou des lieux inédits. On se redécouvre aussi parfois à travers le regard d’un artiste. De belles rencontres humaines et des créations artistiques en tout genre ! Parce que …“Une image vaut mille mots » !!

 

Florent Letertre –  J’approuve cette initiative qui nous met toutes et tous en contact, facilement et rapidement… j’ai l’impression que ça ne fait que commencer.
Bien vu et merci pour cette idée.

Quelques photos que j’ai pu réaliser 

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Maude au Fuji X30
Santarelli (58 sur 67)
Ophélie @ 5AM
Santarelli (56 sur 67)
Ophélie @ 5AM
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Alexandra @ Bruxelles

 

Intéressé ? 

Pour poser ou pour shooter, vous pouvez nous rejoindre, le plus sympa étant de nous contacter par message Facebook avant de rejoindre le groupe !

Merci

Il me reste juste à remercier les gens qui partagent ce groupe avec moi depuis son lancement, j’y ai déjà découvert de nouvelles choses, et je pense que ça  ne va pas s’arrêter là.

Alex Wright chez Google Brussels Office

J’ai eu la chance de pouvoir prendre des photos chez Google à Bruxelles dans le cadre d’une conférence du biographe de Paul Otlet, Alex Wright.

Je partage avec vous quelques clichés de cette soirée (qui a fait plaisir à mon côté geek 😉 )

Merci au Mundaneum pour sa confiance dans l’exécution de cette mission.

De Canon à Fuji – Un point de vue tout personnel

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Mon dernier article sur mon chemin vers Fuji est celui-ci !

Tout est dit, si tu n’aimes pas me lire, tu sais déjà le principal, terminé bonsoir !

En passant, je ne suis pas sponsorisé, je paie le prix plein pour mon matériel Fuji et ne reçoit rien de Fuji qu’en j’en parle en bien (même pas un merci, ceci est un appel chez compte Twitter @FujifilmBE )

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Je suis un homme fou mais libre

Si tu veux en savoir plus, les prochaines lignes sont pour toi !

Il y a quelques mois, je vous parlais du Fuji X-M1 que j’utilisais de plus en plus en second appareil sur les mariages. J’avais découvert Fuji par Bert Stephani et quelques articles sur le net.

Depuis ce temps, j’ai été séduit par le Fuji x-T1 . On en disait beaucoup de bien sur les réseaux sociaux, Fred de K-pture avait faire le grand saut en n’utilisant que cela sur des mariage…

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Discussion avec de brillants photographes Fujiistes

Après m’être surpris à utiliser le Fuji X-M1 pendant une bonne partie d’un mariage de mai, j’ai décidé d’acheter le fameux X-T1. C’était l’occasion de discussion avec mon revendeur Fuji, ce cher Laurent !

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Avec un Fuji on peut même faire des f*cking wedding pictures presque trop vues !
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Ou d’autres moins classiques

Niveau optiques, il me manquait encore un grand angle en focale fixe donc je gardais du matériel Canon mais en août, j’ai couvert le mariage de Marlène et Thomas en 100% Fuji (merci Jorge pour le prêt de matériel).

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Préparatifs
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Vin d’honneur
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After-Wedding Session

Ils étaient très contents des photos, moi aussi et mon dos également (on en reparlera plus loin dans cet article).

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Seb content dans les toilettes du mariage

Je sais que d’autres sont en réflexion sur ce passage au Fuji et vais donc parler des points forts et faibles que j’ai identifiés. Il y a une foule d’articles du style sur le net, mon but n’est pas de vous faire un test objectif et neutre, il est bien là pour partager avec vous mes impressions, mon avis perso, ce que je ressens à l’utilisation de ces appareils !

Points forts

Santarelli (27 sur 45)
You rock baby !
  • Focales fixes
    Les focales fixes de Fuji sont terribles et bien plus abordables que leurs équivalent en Nikon ou Canon. Le rendu des focales fixe m’a toujours fasciné et maintenant je peux en profiter sans vider mon portefeuille et avec une qualité hors pair.
  • Prix
    Un appareil pro ça coûte cher mais globalement Fuji ne l’est pas (encore ? ). En effet, vous pouvez faire le calcul en allant sur Amazon ou sur des blogs de photographes dingues de chiffres mais pour un kit complet permettant de couvrir un mariage, on est à environ 40% de l’équivalent en Canon.
    Fuji est agressif en prix actuellement, mène des opérations avec des cash-backs qui sont différents dans les pays de l’UE, donc en jonglant avec cela, c’est la foire aux bonnes affaires !
  • Poids
    Un photographe ça a deux appareils sur lui ! Euuuuh oui mais deux gros Canon, ca pèse trop lourd! Là en Fuji, c’est un pur plaisir ; on est également à 40% du poids d’un équipement pro dans d’autres marques. Deux focales fixes et hop hop hop en avant ! Je n’ai plus mal à l’épaule le lendemain des mariages et me sens moins fatigué (oui je sais certains photographes vont me dire de faire de la muscu au lieu de changer de matériel : j’aime pas ça et je n’ai pas le temps).
    Puis, c’est un plaisir de pouvoir embarquer du matériel de qualité quand on file en voyage pour le boulot, sans devoir prévoir un supplément bagage.

    Santarelli (11 sur 37)
    Nancy

    Pour les séances portaits, c’est un bonheur également. La taille de l’appareil permet de rester proche de la personne photographiée, de ne pas créer une distance due à un appareil imposant qui crée une tension dans le/la modèle.

    Jean-Michel Renoirt
    Fanny qui n’a pas peur / Photo de Jean-Michel Renoirt (qui est passé au Fuji X100 S , soit dit en passant)

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    Qualité d’image pour les portaits
  • L’appareil parfait au quotidien
    C’est vraiment un top tant de qualité aussi portable !

    Santarelli (43 sur 45)
    Parce que au quotidien on s’amuse aussi avec l’appareil 🙂

    Santarelli (15 sur 24)
    Quelle vue chez Didier pendant une soirée Compta !
  • Le style
    Oui , c’est subjectif et c’est le passage métro-sexuel de l’article

    Santarelli (68 sur 442)
    Oui il y a du rose sur mon T-shirt et j’ai un sac en cuir sur le côté !

    mais perso je trouve ça plus classe de se balader avec un appareil au style vintage, bien fini, de qualité, que de se balader avec un gros bazar de 4kg avec un zoom 70-200 trop classe qui fait genre je suis photographe !

  • Les mises à jour de Firmware
    La philisophie de Fuji reste de proposer des mises à jour des appareils au fil du temps, permettant de mettre à disposition de nouvelles fonctionnalités, d’en améliorer certaines, etc et ça c’est top ! J’adore l’idée de ne pas acheter quelque chose de figé.
  • Le WiFi
    Comme beaucoup le savent, j’ai une fibre un peu geek et j’adore l’immédiat. Alors quand mon appareil me permet de diffuser en live une photo de William et Kate à Mons sur les réseaux sociaux, avant tout le monde et toute la presse locale : perso j’adore !

    Santarelli (33 sur 83)
    Cette photo est partie en live sur Facebook et a battu tous mes records de « J’aime » / « Share » !

    Santarelli (34 sur 83)
    Harry intrigué par mon appareil vintage (au moins c’est moi qu’il a regardé 😀 )
  • La qualité des JPEG
    Si la qualité des JPEG n’était pas au rendez-vous, la fonctionnalité précédente ne servirait à rien mais les images qui sortent de l’appareil, sans post-traitement sont souvent déjà très bonnes ! Ceci permet les diffusions live mais également de réduire le post-traitement.
    Pour ma part, le post-traitement m’amuse peu, je préfère passer du temps avec mon sujet à photographier que de passer des heures sur l’ordi à systématiquement reproduire les mêmes retouches. Fuji a fait des films photo pendant des années et cela se voit ! Leurs images sont terribles 🙂

Points faibles

Santarelli (27 sur 37)
Fuji casse les pieds
  • Absence de double slot
    La panique du photographe qui ne retrouve pas les images sur sa carte… chaque vrai photographe l’a au moins connue une fois ! Je m’étais juré de ne pas passer à Fuji tant qu’ils ne proposaient pas de double slot, qui permettent de prendre en direct un back-up des images sur une seconde carte.
    Après discussion avec des Fujiistes, j’ai compris que j’étais un parano. J’ai donc choisi de travailler avec deux appareils en permanence et de veiller à avoir des photos de chaque moment de la journée sur les deux boîtiers. Si nécessaire, mon client pourra, en option, me contraindre à travailler avec un appareil disposant de cette option.
    Je veille à backuper mes images dès le retour des mariages, en plusieurs lieux physiques.
  • Ce p*t**n d’autofocus
    Alors lui, même si :
    – à l’utilisation on commence à le dompter
    – de mise à jour en mise à jour il s’améliore
    – il est super précis quand il fonctionne
    Il y a toujours ce p*t**n de moment immanquable pendant lequel il te lâche et BOUM une photo toute floue.
    Enfin, c’est un problème de luxe de ne pas rater une seule photo. De toute façon celui qui vous raconte qu’il ne rate jamais une photo parce qu’il a du matériel venu de la planète Mars : ma main à couper qu’il va vous servir de la m*rde sur un plateau.
    Mais cher Fuji, améliore nous encore cela s’il te plait 🙂
  • La batterie
    – Même si certains disent qu’en utilisant juste le viseur numérique, et en faisant attention blablabla on arrive à faire 400 photos avec une batterie sur un XT-1. –
    Je trouve que c’est un point faible. Je suis plutôt à 300 à 450 images selon les utilisations mais aussi dépendant de la durée d’utilisation évidemment et de plusieurs paramètres (WiFi ou pas, relecture des images, tri sur le boitier, etc etc). Bref, si tu achètes un Fuji, achète des batteries et assume que tu as un appareil qui bouffe de l’énergie comme une maison mal isolée.

Et pourquoi seulement maintenant ce switch? 

Je n’étais pas vraiment pressé, j’attendais l’amortissement comptable de mon précédent matériel (on ne se refait pas) mais une super offre chez Fuji UK m’a permis de craquer plus tôt. En effet, à l’achat d’un X-PRO 1 , je recevais deux objectifs ( 18 et 27 mm) gratuitement ! Je vais certainement en revendre un des deux prochainement et le Fuji X-M1 (qui m’a beaucoup plu mais on ne peut pas tout garder). Donc globalement, l’opération ne me revient pas très cher et … suivre Fuji m’a souvent porté chance en photo !

I tried to receive such a deal in Belgium but… it was not possible. Special thanks to Fujifilm UK and Amazon UK. And so sorry dear @FujifilmBE but I prefer money in my pocket than in yourse.

Après réflexion et utilisation, je me rends compte que ce matériel correspond à ma vision de la photographie. A une photographie discrète, en douceur, sans confrontation brutale avec l’objectif. Pour moi, la discrétion et la qualité de ce que j’offre à mes clients est primordiale. Fuji n’est donc pas la panacée, c’est juste le matériel qui convient le mieux aujourd’hui à ma vision actuelle de la photographie. Comme le matériel photo évolue et que ma photographie évolue également, je ne promets pas de rester Fujiiste jusqu’à mon dernier clic mais je pense pouvoir m’amuser beaucoup avec mes Fuji dans les années qu viennent !

Je ne veux donc pas m’attirer les foudres des fanatiques des autres marques, je  respecte évidemment tout ceux qui se retrouvent davantage dans d’autres types de matériel, qui correspondent mieux à leur travail.

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D’ailleurs Canon c’est cool !

Comme vous le lisez, je suis un convaincu passionné. J’espère que je ne vous ai pas lassé avec toutes ces lignes. N’hésitez pas à me poser vos questions en commentaire de cet article, à le partager sur les réseaux sociaux, à l’aimer, etc etc etc

MERCI

Sorties photos Mons

Il y a deux ans, Lam et moi avons fait le constat que nous avions plein d’amis intéressés par la photographie (de tous niveaux), qui avaient envie d’occasions pour pouvoir shooter et progresser.

Nous les avons d’abord réunis autour d’un verre et ensuite autour de thèmes photographiques.

Santarelli (7 sur 18)
Première étape

Nous avons parlé de logiciel de retouche libres, de la couleur dans la photographie, etc
Nous avons shooté autour de la macro-photographie, du portrait studio, du grand-angle, etc

Nous avons visité le musée de la Photo à Charleroi mais aussi la Photokina à Koln.

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Portraits de Fabrice, fan des années 70
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Lors de notre première sortie à la foire de Mons
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Sortie grande-angle
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Partage autour des images
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Photokina à Koln
Santarelli (60 sur 81)
Photokina à Koln
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Première sortie portraits
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LE talk de Zack Arias à la Photokina

Vous l’aurez compris, nous sommes des passionnés !

Lors de notre dernière sortie, je présentais un atelier sur le portait avec une partie plus théorique (présentation orale) et une partie pratique (shoot par 4 autour d’une des 3 modèles présentes ce soir là).  J’en profite pour remercier Maylis, Fanny et Louise !

Quand j’anime un atelier, c’est l’occasion pour moi de réfléchir sur la manière dont je prends mes images mais aussi d’être surpris par les images des participants !

Thomas est initialement un client, passionné de photo, il nous rejoignait pour la première fois et à su surprendre Fanny dans une attitude naturelle :

Thomas Godart
Fanny par Thomas Godart

Jean-Michel a su capter une chouette expression de Maylis

Jean-Michel Renoirt - 2
Maylis par Jean-Michel Renoirt

Et m’a offert une image back-stage dont le jeu d’ombre me plait particulièrement.

Jean-Michel Renoirt
Backstage de moi-même en train de shooter Fanny, par Jean-Michel Renoirt

Fanny est passée de l’autre coté de l’appareil l’espace d’un instant :

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Moi-même par Fanny

Gaétan nous offre ce portait, pris dans l’hôtel de ville :

Gaétan 1
Fanny par Gaétan Santarelli

Et saisit cette image différente des autres, près de la Grand-Place

Gaétan Santarelli
Maylis par Gaétan Santarelli

Contre-jour avec la lampe LED par Florent :

Florent Letertre
Fanny par Florent Letertre

Portrait de Maylis sur la Grand-Place :

Florent Letertre2
Maylis par Florent Letertre

Lumière maîtrisée par Catherine

Catherine 2
Maylis par Catherine

J’ai été agréablement surpris par cette photo de détail de la tenue de Maylis.

Catherine
Détail par Catherine sur la tenue de Maylis

Lam joue avec les ombres de Louise

Lam
Louise à contre-jour par Lam
Lam2
Fanny par Lam

Vincenzo nous surprend avec ce portrait en noir et blanc.

vincenzo d
Maylis par Vincenzo Di Caro

Vous l’aurez remarqué, au niveau du post-traitement et de la qualité du capteur utilisé, tous le monde ne se bat pas à armes égales. Pour moi ce n’est pas l’important, il m’importe peu de voir l’image parfaite débarquer sur notre groupe par la suite. Ce que j’aime, c’est quand quelqu’un arrive à saisir une expression, une émotion ; quand il arrive à se dépasser lui-même pour prendre des images qu’il ne pensait pas pouvoir prendre techniquement.

Enfin, voici ma contribution à cette sortie :

Tout d’abord une photo prise avec la lumière d’un lampadaire et l’appoint d’une lampe de poche LED :

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Louise par Sébastien Santarelli

Le making of par mon ami Vincenzo

Vincenzo
Making of de la photo précédente, par Vincenzo Di Caro

J’avais ensuite envie de me servir de la structure d’Arne Quinze comme arrière-plan pour un portrait :

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Fanny devant l’oeuvre d’Arne Quinze, par Sébastien Santarelli

Enfin, je voulais tester le contre-jour avec mon nouvel éclairage LED :

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Fanny par Sébastien Santarelli

L’entrée sur le groupe se fait uniquement sur proposition d’adhésion par un des membres, et acceptation de cette candidature par les autres membres donc si ce genre de sorties vous intéresse et qu’on se connaît, contactez-moi.

Petit détail, la participation à ces ateliers est entièrement gratuite pour tous.

Comment avoir un fond flou ? Réponse à un internaute

Il y a quelques jours, j’ai reçu cet e-mail. Comme ma réponse allait sans doute en intéresser plus d’un, j’ai choisi d’y répondre sur le blog.
N’hésitez pas à me dire si ce genre d’article vous plait.

Bonjour Sébastien , je suis l’heureux propriétaire et novice d’un Fuji xm1 avec lequel j’arrive à faire de très belles photos de paysages en manuel, les bokeh je n’y arrive pas! si vous pouvez me donner quelques conseils sur les réglages que vous mettez en mode « m » , de la même façon pour des portraits …les mode préréglés visage doux , visage dans le mode plusieurs sélections; je ne les trouve pas efficaces … Quelle est donc votre ruse pour réduire à juste titre la profondeur de champ pour avoir des portraits américains avec une bonne netteté du visage sans trop de relief non plus . Merci d’avance pour ces petits conseils qui m’aideront à réussir ce type de clichés (bokeh et portrait ) N.b: au fait merci pour votre astuce du flash qui ne fonctionne pas en mode silence, je commençais à m’énerver , j’étais prêt à le retourner au Sav lol. — Benoit V

Envoyé de mon iPhone

Bonjour Benoît,
Le bokeh est cet effet de flou, qui survient hors de la profondeur de champ (la zone hors de celle sur laquelle on a fait la mise au point).

20140302-090443.jpg

Il y a plusieurs paramètres qui peuvent l’accentuer :
la taille du capteur : l’effet sera plus fort, à autres réglages identiques, sur un capteur plein format , là où nous avons un capteur plus petit de moitié dans les Fuji. Evidemment, pas très facile de jouer sur ce paramètre après l’achat de l’appareil 🙂
l’ouverture de l’objectif : au plus l’ouverture est grande, au plus la profondeur de champ sera petite et donc la « zone floue » importante.
20140302-091223.jpg

la distance entre le sujet et l’appareil : au plus la distance entre le capteur et le sujet sera petite, au plus l’effet sera prononcé (réduction de la profondeur de champ).
20140302-090356.jpg

la focale : au plus la focale est importante, au plus l’effet sera marqué. Vous avez déjà sans doute remarqué qu’il était plus facile d’avoir cet effet à 50mm qu’à 16mm.
20140302-090855.jpg

En rassemblant donc mes différents propos ci-dessus, on peut retenir que si vous souhaiter avoir l’effet de flou maximal avec votre matériel existant, il faudra : ouvrir le diaphragme à son maximum, mettre l’objectif au maximum de sa focale et réduire la distance avec le sujet et vous. Si vous avez envie de vous faire plaisir dans un objectif qui facilitera tout cela, Fuji propose un 35mm 1.4 et désormais un 56mm 1.2.

La forme du bokeh va être influencée par la forme du diaphragme (pour des raisons que l’optique géométrique peut expliquer), on retiendra qu’au plus le nombre de lamelles qui composent le diaphragme est important, au plus sa forme sera arrondie et appréciée des photographes.

A propos des portraits, je n’utilise jamais les « modes » de l’appareil puisque je tire exclusivement en RAW. La plupart du temps, je tire en mode A, justement pour pouvoir avoir là main sur la profondeur de champ. Donc les portraits, je les réalise en appliquant tout ce que je viens d’expliquer ci-dessus.

Toutes ces notions sont abordées (et beaucoup d’autres) lors de mes workshops, rejoignez ma page Facebook pour rester au courant de leur organisation.

Beau dimanche à tous !

PS : les photos de cet article ne sont pas toutes issues du X-M1 mais nous parlons de généralités en photographie, elles illustrent donc chaque point repris ci-dessus.