Portraits de nuit avec la blogueuse Yumi à Mons !

Ce jeudi-là, journée fatigante au boulot, envie de me changer les idées. Je rentre à la maison, prêt à m’affaler dans le fauteuil et j’ai soudain une envie plus photographique que glandouillarde, sortons faire quelques portraits de nuit !
Cet article sera à moitié 3615 mavie et comportera également quelques explications sur le déroulement de ma séance, qui plaisent à mes amis photographes. Axé sur le partage, cet article comportera les lieux en commentaire des photos.

Je passe une annonce sur le groupe Facebook IShootforfree.be et Yumi me contacte directement ! Yumi est blogueuse et publie régulièrement sur : http://www.theyumiblog.com , elle a également récemment répondu à une interview pour le Flair ! Bref, on s’accorde en quelques minutes et il me reste à préparer du matériel.

S’agissant d’une séance improvisée, dans Mons, juste après la pluie, je n’ai pas envie de m’encombrer de kilos de matériel mais bien de partir léger !

  • Fujifilm X-T10
  • 35mm 1.4
  • Lampe Led
  • Flash Yungnuo et déclencheur

Le matériel du jour

Le tout rentre dans ma besace en cuir, c’est donc parfait !

Je pars une quinzaine de minutes à l’avance pour repérer quelques spots (la pluie menace, s’il pleut il faudra être efficace, pas le temps de traîner à trouver des endroits sympas).

De nuit, je shoote systématiquement en Noir et Blanc sur le boitier, quitte à revenir à la couleur ensuite lors du post-traitement mais il est beaucoup plus facile d’exploiter des lumières de températures différentes en restant sur un aperçu en Noir et Blanc. Le viseur électronique du Fuji facilite également la prise de vue dans ces conditions.

On s’est donné rdv devant Ste Waudru, en plein centre ville, j’ai repéré ces lampes qui dessinent une ligne de fuite, je décide de commencer par là. Pour la lumière, contrairement à mon habitude, j’utilise d’entrée un flash , ciblé sur le visage afin de déboucher les ombres créées par les lampes qui viennent du sol (la lumière qui vient du bas est rarement flatteuse). Le flash est tenu par mon bras gauche, tendu, afin d’être aussi perpendiculaire que possible par rapport au visage de la modèle.

Je sais que sur cette première image, les cheveux se mêlent au fond et que les bonnes pratiques enseignent de mettre une lampe à l’arrière pour détourer le contour de la tête mais j’aimais bien le fait que le visage se retrouve isolé sur l’image.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Ste Waudru de Mons

Yumi est très expressive, joue facilement avec les expressions de son visage, ce qui permet de ne pas devoir guider la modèle mais juste de faire en sorte qu’elle se sente à l’aise et éventuellement de lui indiquer vers quelles émotions aller.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Ste Waudru

Ensuite, on remonte vers le centre ville, en s’arrêtant à la Cour du Bailly où j’ai repéré une lampe à la température chaude, que je souhaite confronter à ma lampe Led (température froide) pour aller chercher une image très chaude lors du post-traitement. J’insiste pour que Yumi se décolle du mur, afin de pouvoir, à pleine ouverture, décoller sur visage de ce vieux mur, qui apparaîtra flou sur l’image.
Lors de la prise de vue, j’obtiens cette image, qui me plait déjà beaucoup.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Cour du Bailly

Le post-traitement visé me permet d’obtenir l’image qui suit (parce que oui le post-traitement fait partie du travail photographique et non il ne sert pas uniquement à compenser les erreurs faites à la prise de vue, comme certains le pensent sans doute encore 😉 )

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Cour du Bailly

Ensuite, je lui demande de s’assoir et je profite du fait que l’endroit donne le sentiment d’être dans un endroit clos pour lui demander de mettre en valeur ses tatouages.

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Cour du Bailly

Ensuite, direction la rue du 11 novembre pour quelques images devant un mur clair sur lequel la lumière vient se réfléchir.

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Rue du 11 novembre

On termine à la rue à degrés (que j’apprécie de jour comme de nuit) pour quelques dernières images laissant apparaître ses tatouages.

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Rue à degrés
Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Rue à degré

Et une dernière image, à contre-jour, type de lumière que j’affectionne particulièrement !

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli
Rue de la Poterie

Après ces images, les soucis de la journée au bureau étaient bien loin de moi, et j’étais empli de satisfaction. On a prévu de refaire une séance avec Yumi, dans de meilleures conditions (en attendant, profitez-en pour aller flâner sur son blog !).
Au travers de cette séance, j’ai pu m’aérer l’esprit mais également illustrer le fait que l’on peut réaliser de chouettes images, dans des conditions météo moyennes, et avec un minimum de matériel avec soi !

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After-Wedding Session Alison & Kevin

 

 

 

 

Dimanche 04 octobre, Alison et Kevin m’ont donné rendez-vous dans un petit bois, en plein milieu des Ardennes belges.
Vous retrouverez sans doute quelques similitudes avec des photos de leur session d’engagement ou de leur mariage, c’était évidemment recherché 🙂

Niveau matériel, tout à été fait à 35 ou 56 mm, avec le duo  Fujifilm X-T10 et X-T1.

Place aux images :

 

Photo par : http://facebook.com/seb.santarelli

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Voilà qui cloture ma collaboration avec Alison et Kevin pour les photos autour de leur mariage. Ca a été un plaisir de travailler avec eux, depuis les premières photos au centre de Bruxelles, à cette dernière image en Ardennes. Merci à eux pour leur confiance.

Remise des diplômes de l’UCL Mons

Ce vendredi 13/11/15 avait lieu la remise des diplômes de l’UCL Mons. Comme l’an dernier, ça a été un plaisir pour moi de pouvoir la photographier :

  • Issu de cette université, c’est toujours un moment particulier pour moi.
  • Cette année, l’événement avait lieu au Théâtre Royal de Mons, un super cadre (même si la lumière n’y est pas facile).
  •  Le discours du président de l’Alifucam, Jacques Delmoitiez, était très inspirant
  • Une nouvelle option entrepreunariat a vu le jour à l’UCL-Mons et par la même occasion, le statut d’étudiant-entrepreneur.
  • J’y revois chaque année mes anciens professeurs, avec qui je garde de bons contacts.

L’ensemble des images est disponible sur la page Facebook de l’UCL Mons.

Je vais vous présenter ici une sélection d’image, qui explique comment j’ai cherché à rendre l’événement au travers de mon reportage, quelles sont les images que je suis allé rechercher.

J’ai commencé par la récupération des toges par les futurs diplômes, une agitation, un stress ambiant, la solitude parfois à devoir illustrer

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Une expo avec quelques photos avait lieu dans cette salle, j’ai joué avec ces tableaux et mon avant-plan sur certaines images :
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L’attente est parfois longue dans ces moments, j’en ai profité pour jouer avec les lustres, qui représentaient des nuages et voler ce portrait à Sabrina, qui a partagé mon école secondaire. Santarelli 0012sur 0650

Les étudiants ont ensuite reçu un rappel des consignes pour la cérémonie, je me suis fait tout petit sous l’écran de projection pour aller chercher cette vue en contre-plongée, qui fait d’eux de grands hommes :-))Santarelli 0020sur 0650

Faire ce genre de reportage, c’est également répondre aux solicitations des étudiants pour réaliser rapidement un portrait (ici Alice, qui  a suivi les ateliers photos que j’ai animé à l’UCL Mons il y a quelques années). Santarelli 0022sur 0650

J’ai également pu réaliser un portrait de mon ami Nicolas, un ancien voisin que je croise souvent sur des événements à Mons et qui ce soir là , a été mis en lumière par l’obtention du prix du meilleur mémoire, remis par l’Alifucam. C’est toujours plus difficile de saisir un portrait naturel d’une personne que l’on connait, le contact du regard est difficile à éviter. Santarelli 0040sur 0650

L’admiration des proches est une émotion que je retrouve chaque année lors de ce reportage.
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Les portraits des intervenants sont un immanquables de ce genre de cérémonie. Santarelli 0087sur 0650

Mais les discours sont également l’occasion de se retourner, d’ouvrer son diaphragme à fond et de saisir quelques portraits en basse lumière .Santarelli 0100sur 0650

Un plan large pour inscrire l’histoire dans son lieu. Santarelli 0101sur 0650

Mr Elio Di Rupo était présent, prendre un portrait de lui est important pour montrer que l’événement a connu la présence de représentants politiques. Santarelli 0116sur 0650

Mr Christophe Gaeta était le parrain de la promotion 2015, il nous a fait part de son expérience professionnelle.
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Les représentants des cercles étudiants sont une image intéressante puisqu’elle montre un second visage de la vie étudiante. Santarelli 0136sur 0650

Le défi de la soirée était de réussir un maximum de portraits d’étudiants lorsqu’ils recevaient leur diplômes. L’anticipation et la rafale m’a permis de réaliser des portraits de chaque étudiant, à quelques rares exceptions près (passage devant moi, étudiant qui ferme les yeux deux images de suite), mais ils auront presque tous un souvenir de ce moment unique. Santarelli 0213sur 0650 Santarelli 0274sur 0650

J’adore faire des portraits des hommes qui ont l’habitude de parler en public, qui ont eu une carrière professionnelle bien remplie. Ils ont souvent un charisme qu’il faut saisir sur l’image mais qui, au travers d’une photo, donnent envie de les écouter. Santarelli 0440sur 0650

Le corps académique : Santarelli 0463sur 0650

Et la désormais traditionnelle photo (à réussir en très basse lumière, en une seule prise :-))) )
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Un studio photo était disponible dans la salle dans laquelle se tenait le cocktail afin de permettre à chaque étudiant qui le souhaitait d’avoir un portait de lui et ses proches. Santarelli 0640sur 0650

A l’année prochaine pour la remise du diplôme de mon petit frère :-)))

Saisir l’instant

Bonjour à tous !

La période en cours est fort chargée en mariages et reportages en tous genre mais je prends le temps de partager quelques mots avec vous, parce que j’ai eu cette discussion la semaine passée à un mariage auquel j’étais invité.

Un ami m’a demandé, « Seb, quand tu photographies un mariage, qu’est-ce que tu recherches comme image ? Qu’est ce qui va te différencier ?  »

Je lui ai répondu sur le moment mais je me suis dit que c’était une bonne occasion pour écrire un blogpost avec quelques images qui reflètent bien ce que j’ai recherché sur un reportage.

En fait, je cherche les émotions, les regards, les instants éphémères. L’idée est de prendre une photo qui sera différentes de la situation juste avant et juste après, et parfois, différentes de ce que les autres vont viser comme résultat.

Place aux images

  • L’instant d’après

Je trouve les photos de bisous intéressantes, classiques, illustratives d’un mariage mais je trouve les photos de l’instant d’après encore plus magiques ! Un geste de tendresse, un sourire, c’est à saisir !

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  • La pose lente

C’est risqué et jamais garanti, mais dans ce moment ou tout allait très vite, mettre une vitesse à 1/15 et appuyer, c’est peut-être s’offrir une image qui rendra la précipitation du moment.

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  • Le détail

Ceux qui connaissent mon travail savent que je remarque plein de petits détails tout au long de la journée, j’aime m’en servir et mettre le sujet principal en flou à l’arrière plan.

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  • Le reflet

A la limite de l’obsession, je cherche toujours à jouer avec les miroirs, les reflets dans les flaques d’eau, dans les vitres, etc. Ici, ça m’a permis de les laisser dans leur bulle, sans qu’ils ne ressentent de trop ma présence, et de les laisser vivre leur moment.

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  • Portrait

Dans mes débuts en photographie de mariage, la séance de portrait n’était pas un très bon moment. C’est un exercice différent de tout le reste de la journée. De saisir les souvenirs de manière discrète, je passe au rôle de metteur en scène d’une situation complètement artificielle. Ca ne me plaisait pas. Avec le temps, j’ai appris à « voir » les décors, à choisir les endroits avec plus d’esthétisme et à laisser mes amoureux à deux, je les laisse se parler, se sourire, communiquer.  C’est important pour moi de ne pas les laisser se figer trop longtemps. Maintenant, la séance de portrait est à chaque fois un nouveau défi. Dans le cas ci-dessous, je suis allé sur place un mois avant le mariage d’Alison et Kevin et quand j’ai vu cet arbre, l’arrière-plan qui se détachait à l’arrière, j’ai tout de suite su que c’est là que j’allais prendre mon premier portrait de la séance.

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  • Me laisser guider par le couple

Alison a préparé son mariage avec énormément d’investissement et d’attention. Elle souhaitait absolument avoir une image dans cette pose (captée sur Pinterest, super source d’inspiration by the way). J’ai choisi de faire cette image au niveau de la grille, afin de lui offrir un cadre et de garder le manoir à l’arrière-plan.

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  • Les chaussures

Très souvent, la mariée choisit ses chaussures en accord avec le thème de la journée ou bien en s’imaginant que personne ne les verra avant la soirée. J’aime attendre que l’occasion se présente et les inclure dans un portrait, ici pendant la cérémonie.

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  • Portrait pendant la cérémonie

Avoir deux poupées en cire sans émotion face à un curé sans émotion ne m’intéresse pas. N’importe qui dans l’assemblée pourra s’offrir une image de ce couple attentif mais intériorisant ce qu’il se passe. Ce que je vais chercher c’est un sourire, un regard, un échange de regard et déclencher à ces instants là. Cela m’apporte un brin de vie supplémentaire dans les images.

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  • Représenter

Quand je réalise un reportage, je cherche un permanence des images un peu décalée, plus symboliques que réalistes. Les mains symbolisent pour moi l’union entre ces deux personnes alors peu importe ensuite que les visages ne soient pas tournés ou que le reste de la photo ne suive pas, mon regard est figé sur le lien.

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  • Echange des consentements

Pendant l’échange des consentements, on a tendance à photographier celui qui s’exprime. Avec le temps, j’ai pu voir que ce qui amenait des images avec le plus de ressenti, c’est de photographier la personne qui le reçoit. Elle est en train de recevoir de très beaux mots de l’être aimé et de plus, comme elle ne parle pas, pas de micro et pas de mouvements de la bouche qui seraient disgracieux pour l’image !

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  • Un rien de chance

Je l’ai assez répété dans d’autres articles, les appareils Fuji que j’utilise ont plein de qualités mais sont en dessous de la concurrence en terme d’autofocus. Un appareil Canon/Nikon aurait accroché sans souci sur le couple et nous aurait offert une image aux détails précis.

En triant mes images, j’ai tout de suite gardé celle-ci, pour me rendre compte ensuite qu’en fait, techniquement, la mise au point n’était pas au « bon endroit ». Le sujet n’est pas totalement net mais… à cet instant précis , n’est-ce pas une bonne chose de leur laisser le moment pour eux ? De se dire que mon regard les a laissé à deux, avec un rien de distance, qui a amené le flou sur l’image ? Pensez-en ce que vous souhaitez mais cette image m’a plu, et je l’ai gardée 🙂

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  • La rafale

Je travaille de plus en plus en mode « sniper » comme le conseille Zack Arias. Attendre et saisir LA photo que l’on veut capter. C’est vrai que ça pousse à travailler son image. Pour certains moments d’action, je continue à utiliser la rafale afin de pouvoir saisir l’instant ou le regard exprimera beaucoup de chose, en même temps que l’action se passe.

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  • Ne pas hésiter

J’étais en train de réaliser ce portait d’Alison à pleine ouverture (= zone nette très faible et flou dans le fond, pour les moins photographes d’entre-nous). Je vois ses paupières initier un mouvement vers le bas et clic ! Je n’hésite pas une seconde, qui aurait été de trop.

J’ai la même image avec les yeux ouvert, 2 secondes plus tard mais celle-ci est plus forte pour moi, véhicule beaucoup plus de choses.

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  • Le lieu

Je sais que le choix du lieu est important pour le couple, je vais chercher à le mettre en valeur dans mes images, afin d’avoir des images pour cadrer la journée, quand on réalisera un album.

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  • Mes informateurs

Les enfants sont vrais, hésitent beaucoup moins que les adultes. Quand j’ai vu ce petit garçon regarder au travers de la vitre, j’ai apprécié la scène mais me suis dit qu’il regardait sans doute quelque chose d’intéressant.

 

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  • L’instant volé

Ce petit garçon m’a offert ce point de vue, un instant volé au couple, plein de vérité, un des rares moments pendant lequel ils ont pu se retrouver à deux au sein de cette journée.

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  • Les projections

Pendant les projections de diaporama sur la jeunesse des deux amoureux, je vais évidemment viser le couple mais également trouver les parents, frères et soeurs pour saisir leurs émotions quand les souvenirs sont évoqués.

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Voilà, je pense avoir pu résumer au travers de ces images, ce que je cherche comme images quand je photographie un mariage. N’hésitez pas à échanger avec moi suite à cet article, si vous cherchez d’autres images ou si vous souhaitez que l’on parle du reportage photo de votre futur mariage !

Interview de Santina Vaccalluzzo

Il y a quelques semaines, j’ai été invité à l’inauguration d’un nouveau studio photo dans la région montoise. C’est l’occasion pour moi de vous parler d’une des deux photographes de ce studio, que j’ai pu rencontrer dans le cadre des workshops personnalisés que je donne à propos de la photo de mariage.

J’ai donc interviewé Santina afin que vous puissiez découvrir son travail. Je pars du principe que les photographes gagnent beaucoup plus à s’entraider qu’à se concurrencer et suis donc content de mettre en lumière le lancement d’un nouveau concept dans la région.

Portrait volé de Santina durant le concert de Beverly Jo Scott
Portrait volé de Santina durant le concert de Beverly Jo Scott (c) Sébastien Santarelli

 

Hello Santina, qui es-tu ?

Je suis passionnée de photographie depuis que l’on m’a offert mon premier appareil photo… Cela doit faire 35 ans … D’abord autodidacte, 30 ans plus tard diplômée en photographie.


Danse 1 copie

De qui t’inspires-tu ?

De l’âme humaine, de la lumière, du quotidien, de l’actualité. Quelques photographes que j’aime beaucoup Bettina Rheims, Marc Lagrnage, Jim Marshall ….

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ndlr : Santina proposera ce type d’image en lumière continue dans son studio à Framerie.
Peux tu nous parler de ton projet, Freebird Studio ?

J’ai toujours eu l’envie de voler de mes propres ailes. Marc Ghisoland m’avait déjà proposé de reprendre le Studio il y a 3 ans mais je ne voulais pas être seule dans une boutique et un studio 5 jours sur 7,..  J’ai besoin de bouger …  Je n’étais peut-être pas prête à franchir le pas…
Je travaillais déjà comme photographe en activité complémentaire mais je n’aimais pas du tout mon job principal (gestion technique et administrative dans la construction). Je pensais donc de plus en plus à franchir le pas.
Et puis en 2014 maman a été gravement malade et cela m’a donné à réfléchir. On a qu’une vie … J’ai donc appelé Caroline car je savais qu’elle voulait aussi changer de Job … et puis voilà c’est là que tout à commencé …
Le nom Freebird est né en écoutant une chanson …. Freebird de Kriss Dane et puis aussi Freebirds des Lynyrd Skynyrd 🙂

SWAMP CABARET cover def ![4]

Comment nourris-tu ton inspiration photographique ?

J’ai besoin d’émotions heureuses ou malheureuses. En écoutant de la musique, en errant dans des endroits que j’aime, j’observe, j’écoute … en rencontrant des gens et en discutant .. L’humain est primordial. 

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On s’est rencontrés lors d’un mariage sur lequel tu m’as accompagné, j’ai le souvenir d’une personne sensible, partageant l’émotion de ses sujets en permanence, avec une impressionnante envie de progresser ! Quel souvenirs gardes-tu de cette journée ?

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Excellent souvenir. La partage de notre passion commune. La rencontre avec des gens aimants et heureux … le partage de moments de bonheur … C’était très intense…
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui débute la photographie ?

Se faire confiance, rester soi-même, laisser parler son instinct tout en gardant un minimum de technique, ne pas essayer de « faire comme » mais juste de s’en inspirer… et puis y croire s’accrocher … Rester positif, …. Y aller petit à petit….C’est difficile mais avec une bonne dose de pugnacité, beaucoup de positivité on peut y arriver … même si pour moi tout reste encore à faire 🙂

 

Merci Santina pour ces quelques mots, je te souhaite la réussite dans cette nouvelle entreprise !

Vous pouvez retrouver : 

Les portraits d’Alison et Kevin

C’est à l’Orangerie de Beauval que j’ai eu la l’honneur de pouvoir réaliser les portraits de mariage d’Alison et Kevin.

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Orangerie de Beauval

Je ne blogue plus beaucoup en ce moment, par manque de temps mais ce soir, je prends le clavier pour partager ces images avec vous, parce que j’ai adoré ce mariage et la confiance dont ce jeune couple a fait preuve envers moi. C’est simple : j’ai eu carte blanche du début à la fin.

Vous les aviez déjà découvert à Bruxelles, il y a quelques semaines, pour leur séance d’engagement, c’est la suite de leur aventure 🙂

Ils avaient une voiture américaine comme véhicule pour cette magnifique journée, nous en avons d’abord profité :

Santarelli (0159 sur 0642)

Santarelli (0161 sur 0642)

 

Ensuite, nous nous sommes un peu éloignés, quelques semaine plus tôt, j’avais repéré un endroit avec un fort dénivelé pour l’arrière-plan et un arbre pour encadrer mes images, j’ai directement emmené les deux amoureux vers cet endroit, leur ai d’abord demandé de poser…

Santarelli (0163 sur 0642)

 

Et les ai ensuite laissé profiter de leur moment, première fois de la journée qu’ils se retrouvent à deux, c’est toujours un moment un peu magique, ou je me fais oublier facilement. Santarelli (0164 sur 0642)

Santarelli (0165 sur 0642)

J’enchaîne avec quelques portraits serrés, pour capter la tendresse du moment. Santarelli (0167 sur 0642) Santarelli (0168 sur 0642) Santarelli (0171 sur 0642) Santarelli (0175 sur 0642) Santarelli (0177 sur 0642) Santarelli (0178 sur 0642)En résumé, une très chouette séance que je voulais partager avec vous !

 

Shooting au Congres Hotel Mons – Photos lingerie

I did it 🙂

Shooting
Photo : Marie Saintenoy

 

En Janvier, je vous annonçais ceci :

Portaits intimistes

Je souhaite sortir de ma zone de confort dans l’exercice des portraits et donc m’exercer dans des domaines que je maîtrise moins actuellement. Je souhaite réaliser des portraits plus intimistes, jusqu’à l’exercice du boudoir, qui me permettra d’encore augmenter la qualité des images offertes pendant les préparatifs de mes reportages de mariage. Pour cela, je vais shooter en duo avec une photographe dont vous découvrirez le nom en temps voulu mais que je considère comme une référence dans ce type de photographie.

Les mois défilant, il était temps de passer à l’action ! J’ai donc pu planifier un shooting avec Marie et Ophélie, qui s’est proposée via le groupe I shoot for free.

La séance s’est déroulée en ce début de semaine, dans le magnifique nouvel hôtel : Congres Hotel Mons, du groupe Van der Valk.

Après le premier contact, Ophélie s’est montrée à l’aise, dès la première pose !

Je n’ai volontairement pas réalisé d’autres retouches que des retouches globales sur l’image à l’aide de Lightroom. Toujours dans l’idée de montrer mes modèles tels qu’ils sont, de profiter de la lumière et des poses pour les mettre en valeur mais de ne pas modifier la réalité qui se présente devant mon objectif.

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J’ai profité de certains shoots de Marie pour prendre des photos moins directes :

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Comme d’habitude, je me retrouve à jouer à contre-jour (merci l’EVF du X-T1)

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Place à quelques autres images :

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De cette expérience, je retire :

– L’importance du choix des tenues
– L’importance du maquillage léger
– L’importance de la position des mains et des jambes

L’ambiance du shoot était super agréable, tant avec Marie qu’avec Ophélie, qui posait pour la première fois ! Je reste marqué par sa spontanéité et son aisance !

Nous avons uniquement travaillé en lumière naturelle, je pense que c’est super important pour ce type de séance.

Cet exercice demande beaucoup de concentration, d’attention sur les détails mais est très satisfaisant une fois réalisé. Je pense que je retenterai l’expérience, si l’opportunité se présente à moi dans les prochains mois.

D’un point de vue technique, j’ai uniquement travaillé au Fujifilm X-T1 , 35mm et 56 mm avec des ouvertures entre 1.2 et 4 selon les prises de vues.


Santarelli(0037sur0038)Vos impressions ? Vos avis ? Vos commentaires ?

J’ai osé me lancer dans ce type d’images, j’espère recevoir votre feedback, cher lecteur 🙂 !

 

Maude au Fuji X30

 

Mon amie photographique Chloé voulait se tester aux appareils Fuji ! Je lui ai proposé de :

– Disposer de mon X-T1 pour un shooting
– Trouver un(e) modèle en tant que sujet

Je commence donc par ce post sur ma page Facebook et Instagram :

instagram

Nous avons reçu pas mal d’intérêt suite à ce post et Chloé a directement été touchée par la spontanéité des images de Maude ! C’est donc parti pour un shooting en duo de photographes !

De mon côté, je choisi de compléter mon parc photographique par un appareil compact et polyvalent. Le Fuji X30 se présente donc naturellement à moi. Je me pose la contrainte de réaliser quelques images de Maude, uniquement avec le X30, tout en laissant principalement Chloé gérer sa séance.

Je connais les limites de mon appareil du jour, si je veux avoir du flou au fond de mes images, je vais devoir me rapprocher de mon sujet ou allonger la focale.

Nous nous retrouvons sur la Grand-Place de Mons, Chloé prend mon appareil en main et je file avec Maude faire un premier portrait, pendant que Chloé se familiarise avec les réglages du X-T1.

Santarelli (1 sur 17)

Je suis assez surpris par le piqué de l’appareil, tout à faire correct pour un zoom compact et simultanément par la sérénité du visage de Maude dès cette première image.

Chloé nous rejoint ensuite.

Je profite ensuite d’une photo prise de face pour voler un portrait de profil sur un fond neutre, qui fait oublier le manque de distance entre mon sujet et le fond. Le vent arrive de face, ce qui libère son visage, j’aime ce genre d’instant.

Santarelli (7 sur 17)

 

La compacité de l’appareil permet de se rapprocher du sujet sans la mettre mal à l’aise.

Santarelli (13 sur 17)  J’aime toujours autant la lumière de fin de journée. Santarelli (10 sur 17)  Enfin, direction les marches de la Collégiale Sainte-Waudru pour un portrait tout en douceur, guidé. Santarelli (15 sur 17)

Après cette image, je suis satisfait de cet appareil ! J’y reviendrai plus longuement dans un article consacré au test de l’appareil mais une chose est sûre il pourra me servir à faire l’un ou l’autre portrait lors de mes voyages.

Ophélie @ 5 AM

Je connais Ophélie depuis des années, je l’ai rencontrée quand nous pratiquions le même sport.

Il y a quelques semaines, mon ami Didier Toussaint propose un shooting photo à 5h du matin. Cela tombe justement lors d’un jour de congé pour moi et après les examens d’Ophélie.

4h du matin, je la rejoins chez elle, nous partons vers Mons. Je reçois plusieurs messages d’annulation de modèles et photographes qui devaient être là aussi.

Vu le temps (très pluvieux), je lui dis que j’ai envie de faire quelques photos avec les phares de la voiture, avant que l’on arrive au point de rendez-vous à Mons (ou nous attendaient 3 autres photographes), histoire d’être sûr d’avoir des images (j’avais peur de l’annulation du shooting).

Santarelli (46 sur 67)

Ensuite, direction la grand-place de Mons. Mon ami Jean-Michel Renoirt n’a pas pris son appareil et se dévoue pour nous faire l’appoint de lumière.

Santarelli (48 sur 67)

J’adore la rue des compagnons depuis que je suis enfant. La pluie sur les pavés ajoute quelque chose à mes yeux.

Santarelli (56 sur 67)

Le Jardin du Mayeur m’inspire peu, j’en profite pour faire un portrait serré.

Santarelli (58 sur 67)

On termine le shooting dans le parking au centre ville, un lieu bizarre si tôt dans la journée mais avec de grandes étendues et une lumière uniforme.

Santarelli (65 sur 67)

Merci à Ophélie pour son courage sous la pluie.
Merci à Didier pour l’organisation
Merci à David pour ses photos backstage
Merci à Jean-Michel pour l’appoint de photons !

Découvrez pourquoi je shoote gratuitement !

« I shoot for free » est un groupe Facebook, disponible ici : I shoot for free . Je l’ai créé il y a environ deux semaines.

i shoot for free

Le principe est simple :

Qui ? 

– des photographes de tous niveaux
– des modèles de tous niveaux

Comment ? 

– Les photographes proposent des projets, des shoots en last minute
– Les modèles proposent des projets et répondent présent(e)s

Chacun est libre de proposer ce qu’il veut, de laisser d’autres photographe partager son idée, de participer ou non à un projet. La philosophie de base est l’échange et le partage entre les membres.

Pourquoi ? 

Les photographes ont besoin de s’exercer et ont parfois du mal à trouver des gens prêts à poser pour eux, et spécialement quand ils débutent.

Pourquoi j’en fais partie ? 

Déjà, parce que je suis à l’initiative de ce groupe. Ensuite, parce que c’est important pour moi de continuer à tester de nouvelles choses, de confronter ma créativité avec celle d’autres photographes, de découvrir de nouveaux visages à photographier. Aussi, j’ai toujours appris en partageant un shooting avec un photographe, quel que soit son niveau !

Des exemples de projets ? 

– Shoot at 5 AM :

David taquin - backstage
Backstage par David Taquin

 

Didier Toussaint a lancé l’idée de faire des portraits un jeudi matin à 5h. Le résultat est génial, nous avons fait cela sous la pluie mais j’ai adoré !
– Fencing in town : Julie est escrimeuse de haut-niveau et rêve d’avoir des photos d’elle illustrant son sport. Cela se fera ce samedi !
– Shoot après la pluie :

maude
Maude – Fuji XT1 – JPEG brut

J’ai lancé l’idée de shooter sous la pluie… qui s’est arrêtée et : magnifique lumière pour des portraits de Maude.
– Session Yoga en couple : Maylis a lancé l’idée de photographier un couple en séance de Yoga, cela aura lieu en juillet

Des photos ? Des avis ? 

J’ai demandé au sein de groupe à chacun de me donner un petit avis sur son expérience au sein du groupe ! J’illustre avec une des photos de l’auteur, qu’il soit modèle ou photographe.

didier toussaint
Didier Toussaint : Ce groupe est une initiative innovante, née d’un esprit de génie. La deuxième meilleure chose qui nous soit arrivée depuis l’Internet !

 

David Taquin - Chouette initiative qui permet de faire des rencontres d'apprendre de se perfectionner et d'évoluer. Le tout dans une ambiance conviviale
David Taquin – Chouette initiative qui permet de faire des rencontres d’apprendre de se perfectionner et d’évoluer. Le tout dans une ambiance conviviale Modèle, Ophélie Blockmans Ce groupe est vraiment une bonne initiative qui nous permet de rencontrer des gens, de découvrir des choses et se perfectionner. C’est donnant donnant, le photographe et le modèle y gagnent tout autant en expérience. En plus, c’est vraiment chouette !

 

Maude : Des shootings improvisés, qui permettent de laisser allez l'inspiration du moment. De belles rencontres que reflètent de belles images. Bref tout le monde y trouve son compte!
Maude : Des shootings improvisés, qui permettent de laisser allez l’inspiration du moment. De belles rencontres que reflètent de belles images. Bref tout le monde y trouve son compte!
Santarelli-34-sur-38,large
Céline Pourbaix – Ce groupe permet de rencontrer des passionnés de l’image, de l’imagination, de la technique et de l’esthétique… Au détour d’une rencontre, on découvre une personnalité qui nous touche, une personne qui nous inspire et/ou des lieux inédits. On se redécouvre aussi parfois à travers le regard d’un artiste. De belles rencontres humaines et des créations artistiques en tout genre ! Parce que …“Une image vaut mille mots » !!

 

Florent Letertre –  J’approuve cette initiative qui nous met toutes et tous en contact, facilement et rapidement… j’ai l’impression que ça ne fait que commencer.
Bien vu et merci pour cette idée.

Quelques photos que j’ai pu réaliser 

Santarelli (15 sur 17)
Maude au Fuji X30
Santarelli (58 sur 67)
Ophélie @ 5AM
Santarelli (56 sur 67)
Ophélie @ 5AM
Santarelli (3 sur 8)
Alexandra @ Bruxelles

 

Intéressé ? 

Pour poser ou pour shooter, vous pouvez nous rejoindre, le plus sympa étant de nous contacter par message Facebook avant de rejoindre le groupe !

Merci

Il me reste juste à remercier les gens qui partagent ce groupe avec moi depuis son lancement, j’y ai déjà découvert de nouvelles choses, et je pense que ça  ne va pas s’arrêter là.