Séance photo en pleine nature – la première après le confinement

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Cela faisait plus de trois mois que je n’avais plus réalisé de portraits autres que des autoportraits. J’avais hâte et en discutant avec Eléonore, on a eu envie de faire quelques portraits tout simples, en pleine nature.

Je teste un nouveau format pour le partage aujourd’hui, une petite vidéo sur les lieux du shoot pour vous partager ma manière de procéder. Si ce format vous plait, n’hésitez pas à m’en parler ou à commenter, afin que je puisse me motiver à faire les efforts nécessaires pour continuer !

D’un point de vue matériel, comme vous le verrez sur la video, très simple : un appareil et deux objectifs (35mm et 56mm).

J’ai adoré retrouver ces sensations et ai hâte de remettre cela en portraits ou en séances familles.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
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Le Fujifilm XF-10

Une fois n’est pas coutume (ou deviendra coutume), mon feedback cette fois-ce se passe sur ma chaîne YouTube !

Vous y trouverez mon avis sur le Fujifilm XF-10, après une semaine de tests. Pas un test technique ou approfondi, mais un ressenti personnel sur la bête en une bonne dizaine de minutes.

Le lien pour le trouver sur Amazon : ICI

Le lien pour le trouver chez Photo Galerie : https://www.photogalerie.com/appareils-photo/compact-numerique/compact-fuji/serie-x/fujifilm-finepix-xf10-black 

Quelques exemples de photos prises avec le Fujifilm XF-10 :

La lumière du matin, la lumière du soir

Depuis plus de deux ans, je travaille à Bruxelles et prends le train 4* semaine. Ces trajets m’ennuient et une manière de les rendre utile est, pour moi, d’embarquer mon Fuji xt10 et de prendre quelques images, que je publie souvent en story sur Instagram, parfois en post.

Le tout sans retouche donc, histoire de se forcer à travailler correctement à la prise de vue 🙂

Ces lumières, surtout en cette saison, me passionnent ! J’adore prendre quelques minutes pour les observer, puis pour les figer sur l’appareil !

Celle-ci a été prise un matin en gare de Mons.

la précédente et la suivante sur le pont au dessus du ring à Mons

Et cette au travers d’une vitre dans le train , du côté de Soignies, si j’ai bonne mémoire, un matin d’octobre !

N’hésitez pas à me rejoindre sur Instagram pour voir ces images en story ! Https://Instagram.com/sebienmoi

[Mariage] – Le beau mariage d’Elise & Jérémy et de l’importance d’avoir un second shooter !

Je connais Jérémy depuis 2013 pour avoir travaillé avec lui au sein de la même équipe dans la société EASI, basée à Nivelles. Lorsqu’il m’a annoncé son mariage, j’ai été impatient de pouvoir réaliser les photos de celui-ci. Travaillant dans le graphisme et photographe à ses heures perdues, j’étais persuadé que j’allais pouvoir m’exprimer entièrement lors de ce mariage.

Je prendrais sans doute le temps un jour de vous parler en détails du matériel qui m’accompagne lors d’un mariage mais à ce stade :

Je vous présente ici une courte sélection des images remises à mes amis, je me tiens à votre disposition pour vous partager davantage d’images, à la demande.

Tout à commencé de bonne heure dans le Brabant Wallon avec une robe suspendue devant une fenêtre

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Mes fabuleux clients nous avaient préparé un lunch à emporter dans la voiture ! Charmante attention !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
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Ensuite, séance maquillage avec une maquilleuse pro, qui avait amené son miroir avec lampe, sujet éclairé au top !

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J’adore observer les mains lors des journées de mariage, elles sont assez révélatrices du ressenti des deux amoureux, et ce à tout moment. Utile pour une image ou l’autre, mais aussi simplement pour capter encore d’avantage l’état d’esprit dans lequel sont mes sujets.

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Ensuite, on a filé chez Jérémy, pour quelques photos de ses préparatifs (je vous passe la photo de son boxer à macarons colorés, cela reste dans sa sphère intime), et vous partage une petite photo de famille toute classique, dans cette pièce pleine de lumière.

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Ensuite, direction le Chateau de la Hulpe pour quelques photos du couple et des familles. Elise attend son prince dans l’allée.

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Comme vous le voyez sur la prochaine photo, le temps n’était pas au beau fixe (pluie fine) mais nous avons pu réaliser ces images sereinement, entre-autre grâce aux parapluies prévus en masse !

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Je vous ai déjà parlé de ce que j’aimais saisir comme moment et l’importance que j’accorde à des images authentiques et vécues, jusque pendant la séance de couple et c’est encore ce que j’ai recherché cette fois, en saisissant par exemple ce sourire :

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Ou ce moment câlin quand je leur demande de regarder vers l’étang pour jouer avec les couleurs déjà automnales en ce début octobre.

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Parfois, quelques images plus classiques pour la postérité.

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Ensuite, direction l’église, qui ressemblait à tout sauf à une église classique telle que l’on pourrait la connaître dans ces petits villages. Les mariés ont une position centrale, face au célébrant et l’assistance prend place tout autour d’eux, dans une ambiance très lumineuse !

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Dès l’arrivée dans l’église, je sens que l’émotion va être présente. et je ne me trompe pas, dès l’entrée d’Elise, je suis servi et cela continuera à dose constante jusqu’à la fin de la célébration.

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« Vous pouvez embrasser la mariée… »

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Comme d’habitude, je reste attentifs aux regards, juste après les baisers, qui sont parfois tendres, parfois protecteurs, mais très souvent plein de sentiments !

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A la fin de la célébration, beaucoup de photographes que j’ai pu observer au travail quittent l’église en premier afin d’avoir une bonne place pour la sortie des mariés. Je dis STOP ! Vous aurez de toute facon une bonne place, si vous sortez juste avant le couple et que vous reculez dans les gens, qui s’écarteront avec bienveillance. Si vous y allez trop tôt, vous risquez :

  • de rater ces moments assez intenses au coeur de l’église
  • que quelqu’un vous passe devant à la sortie des mariés puisqu’il aura déjà oublié votre présence.

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Comme annoncé, je sors juste avant les mariés, en reculant et hop hop hop c’est dans la boîte.

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Ensuite, nous nous rendons à la salle pour les photos de groupes. Classiques.

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Et moins classiques.

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La déco de la salle est soignée, avec entre-autre des impressions type Polaroïd qui attirent mon oeil de passionné.

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Les discours toujours suivis de belles embrassades.

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Le gâteau pendant lequel j’utilise systématiquement la lumière des feux de Bengale pour éclairer mes sujets.

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Pour suivre, quelques diaporama sur la jeunesse de nos amoureux.

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Le moment également de replonger sur les mains pour un détail, avec alliance.

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L’ouveture du Bal, c’est à ce moment que j’aime varier les lumières en utilisant :

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En mariage qui se respecte, je suis parti peu après « Les sardines » de Patrick Sébastien !

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En complément de la journée, Jean-Michel Renoirt m’a accompagné afin que je puisse lui partager encore davantage ma manière de travailler et de lui permettre de s’exercer à ce qui constituera une petite surprise pour Elise et Jérémy, à retrouver en fin d’article !

Disposer d’un second shooter m’a permis de voir apparaître quelques images bien complémentaires des miennes, que ce soit par le cadrage différent lors de moments clés ;

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Le focus et angle différent

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Des images très « moment volé’

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un focus sur les mains avec une chair de poule d’émotion, qui complète encore davantage à merveille la série. 
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Un autre angle sur un moment sympa :

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Et enfin, une série d’image argentiques en noir et blanc que Jean-Michel a développée lui même dans son labo personnel, et dont il a fait cadeau aux mariés !

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Merci à mes mariés pour leur confiance et à Jean-Michel pour la compagnie et toute l’attention prêtée à mes conseils !

J’ai été très heureux de pouvoir réaliser ce reportage et de pouvoir partager ma photographie avec un second shooter, et avec vous aujourd’hui au travers de cet article !

Interview modèles

Bonjour à tous !

Leïla à Bruxelles
Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j’en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )

Depuis quelques temps, je me suis intéressé à différents photographes autour de moi, en essayant de comprendre comment ils abordaient la photographie, vous pourrez facilement retrouver ces interviews sur mon blogs.

Je suis aussi passé plusieurs fois de l’autre côté de l’appareil en posant pour Didier Toussaint, Jean-Michel de JMR Photos, Santina de Freebird Studio ou Mélanie Jouret mais je voulais vraiment comprendre le resssenti, le vécu et les attentes des modèles. J’ai donc décidé de lancer une série d’interview, vers quelques modèles avec qui j’ai quelques contacts, en leur posant systématiquement les mêmes questions.

Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j'en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )
Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j’en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )

Nous commençons dès aujourd’hui avec Juliane Grandjean et je continuerai à vous les partager au rythme d’une par semaine, jusqu’à épuisement :-)))

Bonne lecture !

De vrais portraits lors de la séance photo de votre mariage

  • expliquer aux futurs mariés avec qui je vais travailler le type d’image que je vais réaliser
  • expliquer aux photographes qui me suivent comment je réalise ces images

Voici les deux objectifs de cet article. 


Dans les clichés de la photo de mariage, il y a ces photos bien classiques, avec :

  • la tête des deux mariés dans un cadre
  • Une bouteille de mousseux que l’on débouche en saisissant l’instant ou la mousse jailli vers les verres gravés de petits coeurs
  • Des photos bien posées avec un sourire de communiant, face à l’objectif .

Personnellement, ce n’est pas du tout ce que je recherche aujourd’hui. Je respecte tout à fait les gens qui réalisent ou aiment ces images, mais ce n’est pas ma tasse de thé pour l’année à venir. Je préfère la même chose que ce que je fais lors des séances photos avec une personne : me concentrer sur les gens, partir d’eux et saisir leur image au sein de l’environnement qui nous est offert.

J’adore cette phrase :

“Photography is about capturing souls, not smiles.”
Dragan Tapshanov

Je n’ai pas encore la prétention de photographier des âmes mais c’est davantage ce que je recherche, par rapport au sourire 🙂

En terme de technique, il n’y a pas de secret, si ce n’est s’adapter à l’image que l’on doit prendre et réagir vite (pour ne pas louper l’instant) et de manière sereine (un mec qui maîtrise rassurera davantage son/ses modèle(s) qu’un photographe du dimanche qui tremble sur l’appareil à la première image sous-exposée qu’il réalise).

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Séance photo sous la pluie avec Vanessa Rahal, photographe montoise. Photo réalisée à Mons. C’est la première image de la série, je la vois comme quelqu’un de fort, sûre d’elle , qui fait du très bon travail : je trouve un endroit décoré de lumière à l’arrière-plan, je me place sous la ligne de son regard, je la centre et Clic !

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Séance photo avec Kim au Mont-Panisel à Mons, fin de ses études, je la sais en grand questionnement sur le début de sa vie pro, je le sens dans les images et lui  demande de souffler un peu (=pour qu’elle évacue son stress et revienne à la sérénité). Elle ferme les yeux et ressent le vent sur elle, je me rends compte que c’est l’image que je veux et Clic ! (image imparfaite, la ligne d’horizon est inclinée, j’aurai pu donner plus d’air au sujet dans le cadre, mais j’aime beaucoup cet instant).

 

Pour les portraits de mariage, mon but est de photographier la douceur, l’amour, le lien qui unit les personnes, au delà des tenues et de leur présence ce jour là dans l’endroit qu’on aura choisi ensemble.

J’adore laisser les mariés se regarder, se parler, en me tenant à quelques mettre et en les laissant vivre. Ils vivent un beau moment, ils sont dans un des rares moments à deux ce jour-là et me fais donc aussi discret que possible. (ce n’est pas pour leur faire plaisir, c’est surtout pour capter mes vraies images :-))) )

Je dois rarement demander aux couples de s’embrasser. Ils se sentent à deux, s’aiment, nous sommes le jour de leur mariage, il ne faut normalement pas se forcer pour que ce type de moment tendre arrive quand on leur a demandé de se tenir face à face et que l’on a « disparu ».

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Séance photo avec Raphaëlle et Clément, au Château de la Rocq dans le Brabant wallon.

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Abbaye de Nizelles en hiver.

Pour l’image suivante, mon appareil photo est posé par terre et les mariés m’ont déjà oublié, ils se regardent et ont déjà la photo avec ce vieux petit mur dont ils m’avaient parlé avant le jour-J.

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Photo réalisée dans la région de Bruxelles.

J’adore accentuer encore le fait que les mariés sont à deux, isolés et non en interaction avec moi, leur photographe, en incluant un élément à l’avant plan, qui donnera une touche de couleur et deviendra flou vu sa distance avec le couple, cela rend encore plus l’impression de distance, de discrétion, de naturel.

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Photo réalisée dans la région de Tournai.

Parfois, la magie opère toute seule, nous sommes à Charleroi dans un parc, à l’entrée avec une vasque de fleurs mauves devant moi et mes mariés du jour sont déjà en train de respirer le bonheur, face à face, à 4m de moi !

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Quand je souhaite une image avec un regard de face des mariés, j’ai l’habitude de leur demande de se regarder, je les laisse discuter puis le demande d’un ordre clair et précis de regarder vers mon objectif et clic ! L’important pour moi est de saisir le premier regard, celui qui brille et qui est un vrai regard direct.

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Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Evidemment il m’arrive aussi de prendre une photo pour la cheminée des parents (comme j’ai l’habitude de le dire aux couples avec qui je travaille). C’est à dire une image qui soit un peu plus intemporelle, moins liées à cette chasse aux instants naturels qui fait la photographie d’aujourd’hui et qui  pourra se retrouver sur la cheminée pendant des dizaines d’années

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J’espère que ces quelques mots vous auront éclairé sur les photos de couple pendant les reportages de mariage et je reste évidemment à votre disposition en commentaire ou par tout autre moyen de communication pour en discuter avec vous 😉

Liens:

L’auteur de cette belle phrase : http://www.tapshanov.com/ 

Saisir l’instant, ma vision de la photo reportage

Mon portfolio

 

Le GAS et le jeu de « Qui a la plus grosse ? « .

Beaucoup de gens (amis, connaissance, collègue) me demandent ce qu’ils doivent acheter comme nouvel appareil photo (parce que tu vois Seb, mon appareil il est vieux et il fait de mauvaises photos). Je vais tenter de les éclairer au travers de cet article. 
A l’intérieur de moi, une petite voix répond systématiquement : « Ce n’est peut-être pas l’appareil qui fait de mauvaises photos ? «  mais histoire de ne pas perdre des amis ou des clients potentiels, j’émets le même avis de manière plus nuancée.

Quand vous avez un boîtier reflex  ou hybride et quelques bonnes optiques (= à mon sens au moins une focale fixe, type Canon 50mm 1.8), je pense que techniquement, vous avez le nécessaire (sauf si vous voulez faire des photos d’oiseaux à 250 mètres ou bien des portraits à la lumière de la lune mais je parle d’une utilisation classique, dans le cadre familial). Ensuite, il faut se former et pratiquer.

L’analogie est simpliste mais si je ne prends aucun cours de conduite automobile sur circuit, il m’est peu utile d’investir dans la dernière voiture de course à la mode, si ce n’est pour son apparence.

Santarelli (2 sur 7)

En photo, c’est la même chose. Les boîtiers disponibles même en entrée de gamme offrent des performances tout à fait acceptables, si vous les exploiter à fond !

Par exemple, j’avais fait des photos de tennis avec un Canon 1000D il y a quelques années

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Canon 1000D

J’ai fait des portraits avec un Fuji X30

Maude au X30
Maude au X30

ou un x-M1, qui sont respectivement un compact et un boitier entrée de gamme.

Chloé au X-M1
Chloé au X-M1

Dans le cadre des sorties photos que l’on organise à Mons avec quelques amis, je pense organiser un atelier lors duquel on aura à disposition un parc de vieux appareils numérique de qualité médiocre, pour réaliser des photos sur un thème déterminé (tremblez jeunes gens :-)))) )

Parmi les photographes pros,  les discussions tournent malheureusement trop souvent autour de « Tu as vu le dernier boitier de XXXX, et ses 234 images/secondes ? « , « Seb, tu fais quoi avec un X-PRO1, ce boitier qui a tant d’année et un AF aussi lent ? »

Ce phénomène devient, pour les gens contaminés,  le GAS – Gear Acquisition Syndrom. Le GAS c’est le fait de penser qu’en en achetant toujours plus, on va progresser.

Je suis clairement passé par cette phase, quand j’avais mon 50D grippé et un 70-200 monté autant que possible dessus, mais depuis, j’ai remis les choses en question et j’en viens même à me dire qu’au plus votre matériel est discret, banal et connu, au plus vous serez discret, au plus vous mettrez votre modèle à l’aise, ce qui correspond au style d’image que je veux créer.

Je reste un passionné qui aime travailler avec de bons outils mais utiliser l’existant à 100% fait maintenant partie de mes objectifs 🙂

 

Le mariage de mes amis

 

 

Le mariage de mes amis est toujours un moment délicat pour moi. Accepter de réaliser leurs photos est une responsabilité énorme (que j’accepte d’assumer) mais certains d’entre-eux ne veulent pas me voir travailler toute la journée de leur mariage, mais bien la partager avec eux, comme un simple invité.

En tant qu’invité, le mariage d’un proche reste un moment particulier, que je souhaite immortaliser à ma manière également, et je vais vous expliquer comment. J’ai utilisé deux mariages différents pour illustrer cet article.

Dans le sac

  • un boitier ( Le Fujifilm X-T10 est parfait pour ce genre d’utilisation, compact et qualité d’image irréprochable).
  • 35 mm 1.4 (Optique polyvalente, à grande ouverture).
  • Eventuellement une seconde optique, si j’ai en tête de faire qqch de particulier comme image (grand angle ou 56mm 1.2)

Mes rapports avec le photographe officiel

De part l’approche différente que j’ai des mariages de mes amis, je n’ai pas besoin d’être au coeur de l’action lors des moments phares. Je laisse cette place à l’officiel. Mon souhait est justement de varier les angles, de prendre plus de risque pour avoir une image différente des images classiques. Ca se passe donc souvent très bien le jour du mariage à leur côté. D’ailleurs je réalise mes images sans éclairage d’appoint, histoire de ne pas influencer leurs choix de lumière.
Ceux qui me connaissent savent que la concurrence me stimule, me donne envie de me dépasser et de faire des images au moins aussi belles que celles de l’officiel. Cette pression positive va m’aider à pousser ma créativité pour avoir une belle série d’images à offrir à mes amis.

Le jour J 

Je vais me mêler à l’assistance la plupart du temps , pour avoir mon regard d’invité sur le mariage, et pas forcément celui de photographe. Tout mon matériel rentre dans ma besace en cuir noir, qui me permet de rester un invité plus ou moins normal 🙂
N’ayant pas la pression du résultat, aucune obligation de remettre un reportage complet, je vais uniquement chasser les moments que je souhaite capter, comme par exemple ce regard :

Santarelli (9 sur 106)

C’est aussi l’occasion de prendre des angles que je prends difficilement quand j’ai la responsabilité du reportage. Sur cette image par exemple, j’ai choisi de me placer derrière Aurélie, en laissant le coté ouvert devant elle, pour illustrer son déplacement vers son futur mari. Lors d’un reportage dont j’ai la responsabilité, c’est difficile de prendre cette image, puisque j’ai la préférence pour le moment qui suivra (échange entre le papa et sa fille, puis avec son futur beau-fils), avec une courte focale.

Santarelli (27 sur 106)

Moment que j’ai pu saisir du centre de l’allée centrale de l’église.
Santarelli (29 sur 106)

L’allée centrale est un bon point de vue, depuis lequel on gène rarement le photographe officiel, puisqu’il est très rarement juste en face de moi. C’est aussi un angle de vue qui permet de contextualiser avec le choeur à l’arrière-plan et les invités de chaque côté.

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A la sortie, je les les places de choix aux photographes et caméraman, et me concentre sur le moment à saisir.

Santarelli (0058 sur 0093)

Un petit cliché classique de temps en temps, pour ne pas perdre la main ;-))

Santarelli (0060 sur 0093)

Pendant les discours, j’ai un avantage de taille sur les officiels : je connais les deux protagonistes et sens donc beaucoup plus facilement qu’à l’habitude quand l’émotion va arriver.

Santarelli (0065 sur 0093)

Pendant la soirée, je travaille sans flash, cela permet souvent d’avoir des images différentes des autres, qui rendent bien la douceur du moment. En effet il y a le risque que l’image soit floue si la lumière est trop faible, mais c’est un risque à prendre.

Santarelli (80 sur 106)
Pour moi, le mariage de mes amis, c’est aussi essayer de nouvelles choses, comme ici le fait de réaliser une dizaine de photos du mariage en Instax, en marge du Photo Booth que j’ai réalisé pour eux,  afin qu’ils puissent en profiter dès le lendemain matin.

Santarelli (0073 sur 0093)

Le mariage de mes amis, c’est un bon moment à partager avec eux, en oubliant de faire des photos de certains moments, qui ne seront que des souvenirs dans nos esprits parfois embrumés en fin de soirée (ça aussi c’est une différence avec les reportages officiels 😉 ).
C’est être sur les photos de groupe, et ne pas devoir attendre que l’on aille chercher Tata Lizette qui est partie aux toilettes quand on devait faire la séance des photos de famille.
Enfin, le mariage de mes amis, c’est leur offrir quelques images de leur mariage, comme je les ai vues et vécues ce jour là, pour qu’il puissent compléter leurs souvenirs.

Portraits de nuit avec la blogueuse Yumi à Mons !

Ce jeudi-là, journée fatigante au boulot, envie de me changer les idées. Je rentre à la maison, prêt à m’affaler dans le fauteuil et j’ai soudain une envie plus photographique que glandouillarde, sortons faire quelques portraits de nuit !
Cet article sera à moitié 3615 mavie et comportera également quelques explications sur le déroulement de ma séance, qui plaisent à mes amis photographes. Axé sur le partage, cet article comportera les lieux en commentaire des photos.

Je passe une annonce sur le groupe Facebook IShootforfree.be et Yumi me contacte directement ! Yumi est blogueuse et publie régulièrement sur : http://www.theyumiblog.com , elle a également récemment répondu à une interview pour le Flair ! Bref, on s’accorde en quelques minutes et il me reste à préparer du matériel.

S’agissant d’une séance improvisée, dans Mons, juste après la pluie, je n’ai pas envie de m’encombrer de kilos de matériel mais bien de partir léger !

  • Fujifilm X-T10
  • 35mm 1.4
  • Lampe Led
  • Flash Yungnuo et déclencheur

Le matériel du jour

Le tout rentre dans ma besace en cuir, c’est donc parfait !

Je pars une quinzaine de minutes à l’avance pour repérer quelques spots (la pluie menace, s’il pleut il faudra être efficace, pas le temps de traîner à trouver des endroits sympas).

De nuit, je shoote systématiquement en Noir et Blanc sur le boitier, quitte à revenir à la couleur ensuite lors du post-traitement mais il est beaucoup plus facile d’exploiter des lumières de températures différentes en restant sur un aperçu en Noir et Blanc. Le viseur électronique du Fuji facilite également la prise de vue dans ces conditions.

On s’est donné rdv devant Ste Waudru, en plein centre ville, j’ai repéré ces lampes qui dessinent une ligne de fuite, je décide de commencer par là. Pour la lumière, contrairement à mon habitude, j’utilise d’entrée un flash , ciblé sur le visage afin de déboucher les ombres créées par les lampes qui viennent du sol (la lumière qui vient du bas est rarement flatteuse). Le flash est tenu par mon bras gauche, tendu, afin d’être aussi perpendiculaire que possible par rapport au visage de la modèle.

Je sais que sur cette première image, les cheveux se mêlent au fond et que les bonnes pratiques enseignent de mettre une lampe à l’arrière pour détourer le contour de la tête mais j’aimais bien le fait que le visage se retrouve isolé sur l’image.

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Ste Waudru de Mons

Yumi est très expressive, joue facilement avec les expressions de son visage, ce qui permet de ne pas devoir guider la modèle mais juste de faire en sorte qu’elle se sente à l’aise et éventuellement de lui indiquer vers quelles émotions aller.

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Ste Waudru

Ensuite, on remonte vers le centre ville, en s’arrêtant à la Cour du Bailly où j’ai repéré une lampe à la température chaude, que je souhaite confronter à ma lampe Led (température froide) pour aller chercher une image très chaude lors du post-traitement. J’insiste pour que Yumi se décolle du mur, afin de pouvoir, à pleine ouverture, décoller sur visage de ce vieux mur, qui apparaîtra flou sur l’image.
Lors de la prise de vue, j’obtiens cette image, qui me plait déjà beaucoup.

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Cour du Bailly

Le post-traitement visé me permet d’obtenir l’image qui suit (parce que oui le post-traitement fait partie du travail photographique et non il ne sert pas uniquement à compenser les erreurs faites à la prise de vue, comme certains le pensent sans doute encore 😉 )

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Cour du Bailly

Ensuite, je lui demande de s’assoir et je profite du fait que l’endroit donne le sentiment d’être dans un endroit clos pour lui demander de mettre en valeur ses tatouages.

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Cour du Bailly

Ensuite, direction la rue du 11 novembre pour quelques images devant un mur clair sur lequel la lumière vient se réfléchir.

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Rue du 11 novembre

On termine à la rue à degrés (que j’apprécie de jour comme de nuit) pour quelques dernières images laissant apparaître ses tatouages.

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Rue à degrés

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Rue à degré

Et une dernière image, à contre-jour, type de lumière que j’affectionne particulièrement !

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Rue de la Poterie

Après ces images, les soucis de la journée au bureau étaient bien loin de moi, et j’étais empli de satisfaction. On a prévu de refaire une séance avec Yumi, dans de meilleures conditions (en attendant, profitez-en pour aller flâner sur son blog !).
Au travers de cette séance, j’ai pu m’aérer l’esprit mais également illustrer le fait que l’on peut réaliser de chouettes images, dans des conditions météo moyennes, et avec un minimum de matériel avec soi !

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Tu as un blog et souhaite collaborer ? Envoie moi un petit msg sur fb, ou un e-mail ! 
Tu n’es pas d’accord avec ce que je raconte ? Dis-le moi ! 
Tu es photographe et souhaite rejoindre www.ishootforfree.be ? Contacte moi ! 

After-Wedding Session Alison & Kevin

 

 

 

 

Dimanche 04 octobre, Alison et Kevin m’ont donné rendez-vous dans un petit bois, en plein milieu des Ardennes belges.
Vous retrouverez sans doute quelques similitudes avec des photos de leur session d’engagement ou de leur mariage, c’était évidemment recherché 🙂

Niveau matériel, tout à été fait à 35 ou 56 mm, avec le duo  Fujifilm X-T10 et X-T1.

Place aux images :

 

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

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Voilà qui cloture ma collaboration avec Alison et Kevin pour les photos autour de leur mariage. Ca a été un plaisir de travailler avec eux, depuis les premières photos au centre de Bruxelles, à cette dernière image en Ardennes. Merci à eux pour leur confiance.