The World of Steve Mc Curry – Mon avis sur l’expo !

Cette année, nous avons la chance d’accueillir à Bruxelles l’exposition de Steve Mc Curry, « The World of Steve Mc Curry ».

Si vous ne voyez pas de qui je veux parler à cette ligne, regarder cette photo, plonger dans les yeux de cette jeune femme et vous vous direz « ha oui, cette photo ! »:

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

 

J’ai eu l’occasion d’aller la visiter avec mes amis des sorties photos Mons, une bonne dizaine de passionnés qui ont pris la route pour rejoindre la capitale, en ce beau dimanche.

On article va s’articuler en 3 parties, pour vous donner mon humble avis sur l’expo, le travail et ce que j’en retire. Les photos que j’ai prises sur place n’ont pas vocation à reproduire les oeuvres, mais bien à vous montrer comment elles sont disposées, pour vous donner envie d’aller les voir !

L’expo

Dès l’entrée, on est plongé dans une multitude de photos (il y en a 200 exposées), avec la sensation d’être un peu oppressé par toutes ces images dispersées en haut, en bas, devant soi, derrière soi. A quelques exceptions près, les images sont exposées sans ordre particulier, laissant le visiteur déambuler dans la vie de Steve Mc Curry. Je pense que la sensation recherchée par la scénographie est clairement de nous montrer la multitude d’images et la constance du travail de l’artiste au travers des époques.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

J’ai particulièrement apprécié ce reportage de guerre, qui paraît s’être déroulé hier, alors qu’il date d’il y a environ 40 ans…

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
A l’entrée, on reçoit un audio guide pour obtenir un commentaire sur 50 images de l’expo. Là, j’ai fait l’erreur de le demander en Français, le mec lit en articulant chaque syllabe comme à un cours de diction, c’est un peu pénible. A refaire, je prends la version originale, par l’artiste lui-même.

D’un point de vue technique, ce téléphone portable des années 90 est un peu désuet et moche mais ça a le mérite de fonctionner.

The World of Steve Mc Curry

J’ai déjà visité d’autres musées dans lesquels l’audioguide se déclenchait automatiquement (Bluetooth) au passage devant une oeuvre, c’était pas mal (sur l’audioguide ou sur une application mobile, soit dit en passant).

Le travail

Même si les images finales sont esthétiques, je ne reste pas fan du travail de Steve Mc Curry en lui-même. Les images sont retravaillées sur certains détails (comme les yeux qui sont systématiquement brillants et mis en valeur), ce qui diffère pas mal de ma manière de voir la photographie, d’autant plus quand les images sont publiées par des magazines, je trouve que le côté « reflet d’une réalité » prend alors,  d’autant plus de sens.
Notons que ce travail est assumé par l’artiste puisqu’on peut en voir quelques détails dans une des vidéos jouxtant l’exposition des photos. Il n’est reste pas moins que le travail est abouti , constant, les images bien construites et que l’on a sans doute beaucoup à apprendre de ce Monsieur. La constance du travail au travers des lieux et des années est terriblement impressionnante.

Ce que j’en retire

  • L’importance de la composition, du « Less is More », l’idée de simplifier son image en minimisant les élément que l’on y place, pour en simplifier la lecture et obtenir une image plus impactante.
  • L’importance du moment de la journée pour photographier une scène. Plusieurs fois dans le commentaire audio, Steve Mc Curry précise qu’il est venu prendre plusieurs fois la même image, à des moments différents pour obtenir l’image désirée. Depuis le début de cette année, j’ai mon appareil avec moi chaque matin et chaque soir pour les trajets vers le boulot, j’ai déjà pu observer toute l’importance de choisir son moment, sa lumière.
  • La sensation que ce gars à le sentiment d’une vie accomplie, d’avoir figé ce qui l’entourait toute sa vie, ce qui le porte dans un bonheur apparent que l’on peut percevoir au travers des vidéos dans lesquelles on le voit s’exprimer.

Et bien sûr, un bon moment avec mes amis photographes :

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

 

Pas besoin d’être photographe pour apprécier cette exposition, je vous la conseille à tous, c’est un plaisir pour les yeux et vous pourrez terminer la journée dans 3 de mes lieux préférés à Bruxelles :
– Le Cirio pour boire un verre dans une ambiance bruxelloise
Corica pour acheter du café authentique
Dandoy pour leurs biscuits et leurs petits coeurs en massepain cuit !

 

Toutes les infos pratiques de l’expo : https://tempora-expo.be/the-world-of-steve-mccurry/ 

Interview modèles

Bonjour à tous !

Leïla à Bruxelles
Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j’en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )

Depuis quelques temps, je me suis intéressé à différents photographes autour de moi, en essayant de comprendre comment ils abordaient la photographie, vous pourrez facilement retrouver ces interviews sur mon blogs.

Je suis aussi passé plusieurs fois de l’autre côté de l’appareil en posant pour Didier Toussaint, Jean-Michel de JMR Photos, Santina de Freebird Studio ou Mélanie Jouret mais je voulais vraiment comprendre le resssenti, le vécu et les attentes des modèles. J’ai donc décidé de lancer une série d’interview, vers quelques modèles avec qui j’ai quelques contacts, en leur posant systématiquement les mêmes questions.

Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j'en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )
Leïla à Bruxelles, au Fuji, image sans retouche (j’en profite pour vous montrer la qualité des JPEG Fuji ! )

Nous commençons dès aujourd’hui avec Juliane Grandjean et je continuerai à vous les partager au rythme d’une par semaine, jusqu’à épuisement :-)))

Bonne lecture !

De vrais portraits lors de la séance photo de votre mariage

  • expliquer aux futurs mariés avec qui je vais travailler le type d’image que je vais réaliser
  • expliquer aux photographes qui me suivent comment je réalise ces images

Voici les deux objectifs de cet article. 


Dans les clichés de la photo de mariage, il y a ces photos bien classiques, avec :

  • la tête des deux mariés dans un cadre
  • Une bouteille de mousseux que l’on débouche en saisissant l’instant ou la mousse jailli vers les verres gravés de petits coeurs
  • Des photos bien posées avec un sourire de communiant, face à l’objectif .

Personnellement, ce n’est pas du tout ce que je recherche aujourd’hui. Je respecte tout à fait les gens qui réalisent ou aiment ces images, mais ce n’est pas ma tasse de thé pour l’année à venir. Je préfère la même chose que ce que je fais lors des séances photos avec une personne : me concentrer sur les gens, partir d’eux et saisir leur image au sein de l’environnement qui nous est offert.

J’adore cette phrase :

“Photography is about capturing souls, not smiles.”
Dragan Tapshanov

Je n’ai pas encore la prétention de photographier des âmes mais c’est davantage ce que je recherche, par rapport au sourire 🙂

En terme de technique, il n’y a pas de secret, si ce n’est s’adapter à l’image que l’on doit prendre et réagir vite (pour ne pas louper l’instant) et de manière sereine (un mec qui maîtrise rassurera davantage son/ses modèle(s) qu’un photographe du dimanche qui tremble sur l’appareil à la première image sous-exposée qu’il réalise).

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Séance photo sous la pluie avec Vanessa Rahal, photographe montoise. Photo réalisée à Mons. C’est la première image de la série, je la vois comme quelqu’un de fort, sûre d’elle , qui fait du très bon travail : je trouve un endroit décoré de lumière à l’arrière-plan, je me place sous la ligne de son regard, je la centre et Clic !
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Séance photo avec Kim au Mont-Panisel à Mons, fin de ses études, je la sais en grand questionnement sur le début de sa vie pro, je le sens dans les images et lui  demande de souffler un peu (=pour qu’elle évacue son stress et revienne à la sérénité). Elle ferme les yeux et ressent le vent sur elle, je me rends compte que c’est l’image que je veux et Clic ! (image imparfaite, la ligne d’horizon est inclinée, j’aurai pu donner plus d’air au sujet dans le cadre, mais j’aime beaucoup cet instant).

 

Pour les portraits de mariage, mon but est de photographier la douceur, l’amour, le lien qui unit les personnes, au delà des tenues et de leur présence ce jour là dans l’endroit qu’on aura choisi ensemble.

J’adore laisser les mariés se regarder, se parler, en me tenant à quelques mettre et en les laissant vivre. Ils vivent un beau moment, ils sont dans un des rares moments à deux ce jour-là et me fais donc aussi discret que possible. (ce n’est pas pour leur faire plaisir, c’est surtout pour capter mes vraies images :-))) )

Je dois rarement demander aux couples de s’embrasser. Ils se sentent à deux, s’aiment, nous sommes le jour de leur mariage, il ne faut normalement pas se forcer pour que ce type de moment tendre arrive quand on leur a demandé de se tenir face à face et que l’on a « disparu ».

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Séance photo avec Raphaëlle et Clément, au Château de la Rocq dans le Brabant wallon.
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Abbaye de Nizelles en hiver.

Pour l’image suivante, mon appareil photo est posé par terre et les mariés m’ont déjà oublié, ils se regardent et ont déjà la photo avec ce vieux petit mur dont ils m’avaient parlé avant le jour-J.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Photo réalisée dans la région de Bruxelles.

J’adore accentuer encore le fait que les mariés sont à deux, isolés et non en interaction avec moi, leur photographe, en incluant un élément à l’avant plan, qui donnera une touche de couleur et deviendra flou vu sa distance avec le couple, cela rend encore plus l’impression de distance, de discrétion, de naturel.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Photo réalisée dans la région de Tournai.

Parfois, la magie opère toute seule, nous sommes à Charleroi dans un parc, à l’entrée avec une vasque de fleurs mauves devant moi et mes mariés du jour sont déjà en train de respirer le bonheur, face à face, à 4m de moi !

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Quand je souhaite une image avec un regard de face des mariés, j’ai l’habitude de leur demande de se regarder, je les laisse discuter puis le demande d’un ordre clair et précis de regarder vers mon objectif et clic ! L’important pour moi est de saisir le premier regard, celui qui brille et qui est un vrai regard direct.

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Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Evidemment il m’arrive aussi de prendre une photo pour la cheminée des parents (comme j’ai l’habitude de le dire aux couples avec qui je travaille). C’est à dire une image qui soit un peu plus intemporelle, moins liées à cette chasse aux instants naturels qui fait la photographie d’aujourd’hui et qui  pourra se retrouver sur la cheminée pendant des dizaines d’années

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J’espère que ces quelques mots vous auront éclairé sur les photos de couple pendant les reportages de mariage et je reste évidemment à votre disposition en commentaire ou par tout autre moyen de communication pour en discuter avec vous 😉

Liens:

L’auteur de cette belle phrase : http://www.tapshanov.com/ 

Saisir l’instant, ma vision de la photo reportage

Mon portfolio

 

Interview de Carole Coulon

Bonjour à tous ! 

De retour tout début 2017 avec un article que j’ai en stock depuis quelques semaines déjà (honte sur moi Carole, lis ceci comme mes plus plates excuses :-))) ) . 

Le travail de Carole m’a interpelé, je la suis depuis quelques temps sur les réseaux sociaux et j’adore ce qu’elle fait : à l’opposé de mon travail, avec les mêmes outils (Fuji). 

Je trouve ses images pleines de douceur et de sensibilité ! Je vous laisse découvrir la personne et ces images au travers de ces quelques mots : 

 

  • Qui est Carole ? Peux tu te présenter en quelques mots/lignes ? 

J’ai 39 ans et suis introvertie et romantique, à la fois rêveuse et pragmatique. J’adore les chats, la lecture, le bon vin, la cuisine italienne, les parfums, traîner en pyjama toute la journée, faire des achats en ligne et surtout…. rire. J’aime d’ailleurs beaucoup plaisanter durant une séance photo 

Je travaille full time comme responsable d’équipe dans un secrétariat social où j’accompagne chaque collaborateur dans la découverte de leurs talents tout en les amenant à grandir au sein de l’entreprise. Je crois fortement aux potentiels et à l’intérêt d’une vie épanouie, même dans son milieu professionnel. Le respect, la confiance et l’écoute sont mes moteurs.

La photographie remplit le reste de mon temps. J’ai peu de temps « pour moi » et je suis en mode « travail » 24/7  ; ce qui nécessite une bonne organisation.

  • Quel est ton chemin en photographie ? Comment as tu commencé ? Ou en es tu ? 

Un voyage (l’Ecosse) m’a poussée à « apprendre » le fonctionnement d’un appareil photo. La lumière et ses variations – que j’ai découvertes lors de ce voyage – m’ont permis d’appréhender différemment ce qui m’entoure. J’ai découvert le plaisir du « clic » et la satisfaction de figer un  « moment » pour toujours. Je suis autodidacte et j’aime découvrir par moi-même (je suis du style à appuyer sur tous les boutons pour voir « ce que cela fait » au lieu de lire un mode d’emploi; ce qui a le don d’exaspérer mon compagnon). J’ai suivi quelques ateliers pour découvrir de nouveaux univers, rencontrer des personnes talentueuses et/ou passionnées. Petit à petit, le portrait s’est imposé comme une évidence et reste au centre de mon intérêt. J’ai décidé de passer le cap et de prendre le statut d’indépendant complémentaire depuis 4 ans.

Aujourd’hui je continue à affiner mon style, ma « signature » et affirmer qui je suis, comme photographe .  J’ai toujours l’envie de découvrir ou tester des domaines pour « sortir de ma zone de confort ». Mes clientes me font découvrir « leur monde intérieur » lors de la préparation de la séance et je me donne donc le challenge de les suivre tout en restant moi-même dans le rendu des images. Cependant, je n’hésite pas à recommander d’autres photographes si je trouve que la demande ne concorde pas avec mon approche/mes affinités et que je ne pourrai pas offrir un service à la hauteur des attentes des clientes.

  • Vousetesunique.be : tu nous expliques le concept qui se cache derrière ce site web ?

« Vous êtes unique » a été lancé en 2016. Je souhaite aider la femme à renouer avec son image et ses rêves. Pour « Vous êtes unique », je souhaitais un logo représentatif de la femme libre et prête à une métamorphose… quoi de plus éloquent qu’un papillon qui s’envole?  Le papillon est le symbole du changement et de la renaissance. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, changer nos vies, créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien.

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Vous êtes unique est en adéquation avec ma « mission » qui est d’inspirer et guider chaque femme afin qu’elle se connaisse, s’aime et se recentre sur ses valeurs et forces pour trouver équilibre, authenticité et harmonie dans chaque domaine de vie.

Déterminer ma mission a vraiment été primordial car cela m’a permis de faire des choix en adéquation/en parfait alignement avec qui je suis, comme femme et photographe.

Le projet « vous êtes unique » s’étend  donc bien au-delà de la photographie et je travaille encore aujourd’hui à offrir d’autres formes d’aide à la femme (je suis actuellement une formation d’accompagnement). J’annoncerai les changements au fur-et-à-mesure sur ma page Facebook.

  • Quelles sont les 3 photos dont tu es la plus fière, tu nous expliques pourquoi ? 

Voià une question assez déchirante : celle du choix.

Je suis avant tout attachée au noir et blanc. Je te présenterais donc les 3 images qui sont en couverture sur ma page FB… mais il y en a d’autres.

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Modèles : Lila  et Eloise CH

J’aime photographier la sensibilité et l’émotion de l’humain; j’espère capturer fragilité, beauté et authenticité. Même si la séance est « posée », il se passe toujours un moment où un regard, un geste, une position du corps vous touche l’âme.

Avec mes clientes, le travail de mise en confiance et d’abandon est important… c’est seulement quand ce cadre est posé que j’arrive à capter des regards vrais et sincères.

  • Si tu dois te présenter en 3 photos, quelles sont elles ? Tu peux nous donner un petit mot explicatifs sur chacune ? 

La toute dernière photo que j’ai prise de moi dans un miroir, une photo très naturelle et sans artifice, prise dans un délire personnel mais qui reflète qui je suis… pleine d’autodérision.

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La deuxième image est un selfie pris avec mon chat, Enjoy… j’ai grandi avec des compagnons félins et j’ai toujours eu besoin de leur présence rassurante et réconfortante.  J’aime le caractère indépendant et câlin du chat. De plus chacun de mes chats avait un caractère bien affirmé et « à mon image » 

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La dernière image qui me représente est la couverture du roman/conte philosophique « l’Alchimiste » de Paulo Coelho qui a été décisif dans mon chemin de vie. Je le recommande vivement. J’en parle dans ma présentation sur le site internet vousetesunique.be

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  • Quels sont les photographes dont le travail t’inspire ? 

Avant tout, les deux photographes qui m’ont inspirée sont Sue Bryce et Emily Soto. Je pense que ceux qui connaissent ces deux femmes reconnaitront en effet leur influence sur mon travail.  Sinon, je suis fan des noir et blanc de Peter Coulson, Benoit Courti et Ana Rosenberg. Je n’analyse pas à la loupe le travail d’autres photographes. J’admire certains de leurs travaux mais je suis attentive à ne pas copier car je ne suis pas « eux ». J’ai ma propre sensibilité, mon vécu et ma relation avec le modèle ou la cliente… autant de facteurs qui influencent le déroulement et le rendu d’une séance.

  • Tu es en Fuji je pense, quelles sont les qualités et les défauts de ce matériel pour ton travail ? 

Alors j’ai débuté en Canon (5DMIII), je suis passée au Fuji (X-T1), ai testé Nikon (D750) avant de revenir à Fuji avec le X-Pro2.

J’ai aimé chacun de ces boîtiers mais si je fais le bilan, c’est avec FUJI que j’ai le plus avancé et affiné mon style. C’est une sorte d’histoire d’amour, d’alchimie. Le poids raisonnable du matériel me donne une liberté dans le mouvement et moins de maux de dos ou de tension dans le poignet.

Je travaille essentiellement au 56MM même si je possède le 35 f2 et le 16MM. Le 90MM sera sans doute mon prochain achat mais le recul nécessaire me freine un peu pour le studio.

En terme de défaut, je dirais que la qualité des différents boitiers et objectifs FUJI pousse à l’achat et il est difficile de lutter contre le GAS 

Je suis aujourd’hui en FUJI mais je ne suis pas mariée à une marque… je ne peux pas jurer que j’y serai encore dans un an.

  • Ton conseil pour les passionnés qui nous lisent, et qui souhaiteraient encore s’améliorer en photographie ? 

Je dirais avant tout de suivre votre propre route, de rencontrer les photographes que vous admirez (cela permet aussi de démystifier le métier car ce sont des personnes « normales » qui ont aussi galéré à certains moments, ont eu des doutes et ont pensé faire de la me***… et ça rassure  ).  Il y a de la place pour tout un chacun dans le monde de la photo donc soyez authentique et laissez parler votre cœur. Il faut évidemment pratiquer beaucoup, tester et même oser se tromper – l’erreur est ce qui peut vous faire avancer le plus vite si vous savez en tirer les leçons qui s’imposent.

  • Quelque chose que tu as envie de partager et qui n’a pas fait l’objet d’une de mes questions ? 

Je voulais te remercier pour ton initiative et de m’avoir contactée pour cette interview. Une belle récompense, c’est aussi d’être reconnue par ses pairs comme une « photographe ». il m’a fallu du temps pour oser dire à haute voix « je suis photographe », ayant eu longtemps le symptôme de l’imposteur … mais ça se soigne 

Je termine cette article en te remerciant pour ton précieux temps et la franchise des tes réponses ! Enfin, si tu me considères comme un de tes pairs, c’est moi qui suis honoré 😉 Belle route Carole ! 

Interview de Ladra

Il y a quelques années, j’ai croisé Maylis dans le cadre de nos études. Elle a un parcours atypique par rapport à la plupart d’entre-nous, elle a osé se remettre en question après avoir travaillé quelques temps dans une société à Bruxelles, pour se concentrer sur le sens qu’elle voulait donner à sa vie, moment où la photo a pris une place plus importante pour elle. Son travail est super vrai, authentique et plein de sens à mes yeux.
Elle a également posé plusieurs fois pour moi, je me souviens d’une séance au Mont Panisel, pleine d’émotion saisies sur les images ou d’une séance plus intimiste dans le grenier des Creative Monkeys !
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Maylis chez Creative Monkeys

Maintenant, Maylis fait partie du groupe des sorties photos Mons et partage avec nous sa passion. Elle a d’ailleurs créé une page et un site au nom de Ladra.
 Je suis toujours surpris de l’angle qu’elle peut prendre lors d’une séance photo et de la manière dont elle arrive à voir certaines modèles, en leur offrant une seconde image. C’est pour ces raisons que j’ai eu envie de m’intéresser un peu plus encore à son travail.
Hello !
Maylis, Ladra, comment dois-je t’appeler ?
Maylis, c’est mon prénom
D’ou vient ce nom, Ladra, d’ailleurs ?
C’est une « longue » histoire. A la base, c’est un pseudo que je pensais inventer pour un jeu vidéo. Par après, un ami italien m’a dit que ça voulait dire voleuse. Mais bon, je l’ai gardé quand même. J’ai toujours signé mes dessins de ce pseudo et c’est venu naturellement pour les photos également. C’est devenu mon nom d’artiste finalement. 
Comment t’es venue l’envie de faire des photos ? De passer de l’autre côté de l’appareil ?
C’est vraiment venu quand j’ai remis ma vie en question. J’ai quitté mon premier job et la question de quoi faire après cette première expérience se posait. Pour y répondre (en partie), je suis partie en voyage et la photo a pris une plus grande place à ce moment-là car je voulais immortaliser ce que je voyais dans les autres pays. Mais je ne dirais pas que je suis passée de l’autre côté de l’appareil car je ne considère pas que j’étais déjà d’un côté ou d’un autre avant ça. J’ai servi de modèle une fois avant de commencer à faire des photos. C’était plus « je vous sers de modèle parce que vous en avez besoin et que c’est une nouvelle expérience pour moi » que vraiment pour vouloir devenir modèle. Etre photographe est vraiment ce qui m’intéresse le plus. La partie modèle me permet de savoir ce que ça fait pour ceux et celles que je photographie. Ca m’en apprends aussi sur le coté photographe finalement. 
Montre nous la photo dont tu es la plus fière ? Quelle est son histoire ?
Ophe- (6)
C’est difficile d’en choisir une mais j’adore celle-ci. J’adore tout ce shooting en fait. Je trouve qu’il véhicule vraiment quelque chose. Et il représente ce que j’adore : casser les images préconçues. Il est paradoxal de par le mélange de la douceur et la noblesse de la danse classique d’un côté et la dureté et le commun du lieux de l’autre. C’est aussi celui pour lequel j’ai eu le plus de retours non seulement positifs mais aussi « impressionnés ». Mon frère m’a dit : « Ces photos là sont dignes d’une professionnelle ». C’est son avis et je ne sais pas si tout le monde le partage mais ça fait chaud au coeur de l’entendre, ça rassure. On se sent valorisé, on sent son travail valorisé quand on entends ça et on en est fière. Surtout quand on ne fait des photos que depuis quelques mois. Ça encourage à continuer dans cette voie.  
Que t’apporte la photographie dans ta vie de tous les jours ?
Des rencontres, le développement de ma partie créative, de la reconnaissance. Ca a aussi un peu remplacé le dessin (que je pratique beaucoup moins) pour le côté échappatoire. Toutes les étapes apportent quelque chose d’énorme pour moi. Le shooting en lui-même permet de faire de magnifiques rencontres. Même si ça ne dure parfois que le temps de quelques heures, j’aime beaucoup ça.
Mike 1 (6)
Mike by Ladra
Ca encourage ma créativité que j’ai tendance à minimiser. La photo me permet de me la remettre en pleine face et me rappeler qu’elle existe quelque part en moi. La reconnaissance pour les retours que j’ai et qui font du bien, qui mettent en confiance. Et l’échappatoire car on en a tous besoin d’un je pense. Le post-traitement me le permet car je suis dans mon monde et je fais ressortir ce que je ressens à ce moment-là particulièrement. 
Tu fais beaucoup de portraits, un autre domaine de la photographie qui te botte ?
Les villes étrangères et leur vie, l’urbex… Je fais moins d’urbex parce que je n’aime pas en faire seule et que la vie fait que j’en fais moins à présent. Mais ça reste quelque chose que j’adore. J’ai beaucoup de photos de portraits car le groupe « I shoot for free » les facilite. Mais j’ai encore toutes les photos de mon voyage à travers l’Europe à trier ! Et bientôt, le Canada, ça fera un peu varier les plaisir 🙂
Hasard -(27)
Belgrade -(12)
Comment nourris-tu ton inspiration ? Ton apprentissage ?
C’est en photographiant qu’on devient photographe ? 😀 J’apprends en faisant. Et beaucoup grâce aux autres photographes également (mon père, le groupe photo sur mons..). Mon inspiration, ça vient, ça part, ça dépend de mon humeur, de ma vie personnelle. Quand c’est là, ça vient de l’observation, de la curiosité. Je suis intéressée par beaucoup de choses et je suis vite impressionnée par ce que les gens peuvent faire alors si je ne peux pas toujours faire ces choses aussi, je peux au moins les photographier ! L’inspiration peut aussi venir des modèles en eux-mêmes. Quand je vois certaines personnes, parfois, je les relie directement à un projet ou à une idée. Comme ce fut le cas avec Lissa et le projet « studioddities ».
wonderland-03
Comment trouves-tu tes modèles ? Que doit avoir une personne pour devenir un de tes sujets photographique ?
Les modèles, je les trouve principalement via Facebook . J’ai des personnes qui commencent à me contacter via ma page. C’est une toute autre approche.
Une personne ne doit pas avoir des critères particuliers. Ce n’est pas une science exacte où il y a des cases à cocher pour entrer dans la sélection. C’est très subjectif et ça n’a rien à voir avec la beauté physique. Il faut « juste » que la personne m’inspire, justement puisqu’on parlait d’inspiration… Je n’aime pas faire des portraits pour dire de faire des portraits. J’aime avoir un contexte ou un thème derrière. Si la personne ne véhicule pas quelque chose, ne me fais pas « ressentir » quelque chose, j’aurai beaucoup de mal à faire de bonnes photos d’elle. Mais encore une fois, c’est subjectif. Il ou elle pourra ne pas m’inspirer mais trouver un autre photographe qui l’adorera comme l’inverse. 
Comment te vois tu évoluer ? Quels sont tes prochains projets ?
Des projets il y en a tellement ! Réalisables ou pas c’est une autre question ! Mais j’aimerais beaucoup photographier une session de tatouage, un barman ou une barmaid en plein travail, des coiffeu(se)s, des personnes dans leur passion dans leur art, dans leur métier, des sportifs, tester un mariage quand même, j’aimerais refaire de l’urbex. Puis il y a le Canada comme je disais avec un tour des US très probable. Ce qui fera aussi un projet au niveau photographique en plus d’être un projet personnel et professionnel. 
Indian Culture
Indian Culture by Ladra
Au niveau de l’évolution, je ne sais pas trop. J’aime garder la photo comme une passion plutôt que comme une source de revenus. Ce côté me fait un peu peur car on ne fait plus uniquement ce qu’on aime. Les collaborations deviennent des ventes et les modèles deviennent des clients. Et ça m’intéresse moins. Si la photo doit un jour me rapporter quelque chose, je préférerais que ce soit par des expositions. Mais bon, on verra les opportunités qui se montrent 🙂 J’aimerais aussi me former dans le graphisme histoire de pouvoir encore plus m’amuser sur le post-traitement.
As tu quelque chose à ajouter à ton propos ?
Ah, si tu me donnes libre cours au discours, je pourrais te taper un bouquin ! Donc je te remercierai simplement de m’avoir donner l’occasion de me présenter un peu plus, de m’avoir introduit à ce monde merveilleux via ce premier shooting de groupe et merci pour l’appareil photo que je t’ai racheté, c’est un compagnon parfait pour commencer, un petit objet qui regroupe déjà énormément de souvenirs inoubliables. Et je dirais que si des personnes veulent me contacter, que ce soit pour faire des photos, proposer un projet, ou simplement parler de l’intérêt commun pour la photo, qu’elles n’hésitent pas. Je répondrai toujours avec plaisir !
Un tout grand merci à toi de t’être tant ouverte au travers de cette interview, j’en ai moi-même appris davantage sur ta photographie. A quand tu veux  et bon voyage ! 😉
Pauline-
Pauline by Ladra

Workshop Peter Coulson – Natural light

Il y a quelques temps, j’ai vu passer la page de Peter Coulson dans mon flux Facebook, et j’ai apprécié la maitrise de la lumière dont il fait preuve !

Peter donnait un workshop à Bruxelles (Molenbeek 😉 ) en ce début du mois d’avril et j’ai tout de suite sauté sur l’occasion pour aller observer sa manière de travailler.

De manière générale, me former une fois par an minimum dans le cadre d’un workshop est une obligation que je m’impose, afin de continuer à progresser et à m’ouvrir à d’autres horizon.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Dasha & Peter

Il sait partager sa manière de faire, apprendre à lire la lumière, « Faire du Photoshop mais en vrai ». C’est très agréable et son niveau est très haut 🙂

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Sandrine et Peter

Des modèles pro avaient fait le déplacement pour que l’on puisse s’exercer suite aux conseils prodigués par le Maître :-))

J’ai ainsi pu faire quelques images avec le Fujifilm X-PRO 2, tout fraîchement arrivé !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Dasha au X-PRO2
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Sandrine

 

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Sandrine au X-PRO2 , JPEG ACROS

 

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Talle

J’espère pouvoir appliquer tous les bons conseils de Peter lors de mes séances photos à venir, afin de satisfaire encore davantage mes clients 🙂

 

Les sites  :

http://talle-michiels.modellist-id.com/ 

http://sandrineceuppens.wix.com/book

http://www.peter-coulson.com.au/

Interview de Thomas Godart

Aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter le travail d’un photographe de la région de Mons, qui me touche particulièrement ! Il agit en toute discrétion, sans prétention et je suis souvent impressionné par ses images, qu’il s’agisse de simples portraits, de photo de rue, il se dégage systématiquement une énergie de ses images, de véritables instants de vies !

 

Hello Thomas, on s’est rencontrés il y a quelques années, lors de tes 10 ans de mariage lors desquels j’étais présent en tant que photographe, je me souviens de toi le Nikon à la main sur la photo de groupe, et d’une discussion autour du matériel Fuji que j’utilisais ; que de chemin parcouru depuis !

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Quelques mois plus tard, tu nous a rejoint dans le cadre des sorties photos Mons pour quelques portraits, et tu t’es inscrit sur Instagram, sur lequel on trouve de belles publication.
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Je suis d’ailleurs ton flux, sur lequel le niveau de publication ne fait que croître. J’invite d’ailleurs nos lecteurs à te suivre, pour découvrir l’ensemble de ton travail puisque dans cet article on va s’intéresser à ta série autour de l’appareil Leica !

La première photo de cette série, c’était avec Eva je pense, tu confirmes ? Comment est née cette idée ?

Oui c’est exact, c’est Eva qui a inauguré cette série l’automne dernier dans les rues de Mons.

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L’idée d’utiliser l’appareil Leica m’est venue après avoir regardé un film avec Scarlett Johansson  On la voit entre autre s’adonner à sa passion, la photographie avec son appareil Leica dans les rues de Barcelone. De là je me suis souvenu du Leica que mes parents possédaient et qui trainait dans leur grenier.


Projet Leica

Pourquoi le Leica ? D’ou vient il ?

Le Leica M3 est donc un héritage familial, j’ai décidé de le dépoussiérer et d’apprendre à l’utiliser via de vieux manuels.En plus d’être un petit bijou de précision, cet appareil est très beau esthétiquement et je me suis dit qu’il pouvait donner un  plus à la photo et apporter un petit côté vintage/retro et tendance.

J’ai beaucoup de chance et je suis très fier de pouvoir l’utiliser.

(ndlr : fiche sur le Leica M3)

Où en es-tu dans ce travail ?

Mon idée est en train de se développer progressivement,  à mon grand étonnement d’ailleurs . J’’ai reçu énormément de retours positifs et sollicitations  suite à une annonce postée sur  le groupe Ishootforfree sur Facebook.

Il me faut maintenant recontacter chaque personne intéressée et  planifier des  petits rendez-vous et essayer de combiner le tout avec mon travail et ma vie de famille… Vu le succès, je vais pouvoir organiser en fin d’année une exposition de mes meilleurs clichés  … LOL

Derniere Collaboration 1

Une anecdote qui nous fera sourire ou nous touchera sur ces séances ?

Pour mon premier shooting , celui avec Eva, je ne connaissais rien de la jolie personne  devant  mon objectif , c’est seulement après quelques jours que j’ai appris qu’Eva avait eu l’honneur d’être Miss Mons 2015 … Ooops … maintenant je prends un minimum mes renseignements.

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Quels sont les autres projets que tu as en tête ?

Je suis en train de travailler sur un logo (avec un ami infographiste) pour personnaliser mes images et sur  la réalisation d’une page Web qui permettra de mettre  en avant mes plus belles réalisations.

Je sais que tu es un membre actif de www.ishootforfree.be, des conseils pour les photographes qui se lancent ?

Difficile de répondre à cette question car j’ai tellement de choses à apprendre dans le domaine de la photo. Ce que je peux dire à mon niveau , c’est observer , oser, se faire confiance, shooter et encore shooter et surtout saisir l’instant !

On en a peu parlé mais niveau matériel, qu’est ce que tu aimes utiliser ?

Au niveau matériel, j’utilise mon Reflex , mais aussi un hybride plus compact que je prends régulièrement avec moi dans mon sac de travail. Sans oublier le Leica  en argentique que j’utilise maintenant pour terminer une séance de portrait.

Quels sont les autres domaines de la photographie que tu aimes explorer ?

J’apprécie beaucoup  la #Streetphotographie, elle me permet de photographier des petites scènes qui me touchent et en toute liberté.

Quels sont les photographes que tu suis ? Qui t’inspirent ?

Il y en a tellement … allez je me lance … Nikos Aliagas … oui oui le gars de TF1 , c’est vraiment un as du portrait. Je m’inspire  aussi beaucoup de publications de photographes sur Instagram ou flickr , je pourrais passer des heures à dévorer tout ce flux d’images.

J’apprécie aussi ton travail et ta précision, mais aussi tout ce que proposent  les autres photographes du groupe Ishootforfree , chaque photographe apporte sa petite griffe artistique, cela est très intéressant.

Merci Seb de m’avoir consacré quelques lignes sur ton blog !

Merci Thomas de nous avoir éclairé sur ta série Leica, cette marque légendaire pour les passionnés de photographie ! A bientôt autour de futures sorties photos !

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Se marier en hiver – Les photos de mariage

Se marier en hiver, c’était le choix de Nico et Jenn,  et j’ai eu l’honneur de réaliser leur reportage photo.

Je les ai retrouvés à la maison communale de Waterloo, pour mon premier mariage de 2016 ! Lumière d’hiver, je devais être le seul à espérer de la neige pour quelques heures plus tard, afin d’avoir quelques photos de couple sur fond blanc 😉

Parenthèse matériel pour les photos-geeks d’entre-vous : 
Fuji X-T10
Fuji X-T1
Fuji X-PRO 1
Focales fixes uniquement

Je vous présente ici quelques unes des photos du reportage, en omettant volontairement une partie de celles-ci, n’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez découvrir un reportage complet lors d’un rendez-vous.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Bouquet de mariage – Hiver

Les premiers moments avec les témoins et la famille sont toujours des moments chargés d’émotions, surtout quand les mariés résident à l’étranger et qu’ils ont donc peu d’occasion de voir leurs proches.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Mariage en hiver
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Mariage en hiver

Ne s’étant pas vus au domicile de la mariée, nos amoureux se se jetés dans les bras l’un de l’autre, à la vue de leurs amis ! Un très beau moment !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Mariage en hiver

C’est typiquement le genre de moment pendant lequel j’aime me mêler à la foule, pour encadrer mon sujet et voir la scène comme un invité à la noce.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Cérémonie de mariage – Waterloo

J’aime me concentrer sur les mains de mes sujets, elles sont souvent révélatrices du moment et du ressenti.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Les mains
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Mariage à Waterloo

Ce mariage a également été pour moi l’occasion de tester des images à 360° comme celle ci, qui vous permet de vous plonger dans l’ambiance du moment :

Post from Sebastien. – Spherical Image – Mariage Nico Jenn

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Echange des alliances – mariage à Waterloo
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Le baiser – mariage à Waterloo

Le baiser est un immanquable de la photo de mariage mais, ceux qui me suivent le savent, le moment « juste après » est encore plus savoureux. C’est souvent le genre de moment que l’on oublie en tant que photographe, lors de ses premiers reportages, laissant tomber la pression de l’immanquable photo que l’on vient de réaliser.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
« Juste après »

Et, c’est le moment ou je reviens sur ce que je vous disais il y a quelques lignes, les mains sont souvent révélatrices de l’émotion du moment.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Les mains
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Photo de couple sous la neige
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Photo de couple en hiver

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

Pour la suite de la journée, nous avons réalisé les photos de groupe, un photobooth super fun et toujours des images en mode reportage mais je choisis de revenir sur une image pour clôturer ce partage :

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Les mains

Merci à Jenn et Nico pour leur confiance et leurs commentaires suite à la réception de mes images. Je leur souhaite plein de bonheur dans leurs nouveaux projets !

Si tu es photographe, n’hésite pas à partager ton feedback en commentaire ;
Si tu projettes de te marier prochainement, n’hésite pas à me contacter ;
Si tu aimes ces images et cet article, n’oublie pas de l’indiquer sur les réseaux sociaux !

Merci 😉

Le GAS et le jeu de « Qui a la plus grosse ? « .

Beaucoup de gens (amis, connaissance, collègue) me demandent ce qu’ils doivent acheter comme nouvel appareil photo (parce que tu vois Seb, mon appareil il est vieux et il fait de mauvaises photos). Je vais tenter de les éclairer au travers de cet article. 
A l’intérieur de moi, une petite voix répond systématiquement : « Ce n’est peut-être pas l’appareil qui fait de mauvaises photos ? «  mais histoire de ne pas perdre des amis ou des clients potentiels, j’émets le même avis de manière plus nuancée.

Quand vous avez un boîtier reflex  ou hybride et quelques bonnes optiques (= à mon sens au moins une focale fixe, type Canon 50mm 1.8), je pense que techniquement, vous avez le nécessaire (sauf si vous voulez faire des photos d’oiseaux à 250 mètres ou bien des portraits à la lumière de la lune mais je parle d’une utilisation classique, dans le cadre familial). Ensuite, il faut se former et pratiquer.

L’analogie est simpliste mais si je ne prends aucun cours de conduite automobile sur circuit, il m’est peu utile d’investir dans la dernière voiture de course à la mode, si ce n’est pour son apparence.

Santarelli (2 sur 7)

En photo, c’est la même chose. Les boîtiers disponibles même en entrée de gamme offrent des performances tout à fait acceptables, si vous les exploiter à fond !

Par exemple, j’avais fait des photos de tennis avec un Canon 1000D il y a quelques années

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Canon 1000D

J’ai fait des portraits avec un Fuji X30

Maude au X30
Maude au X30

ou un x-M1, qui sont respectivement un compact et un boitier entrée de gamme.

Chloé au X-M1
Chloé au X-M1

Dans le cadre des sorties photos que l’on organise à Mons avec quelques amis, je pense organiser un atelier lors duquel on aura à disposition un parc de vieux appareils numérique de qualité médiocre, pour réaliser des photos sur un thème déterminé (tremblez jeunes gens :-)))) )

Parmi les photographes pros,  les discussions tournent malheureusement trop souvent autour de « Tu as vu le dernier boitier de XXXX, et ses 234 images/secondes ? « , « Seb, tu fais quoi avec un X-PRO1, ce boitier qui a tant d’année et un AF aussi lent ? »

Ce phénomène devient, pour les gens contaminés,  le GAS – Gear Acquisition Syndrom. Le GAS c’est le fait de penser qu’en en achetant toujours plus, on va progresser.

Je suis clairement passé par cette phase, quand j’avais mon 50D grippé et un 70-200 monté autant que possible dessus, mais depuis, j’ai remis les choses en question et j’en viens même à me dire qu’au plus votre matériel est discret, banal et connu, au plus vous serez discret, au plus vous mettrez votre modèle à l’aise, ce qui correspond au style d’image que je veux créer.

Je reste un passionné qui aime travailler avec de bons outils mais utiliser l’existant à 100% fait maintenant partie de mes objectifs 🙂

 

Le mariage de mes amis

 

 

Le mariage de mes amis est toujours un moment délicat pour moi. Accepter de réaliser leurs photos est une responsabilité énorme (que j’accepte d’assumer) mais certains d’entre-eux ne veulent pas me voir travailler toute la journée de leur mariage, mais bien la partager avec eux, comme un simple invité.

En tant qu’invité, le mariage d’un proche reste un moment particulier, que je souhaite immortaliser à ma manière également, et je vais vous expliquer comment. J’ai utilisé deux mariages différents pour illustrer cet article.

Dans le sac

  • un boitier ( Le Fujifilm X-T10 est parfait pour ce genre d’utilisation, compact et qualité d’image irréprochable).
  • 35 mm 1.4 (Optique polyvalente, à grande ouverture).
  • Eventuellement une seconde optique, si j’ai en tête de faire qqch de particulier comme image (grand angle ou 56mm 1.2)

Mes rapports avec le photographe officiel

De part l’approche différente que j’ai des mariages de mes amis, je n’ai pas besoin d’être au coeur de l’action lors des moments phares. Je laisse cette place à l’officiel. Mon souhait est justement de varier les angles, de prendre plus de risque pour avoir une image différente des images classiques. Ca se passe donc souvent très bien le jour du mariage à leur côté. D’ailleurs je réalise mes images sans éclairage d’appoint, histoire de ne pas influencer leurs choix de lumière.
Ceux qui me connaissent savent que la concurrence me stimule, me donne envie de me dépasser et de faire des images au moins aussi belles que celles de l’officiel. Cette pression positive va m’aider à pousser ma créativité pour avoir une belle série d’images à offrir à mes amis.

Le jour J 

Je vais me mêler à l’assistance la plupart du temps , pour avoir mon regard d’invité sur le mariage, et pas forcément celui de photographe. Tout mon matériel rentre dans ma besace en cuir noir, qui me permet de rester un invité plus ou moins normal 🙂
N’ayant pas la pression du résultat, aucune obligation de remettre un reportage complet, je vais uniquement chasser les moments que je souhaite capter, comme par exemple ce regard :

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C’est aussi l’occasion de prendre des angles que je prends difficilement quand j’ai la responsabilité du reportage. Sur cette image par exemple, j’ai choisi de me placer derrière Aurélie, en laissant le coté ouvert devant elle, pour illustrer son déplacement vers son futur mari. Lors d’un reportage dont j’ai la responsabilité, c’est difficile de prendre cette image, puisque j’ai la préférence pour le moment qui suivra (échange entre le papa et sa fille, puis avec son futur beau-fils), avec une courte focale.

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Moment que j’ai pu saisir du centre de l’allée centrale de l’église.
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L’allée centrale est un bon point de vue, depuis lequel on gène rarement le photographe officiel, puisqu’il est très rarement juste en face de moi. C’est aussi un angle de vue qui permet de contextualiser avec le choeur à l’arrière-plan et les invités de chaque côté.

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A la sortie, je les les places de choix aux photographes et caméraman, et me concentre sur le moment à saisir.

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Un petit cliché classique de temps en temps, pour ne pas perdre la main ;-))

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Pendant les discours, j’ai un avantage de taille sur les officiels : je connais les deux protagonistes et sens donc beaucoup plus facilement qu’à l’habitude quand l’émotion va arriver.

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Pendant la soirée, je travaille sans flash, cela permet souvent d’avoir des images différentes des autres, qui rendent bien la douceur du moment. En effet il y a le risque que l’image soit floue si la lumière est trop faible, mais c’est un risque à prendre.

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Pour moi, le mariage de mes amis, c’est aussi essayer de nouvelles choses, comme ici le fait de réaliser une dizaine de photos du mariage en Instax, en marge du Photo Booth que j’ai réalisé pour eux,  afin qu’ils puissent en profiter dès le lendemain matin.

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Le mariage de mes amis, c’est un bon moment à partager avec eux, en oubliant de faire des photos de certains moments, qui ne seront que des souvenirs dans nos esprits parfois embrumés en fin de soirée (ça aussi c’est une différence avec les reportages officiels 😉 ).
C’est être sur les photos de groupe, et ne pas devoir attendre que l’on aille chercher Tata Lizette qui est partie aux toilettes quand on devait faire la séance des photos de famille.
Enfin, le mariage de mes amis, c’est leur offrir quelques images de leur mariage, comme je les ai vues et vécues ce jour là, pour qu’il puissent compléter leurs souvenirs.