Des photos de famille à Mons

Photo réalisée en fin de journée pour profiter d’une lumière chaude

J’ai déjà réalisé plusieurs fois des photos pour Adeline et François depuis le reportage de leur mariage.

C’est fois, ce sont des photos de famille qu’ils désiraient après cette période de confinement, et nous avons choisi de rejoindre le Bois-là-Haut (Mont Panisel) entre Mons et Hyon pour réaliser ces images.

Je vous laisse profiter des images, vous verrez que j’ai essayer de leur offrir :

  • Des images à 4
  • Des portraits des enfants seuls et à deux
  • Des portraits de couple (dont un rappel d’une photo du mariage 😉 )
  • Des images qui racontent le déroulé de la séance.

Salut l’artiste

Ce samedi, je ressens le besoin de vous parler d’un aspect de la photographie auquel on est parfois confronté : la mémoire de nos proches.

Photographe : Gaétan Santarelli

Mon frère a perdu un pote récemment, et sa photo fut choisie pour le faire-part. Toujours difficile mais aussi l’occasion de révéler une fonction particulière de nos images : la mémoire.

La première fois, et la plus marquante

La première fois, pour autant que je m’en souvienne, que l’on m’a demandé si on pouvait utiliser une de mes images pour un faire-part, je pense que c’était pour le grand-père d’un marié dont j’avais effectué le reportage photo.

Le plus marquant à mes yeux fut le jour ou l’arrière petite-fille de la personne disparue m’a accueilli lors de la livraison des photos à ses parents par un « Mamy elle est partie ». La spontanéité et la simplicité de cette petite fille m’a envoyé directement dans les yeux toutes les photos que j’avais prises de cette personne lors du reportage.

Quelques souvenirs d’un moment

J’ai pu croiser ce garçon lors d’une activité d’un groupe de photographe sur Mons lors de laquelle on réalisait des portraits de lui avec ses instruments. Quand on photographie une personne, on découvre son intimité l’espace du temps partagé, on se sent connecté à lui, on l’aide à s’exprimer, à exprimer qui il est. C’est un moment court, mais intense, systématiquement.

Le rôle de la photographie

Lors des premières fois, c’était assez bouleversant et révélateur pour moi de comprendre que la photo signifiait aussi de figer l’image des personnes qui disparaitront un jour. Cela ajouta encore davantage de sens pour moi dans l’exercice de ma passion, de mon travail. Aujourd’hui, j’ai malheureusement déjà du fouiller plusieurs fois mes archives pour partager des images avec les familles, et c’est toujours une sensation particulière de partager finalement peu de chose, que ces quelques images parmi les milliers de photos déjà faites, mais qui gardent une valeur extrêmement forte pour les proches.

D’un point de vue très personnel, je ressens à chaque fois avec la même intensité la tristesse du moment. Ce souvenir est également ce qui me pousse à photographier des scènes de vie de mon quotidien, d’amis autour d’un verre, posés en terrasse ou dans mon salon, des éclats de rire, des éclats de vie.

Salut

Puissent les quelques notes de ce musicien résonner encore longtemps dans la mémoire de ses amis, de ses proches, des personnes qui ont croisé son chemin. Il a vécu son rêve de musique bien trop peu longtemps, mais il l’a vécu, et en cela je l’admire en cette journée particulière.

Puisqu’un regard sur une personne n’est pas unique, je vous laisse sur l’image faite de lui par mon amie Maylis dont j’affectionne tellement les images, quelques mois après la séance avec les autres photographes :

Photographe : Ladra

L’histoire des photos de Ducasse 2020

Le confinement m’a amené à consacrer beaucoup plus d’attention à l’exercice de l’autoportrait.

Quand tu vois ton pote qui ramène 250 pintes à la sortie de Ste Waudru après la Descente de Chasse

C’est un exercice que je trouve excessivement compliqué à principalement parce que ma photographie est basée sur l’observation, sur le fait de ressentir le moment et d’appuyer sur le déclencheur. Tout ceci m’est compliqué dans l’autoportrait.

A la veille de la non Ducasse 2020, je me suis retrouvé à boire quelques mousses avec une amie proche dans la cour de la maison et une fois la vue sur cette guirlande lumineuse, j’ai eu envie de tenter quelques images. J’ai réfléchi à ces images pendant 24h puis me suis lancé.

Au niveau setup :

  • Lampe led réglable en intensité qui permet de gérer l’équilibre entre la lumière sur le sujet et l’ambiance. J’ai ce modèle sur Amazon.
  • X-PRO2 56mm et 35mm , le duo classique pour mes séances de portrait. Il permettent de bien jouer avec un flou dans le fond de l’image et donc de permettre de suivre le délire que j’avais en tête d’imaginer des scènes de Ducasse.
  • Une bière pour cadrer l’ambiance « Ducasse »
  • Une guirlande lumineuse IKEA attrapée aux soldes il y a quelques années.
  • L’application Fuji Cam remote qui permet de voir ce que voit l’appareil photo, en direct, et de déclencher l’appareil.
Quand ton pote regarde davantage les bières que tu ramènes que ta tête

Ensuite, il a fallu se déconnecter des aspects techniques, appuyer sur le déclencheur en pensant à des scènes de Ducasse. Pour moi, sans doute la partie la plus créative de l’exercice et finalement la plus drôle.

Finalement, ces images font partie du post qui a généré le plus de réactions sur ma page sur les 12 derniers mois ^^. Pour ceux qui ne les ont pas toutes vues, elles sont ici :

Séance photo en pleine nature – la première après le confinement

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Cela faisait plus de trois mois que je n’avais plus réalisé de portraits autres que des autoportraits. J’avais hâte et en discutant avec Eléonore, on a eu envie de faire quelques portraits tout simples, en pleine nature.

Je teste un nouveau format pour le partage aujourd’hui, une petite vidéo sur les lieux du shoot pour vous partager ma manière de procéder. Si ce format vous plait, n’hésitez pas à m’en parler ou à commenter, afin que je puisse me motiver à faire les efforts nécessaires pour continuer !

D’un point de vue matériel, comme vous le verrez sur la video, très simple : un appareil et deux objectifs (35mm et 56mm).

J’ai adoré retrouver ces sensations et ai hâte de remettre cela en portraits ou en séances familles.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

La lumière du matin, la lumière du soir

Depuis plus de deux ans, je travaille à Bruxelles et prends le train 4* semaine. Ces trajets m’ennuient et une manière de les rendre utile est, pour moi, d’embarquer mon Fuji xt10 et de prendre quelques images, que je publie souvent en story sur Instagram, parfois en post.

Le tout sans retouche donc, histoire de se forcer à travailler correctement à la prise de vue 🙂

Ces lumières, surtout en cette saison, me passionnent ! J’adore prendre quelques minutes pour les observer, puis pour les figer sur l’appareil !

Celle-ci a été prise un matin en gare de Mons.

la précédente et la suivante sur le pont au dessus du ring à Mons

Et cette au travers d’une vitre dans le train , du côté de Soignies, si j’ai bonne mémoire, un matin d’octobre !

N’hésitez pas à me rejoindre sur Instagram pour voir ces images en story ! Https://Instagram.com/sebienmoi

2019, une année différente ! 

La photographie occupe mes weekends, des soirs en semaine, et mon esprit très souvent depuis le début de ma vie professionnelle.

Je viens de vivre une saison de mariage intense, pleine d’images & d’émotions, avec des couples adorables mais la fatigue est là, de plus en plus forte chaque année malgré que j’ai déjà choisi de réduire le nombre de reportages de mariages que je réalise annuellement.

J’ai pu m’éclater sur chaque mariage , saisir un maximum d’instants magiques , jusqu’au dernier mariage du 07 octobre lors duquel la lumière était magnifique et les deux amoureux juste parfaits !

Depuis mes débuts , j’ai pu rencontrer un tas de photographes de mariages géniaux , les mêmes que ceux que j’observais avant et des nouveaux , qui maintenant sont des gens avec qui je peux rire autour d’une bonne bière.

J’ai aussi pu voir plusieurs amis ou connaissances lancer leur business dans la photographie, et les voir progresser , s’amuser.  Je pense à Santina, Chloé, David , Jean-Michel , Thomas , sans doute d’autres, et tout récemment Jeremy !

J’ai, par ailleurs et sans prétention, une vie professionnelle bien remplie et cette année , je ressens le besoin de m’offrir une pause.  J’ai aussi consacré beaucoup de week-ends à cette activité , en m’oubliant un peu dans toute cette histoire.  J’ai envie de pouvoir vivre plusieurs week-end d’été de suite sans devoir me soucier de retouches photo ou de clients à livrer; sans devoir décliner des moments en famille parce que je n’ai pas un week-end de libre sous 4 semaines , sans être pressé d’aller dormir le vendredi parce que le samedi sera une journée de 15h de travail.

En 2019, je ne ferai qu’un seul mariage, en juin, pour lequel je me suis déjà engagé et qui s’annonce déjà magnifique et plein de douceur !

Deux amis photographes, Marie et David ont accepté que je leur transmette les demandes que des clients potentiels me feront cette année. Ils vous offriront un service de qualité, dans lequel le client est au centre de leurs préoccupations, point bateau mais très important à mes yeux.

Pour ma part, je ne vais évidemment pas arrêter la photographie , qui reste une passion et une manière de m’exprimer. Je vais juste me consacrer à photographier d’autres moments , plus personnels , des proches , des instants quotidiens , des amis , des lumières.

 

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Sortir les yeux du train ! #sncb #train #photography #morning #sun #soignies #photographer #picoftheday #fuji #fujifilm

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J’adore sortir avec mon appareil et tirer le portrait d’un ami autour d’une bière ; saisir une lumière matinale incroyable ou juste promener mon appareil une journée, en ayant l’option de ne pas être inspiré par quoi que ce soit.

Je pense aussi insuffler un nouveau dynamisme dans le groupe « sorties photo mons » pour renforcer les éléments de partage entre passionnés et professionnels de l’image.

Je reprendrai la réflexion sur mon positionnement dans le monde de la photographie l’an prochain , à la même période , afin de vivre 12 mois de repos.

Vous pourrez suivre mes aventures de près sur Instagram, et d’un peu moins près sur ma page Facebook.

Merci pour tous vos feed-backs cette année , vos likes, vos commentaires , les moments partagés.

Au plaisir de revivre de formidables aventures photographiques avec les passionnés d’entre vous ,

Sébastien

The World of Steve Mc Curry – Mon avis sur l’expo !

Cette année, nous avons la chance d’accueillir à Bruxelles l’exposition de Steve Mc Curry, « The World of Steve Mc Curry ».

Si vous ne voyez pas de qui je veux parler à cette ligne, regarder cette photo, plonger dans les yeux de cette jeune femme et vous vous direz « ha oui, cette photo ! »:

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

 

J’ai eu l’occasion d’aller la visiter avec mes amis des sorties photos Mons, une bonne dizaine de passionnés qui ont pris la route pour rejoindre la capitale, en ce beau dimanche.

On article va s’articuler en 3 parties, pour vous donner mon humble avis sur l’expo, le travail et ce que j’en retire. Les photos que j’ai prises sur place n’ont pas vocation à reproduire les oeuvres, mais bien à vous montrer comment elles sont disposées, pour vous donner envie d’aller les voir !

L’expo

Dès l’entrée, on est plongé dans une multitude de photos (il y en a 200 exposées), avec la sensation d’être un peu oppressé par toutes ces images dispersées en haut, en bas, devant soi, derrière soi. A quelques exceptions près, les images sont exposées sans ordre particulier, laissant le visiteur déambuler dans la vie de Steve Mc Curry. Je pense que la sensation recherchée par la scénographie est clairement de nous montrer la multitude d’images et la constance du travail de l’artiste au travers des époques.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

J’ai particulièrement apprécié ce reportage de guerre, qui paraît s’être déroulé hier, alors qu’il date d’il y a environ 40 ans…

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
A l’entrée, on reçoit un audio guide pour obtenir un commentaire sur 50 images de l’expo. Là, j’ai fait l’erreur de le demander en Français, le mec lit en articulant chaque syllabe comme à un cours de diction, c’est un peu pénible. A refaire, je prends la version originale, par l’artiste lui-même.

D’un point de vue technique, ce téléphone portable des années 90 est un peu désuet et moche mais ça a le mérite de fonctionner.

The World of Steve Mc Curry

J’ai déjà visité d’autres musées dans lesquels l’audioguide se déclenchait automatiquement (Bluetooth) au passage devant une oeuvre, c’était pas mal (sur l’audioguide ou sur une application mobile, soit dit en passant).

Le travail

Même si les images finales sont esthétiques, je ne reste pas fan du travail de Steve Mc Curry en lui-même. Les images sont retravaillées sur certains détails (comme les yeux qui sont systématiquement brillants et mis en valeur), ce qui diffère pas mal de ma manière de voir la photographie, d’autant plus quand les images sont publiées par des magazines, je trouve que le côté « reflet d’une réalité » prend alors,  d’autant plus de sens.
Notons que ce travail est assumé par l’artiste puisqu’on peut en voir quelques détails dans une des vidéos jouxtant l’exposition des photos. Il n’est reste pas moins que le travail est abouti , constant, les images bien construites et que l’on a sans doute beaucoup à apprendre de ce Monsieur. La constance du travail au travers des lieux et des années est terriblement impressionnante.

Ce que j’en retire

  • L’importance de la composition, du « Less is More », l’idée de simplifier son image en minimisant les élément que l’on y place, pour en simplifier la lecture et obtenir une image plus impactante.
  • L’importance du moment de la journée pour photographier une scène. Plusieurs fois dans le commentaire audio, Steve Mc Curry précise qu’il est venu prendre plusieurs fois la même image, à des moments différents pour obtenir l’image désirée. Depuis le début de cette année, j’ai mon appareil avec moi chaque matin et chaque soir pour les trajets vers le boulot, j’ai déjà pu observer toute l’importance de choisir son moment, sa lumière.
  • La sensation que ce gars à le sentiment d’une vie accomplie, d’avoir figé ce qui l’entourait toute sa vie, ce qui le porte dans un bonheur apparent que l’on peut percevoir au travers des vidéos dans lesquelles on le voit s’exprimer.

Et bien sûr, un bon moment avec mes amis photographes :

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

 

Pas besoin d’être photographe pour apprécier cette exposition, je vous la conseille à tous, c’est un plaisir pour les yeux et vous pourrez terminer la journée dans 3 de mes lieux préférés à Bruxelles :
– Le Cirio pour boire un verre dans une ambiance bruxelloise
Corica pour acheter du café authentique
Dandoy pour leurs biscuits et leurs petits coeurs en massepain cuit !

 

Toutes les infos pratiques de l’expo : https://tempora-expo.be/the-world-of-steve-mccurry/ 

Interview modèles

Bonjour à tous !

Leïla à Bruxelles
Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j’en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )

Depuis quelques temps, je me suis intéressé à différents photographes autour de moi, en essayant de comprendre comment ils abordaient la photographie, vous pourrez facilement retrouver ces interviews sur mon blogs.

Je suis aussi passé plusieurs fois de l’autre côté de l’appareil en posant pour Didier Toussaint, Jean-Michel de JMR Photos, Santina de Freebird Studio ou Mélanie Jouret mais je voulais vraiment comprendre le resssenti, le vécu et les attentes des modèles. J’ai donc décidé de lancer une série d’interview, vers quelques modèles avec qui j’ai quelques contacts, en leur posant systématiquement les mêmes questions.

Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j'en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )
Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j’en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )

Nous commençons dès aujourd’hui avec Juliane Grandjean et je continuerai à vous les partager au rythme d’une par semaine, jusqu’à épuisement :-)))

Bonne lecture !

De vrais portraits lors de la séance photo de votre mariage

  • expliquer aux futurs mariés avec qui je vais travailler le type d’image que je vais réaliser
  • expliquer aux photographes qui me suivent comment je réalise ces images

Voici les deux objectifs de cet article. 


Dans les clichés de la photo de mariage, il y a ces photos bien classiques, avec :

  • la tête des deux mariés dans un cadre
  • Une bouteille de mousseux que l’on débouche en saisissant l’instant ou la mousse jailli vers les verres gravés de petits coeurs
  • Des photos bien posées avec un sourire de communiant, face à l’objectif .

Personnellement, ce n’est pas du tout ce que je recherche aujourd’hui. Je respecte tout à fait les gens qui réalisent ou aiment ces images, mais ce n’est pas ma tasse de thé pour l’année à venir. Je préfère la même chose que ce que je fais lors des séances photos avec une personne : me concentrer sur les gens, partir d’eux et saisir leur image au sein de l’environnement qui nous est offert.

J’adore cette phrase :

“Photography is about capturing souls, not smiles.”
Dragan Tapshanov

Je n’ai pas encore la prétention de photographier des âmes mais c’est davantage ce que je recherche, par rapport au sourire 🙂

En terme de technique, il n’y a pas de secret, si ce n’est s’adapter à l’image que l’on doit prendre et réagir vite (pour ne pas louper l’instant) et de manière sereine (un mec qui maîtrise rassurera davantage son/ses modèle(s) qu’un photographe du dimanche qui tremble sur l’appareil à la première image sous-exposée qu’il réalise).

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Séance photo sous la pluie avec Vanessa Rahal, photographe montoise. Photo réalisée à Mons. C’est la première image de la série, je la vois comme quelqu’un de fort, sûre d’elle , qui fait du très bon travail : je trouve un endroit décoré de lumière à l’arrière-plan, je me place sous la ligne de son regard, je la centre et Clic !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Séance photo avec Kim au Mont-Panisel à Mons, fin de ses études, je la sais en grand questionnement sur le début de sa vie pro, je le sens dans les images et lui  demande de souffler un peu (=pour qu’elle évacue son stress et revienne à la sérénité). Elle ferme les yeux et ressent le vent sur elle, je me rends compte que c’est l’image que je veux et Clic ! (image imparfaite, la ligne d’horizon est inclinée, j’aurai pu donner plus d’air au sujet dans le cadre, mais j’aime beaucoup cet instant).

 

Pour les portraits de mariage, mon but est de photographier la douceur, l’amour, le lien qui unit les personnes, au delà des tenues et de leur présence ce jour là dans l’endroit qu’on aura choisi ensemble.

J’adore laisser les mariés se regarder, se parler, en me tenant à quelques mettre et en les laissant vivre. Ils vivent un beau moment, ils sont dans un des rares moments à deux ce jour-là et me fais donc aussi discret que possible. (ce n’est pas pour leur faire plaisir, c’est surtout pour capter mes vraies images :-))) )

Je dois rarement demander aux couples de s’embrasser. Ils se sentent à deux, s’aiment, nous sommes le jour de leur mariage, il ne faut normalement pas se forcer pour que ce type de moment tendre arrive quand on leur a demandé de se tenir face à face et que l’on a « disparu ».

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Séance photo avec Raphaëlle et Clément, au Château de la Rocq dans le Brabant wallon.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Abbaye de Nizelles en hiver.

Pour l’image suivante, mon appareil photo est posé par terre et les mariés m’ont déjà oublié, ils se regardent et ont déjà la photo avec ce vieux petit mur dont ils m’avaient parlé avant le jour-J.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Photo réalisée dans la région de Bruxelles.

J’adore accentuer encore le fait que les mariés sont à deux, isolés et non en interaction avec moi, leur photographe, en incluant un élément à l’avant plan, qui donnera une touche de couleur et deviendra flou vu sa distance avec le couple, cela rend encore plus l’impression de distance, de discrétion, de naturel.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Photo réalisée dans la région de Tournai.

Parfois, la magie opère toute seule, nous sommes à Charleroi dans un parc, à l’entrée avec une vasque de fleurs mauves devant moi et mes mariés du jour sont déjà en train de respirer le bonheur, face à face, à 4m de moi !

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Quand je souhaite une image avec un regard de face des mariés, j’ai l’habitude de leur demande de se regarder, je les laisse discuter puis le demande d’un ordre clair et précis de regarder vers mon objectif et clic ! L’important pour moi est de saisir le premier regard, celui qui brille et qui est un vrai regard direct.

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Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Evidemment il m’arrive aussi de prendre une photo pour la cheminée des parents (comme j’ai l’habitude de le dire aux couples avec qui je travaille). C’est à dire une image qui soit un peu plus intemporelle, moins liées à cette chasse aux instants naturels qui fait la photographie d’aujourd’hui et qui  pourra se retrouver sur la cheminée pendant des dizaines d’années

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J’espère que ces quelques mots vous auront éclairé sur les photos de couple pendant les reportages de mariage et je reste évidemment à votre disposition en commentaire ou par tout autre moyen de communication pour en discuter avec vous 😉

Liens:

L’auteur de cette belle phrase : http://www.tapshanov.com/ 

Saisir l’instant, ma vision de la photo reportage

Mon portfolio

 

Interview de Carole Coulon

Bonjour à tous ! 

De retour tout début 2017 avec un article que j’ai en stock depuis quelques semaines déjà (honte sur moi Carole, lis ceci comme mes plus plates excuses :-))) ) . 

Le travail de Carole m’a interpelé, je la suis depuis quelques temps sur les réseaux sociaux et j’adore ce qu’elle fait : à l’opposé de mon travail, avec les mêmes outils (Fuji). 

Je trouve ses images pleines de douceur et de sensibilité ! Je vous laisse découvrir la personne et ces images au travers de ces quelques mots : 

 

  • Qui est Carole ? Peux tu te présenter en quelques mots/lignes ? 

J’ai 39 ans et suis introvertie et romantique, à la fois rêveuse et pragmatique. J’adore les chats, la lecture, le bon vin, la cuisine italienne, les parfums, traîner en pyjama toute la journée, faire des achats en ligne et surtout…. rire. J’aime d’ailleurs beaucoup plaisanter durant une séance photo 

Je travaille full time comme responsable d’équipe dans un secrétariat social où j’accompagne chaque collaborateur dans la découverte de leurs talents tout en les amenant à grandir au sein de l’entreprise. Je crois fortement aux potentiels et à l’intérêt d’une vie épanouie, même dans son milieu professionnel. Le respect, la confiance et l’écoute sont mes moteurs.

La photographie remplit le reste de mon temps. J’ai peu de temps « pour moi » et je suis en mode « travail » 24/7  ; ce qui nécessite une bonne organisation.

  • Quel est ton chemin en photographie ? Comment as tu commencé ? Ou en es tu ? 

Un voyage (l’Ecosse) m’a poussée à « apprendre » le fonctionnement d’un appareil photo. La lumière et ses variations – que j’ai découvertes lors de ce voyage – m’ont permis d’appréhender différemment ce qui m’entoure. J’ai découvert le plaisir du « clic » et la satisfaction de figer un  « moment » pour toujours. Je suis autodidacte et j’aime découvrir par moi-même (je suis du style à appuyer sur tous les boutons pour voir « ce que cela fait » au lieu de lire un mode d’emploi; ce qui a le don d’exaspérer mon compagnon). J’ai suivi quelques ateliers pour découvrir de nouveaux univers, rencontrer des personnes talentueuses et/ou passionnées. Petit à petit, le portrait s’est imposé comme une évidence et reste au centre de mon intérêt. J’ai décidé de passer le cap et de prendre le statut d’indépendant complémentaire depuis 4 ans.

Aujourd’hui je continue à affiner mon style, ma « signature » et affirmer qui je suis, comme photographe .  J’ai toujours l’envie de découvrir ou tester des domaines pour « sortir de ma zone de confort ». Mes clientes me font découvrir « leur monde intérieur » lors de la préparation de la séance et je me donne donc le challenge de les suivre tout en restant moi-même dans le rendu des images. Cependant, je n’hésite pas à recommander d’autres photographes si je trouve que la demande ne concorde pas avec mon approche/mes affinités et que je ne pourrai pas offrir un service à la hauteur des attentes des clientes.

  • Vousetesunique.be : tu nous expliques le concept qui se cache derrière ce site web ?

« Vous êtes unique » a été lancé en 2016. Je souhaite aider la femme à renouer avec son image et ses rêves. Pour « Vous êtes unique », je souhaitais un logo représentatif de la femme libre et prête à une métamorphose… quoi de plus éloquent qu’un papillon qui s’envole?  Le papillon est le symbole du changement et de la renaissance. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien.

1

Vous êtes unique est en adéquation avec ma « mission » qui est d’inspirer et guider chaque femme afin qu’elle se connaisse, s’aime et se recentre sur ses valeurs et forces pour trouver équilibre, authenticité et harmonie dans chaque domaine de vie.

Déterminer ma mission a vraiment été primordial car cela m’a permis de faire des choix en adéquation/en parfait alignement avec qui je suis, comme femme et photographe.

Le projet « vous êtes unique » s’étend  donc bien au-delà de la photographie et je travaille encore aujourd’hui à offrir d’autres formes d’aide à la femme (je suis actuellement une formation d’accompagnement). J’annoncerai les changements au fur-et-à-mesure sur ma page Facebook.

  • Quelles sont les 3 photos dont tu es la plus fière, tu nous expliques pourquoi ? 

Voià une question assez déchirante : celle du choix.

Je suis avant tout attachée au noir et blanc. Je te présenterais donc les 3 images qui sont en couverture sur ma page FB… mais il y en a d’autres.

2

Modèles : Lila  et Eloise CH

J’aime photographier la sensibilité et l’émotion de l’humain; j’espère capturer fragilité, beauté et authenticité. Même si la séance est « posée », il se passe toujours un moment où un regard, un geste, une position du corps vous touche l’âme.

Avec mes clientes, le travail de mise en confiance et d’abandon est important… c’est seulement quand ce cadre est posé que j’arrive à capter des regards vrais et sincères.

  • Si tu dois te présenter en 3 photos, quelles sont elles ? Tu peux nous donner un petit mot explicatifs sur chacune ? 

La toute dernière photo que j’ai prise de moi dans un miroir, une photo très naturelle et sans artifice, prise dans un délire personnel mais qui reflète qui je suis… pleine d’autodérision.

3

La deuxième image est un selfie pris avec mon chat, Enjoy… j’ai grandi avec des compagnons félins et j’ai toujours eu besoin de leur présence rassurante et réconfortante.  J’aime le caractère indépendant et câlin du chat. De plus chacun de mes chats avait un caractère bien affirmé et « à mon image » 

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La dernière image qui me représente est la couverture du roman/conte philosophique « l’Alchimiste » de Paulo Coelho qui a été décisif dans mon chemin de vie. Je le recommande vivement. J’en parle dans ma présentation sur le site internet vousetesunique.be

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  • Quels sont les photographes dont le travail t’inspire ? 

Avant tout, les deux photographes qui m’ont inspirée sont Sue Bryce et Emily Soto. Je pense que ceux qui connaissent ces deux femmes reconnaitront en effet leur influence sur mon travail.  Sinon, je suis fan des noir et blanc de Peter Coulson, Benoit Courti et Ana Rosenberg. Je n’analyse pas à la loupe le travail d’autres photographes. J’admire certains de leurs travaux mais je suis attentive à ne pas copier car je ne suis pas « eux ». J’ai ma propre sensibilité, mon vécu et ma relation avec le modèle ou la cliente… autant de facteurs qui influencent le déroulement et le rendu d’une séance.

  • Tu es en Fuji je pense, quelles sont les qualités et les défauts de ce matériel pour ton travail ? 

Alors j’ai débuté en Canon (5DMIII), je suis passée au Fuji (X-T1), ai testé Nikon (D750) avant de revenir à Fuji avec le X-Pro2.

J’ai aimé chacun de ces boîtiers mais si je fais le bilan, c’est avec FUJI que j’ai le plus avancé et affiné mon style. C’est une sorte d’histoire d’amour, d’alchimie. Le poids raisonnable du matériel me donne une liberté dans le mouvement et moins de maux de dos ou de tension dans le poignet.

Je travaille essentiellement au 56MM même si je possède le 35 f2 et le 16MM. Le 90MM sera sans doute mon prochain achat mais le recul nécessaire me freine un peu pour le studio.

En terme de défaut, je dirais que la qualité des différents boitiers et objectifs FUJI pousse à l’achat et il est difficile de lutter contre le GAS 

Je suis aujourd’hui en FUJI mais je ne suis pas mariée à une marque… je ne peux pas jurer que j’y serai encore dans un an.

  • Ton conseil pour les passionnés qui nous lisent, et qui souhaiteraient encore s’améliorer en photographie ? 

Je dirais avant tout de suivre votre propre route, de rencontrer les photographes que vous admirez (cela permet aussi de démystifier le métier car ce sont des personnes « normales » qui ont aussi galéré à certains moments, ont eu des doutes et ont pensé faire de la me***… et ça rassure  ).  Il y a de la place pour tout un chacun dans le monde de la photo donc soyez authentique et laissez parler votre cœur. Il faut évidemment pratiquer beaucoup, tester et même oser se tromper – l’erreur est ce qui peut vous faire avancer le plus vite si vous savez en tirer les leçons qui s’imposent.

  • Quelque chose que tu as envie de partager et qui n’a pas fait l’objet d’une de mes questions ? 

Je voulais te remercier pour ton initiative et de m’avoir contactée pour cette interview. Une belle récompense, c’est aussi d’être reconnue par ses pairs comme une « photographe ». il m’a fallu du temps pour oser dire à haute voix « je suis photographe », ayant eu longtemps le symptôme de l’imposteur … mais ça se soigne 

Je termine cette article en te remerciant pour ton précieux temps et la franchise des tes réponses ! Enfin, si tu me considères comme un de tes pairs, c’est moi qui suis honoré 😉 Belle route Carole !